9 276 décisions disponibles — page 17/464
**Sujet principal** : Demande d'annulation de décisions implicites de refus de titre de séjour et d'injonction au préfet de délivrer ces titres. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (ordonnance du président de la 3ème chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car jugée dépourvue d'objet. Le tribunal estime que l'absence de réexamen par le préfet dans le délai imparti par une précédente décision de justice ne constitue pas une décision implicite de rejet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables par ordonnance).
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), et les mesures associées (délai de départ, fixation du pays de destination, interdiction de retour) n'étaient pas entachés d'illégalité. La décision s'appuie principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-22, L. 612-1 et L. 612-10, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
**Sujet principal** : Recours contre une saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'arriérés de taxe foncière, assorti d'une demande de moratoire et d'arrêt des poursuites. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du contribuable. Il estime que la demande de décharge de l'obligation de payer, fondée uniquement sur une situation de surendettement, est irrecevable dans le cadre d'un contentieux du recouvrement. De même, la demande de sursis de paiement est rejetée car le contribuable ne conteste pas le bien-fondé ou le montant de l'imposition. **Textes appliqués** : Les articles L. 281 et L. 277 du livre des procédures fiscales, qui encadrent les contestations relatives au recouvrement et les conditions d'octroi d'un sursis de paiement.
La société Lacoste Opérations contestait devant le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne l'assiette de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises, arguant de l'inclusion erronée de certains équipements et travaux dans la valeur locative. Le tribunal a rejeté la plupart des demandes de la société, considérant que les travaux de réfection et les équipements de sécurité et surveillance litigieux étaient imposables. Il a toutefois partiellement fait droit à ses prétentions en reconnaissant, conformément à l'article 1382, 11°, du code général des impôts, l'exonération pour certains équipements de détection incendie, l'administration ayant déjà prononcé un dégrèvement sur ce point.
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant concernant l'incompétence du signataire et le défaut de motivation de l'arrêté. Il constate l'existence d'une délégation de signature régulière et estime que la motivation de l'arrêté, qui expose les considérations de droit et de fait, est suffisante. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère aux règles de droit administratif général concernant la délégation de signature et l'obligation de motivation des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie familiale (article 8 de la CEDH), n'a pas établi le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sans examen approfondi du fond, sur le seul défaut d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Sujet principal : Contestation d'un refus d'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Juridiction : Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (ordonnance du juge unique). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne. Textes appliqués : L'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles attribue la compétence contentieuse au tribunal judiciaire pour les litiges relatifs à l'AAH, et l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015 permet la transmission directe du dossier à la juridiction judiciaire estimée compétente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de décharge d'impôt sur le revenu d'un contribuable concernant la déduction d'une pension alimentaire versée à sa fille majeure pour l'année 2020. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement refusé la déduction, car le requérant n'avait pas démontré l'état de besoin de sa fille, celle-ci percevant des revenus salariaux supérieurs au SMIC. La décision s'appuie sur les articles 205 à 211 du code civil et l'article 156 du code général des impôts, qui subordonnent la déductibilité fiscale d'une pension à l'état de besoin du bénéficiaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a jugé irrecevable le recours de la SARL Autosport Sélection visant à annuler la décision du préfet de la Marne du 16 novembre 2023. La juridiction a considéré que ce courrier, qui invitait la société à présenter ses observations sur des manquements constatés, constituait un simple acte préparatoire et non une décision faisant grief. Par conséquent, la demande d'annulation est rejetée sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur un litige fiscal concernant l'imposition du produit de cessions d'usufruits temporaires de parcelles viticoles réalisées par un exploitant agricole. Le tribunal a rejeté la requête du contribuable, qui contestait la qualification des revenus et le régime d'imposition appliqué par l'administration fiscale. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts, notamment en matière de régime réel d'imposition des bénéfices agricoles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de la société Marcel France Mecano Galva, qui contestait le rejet de sa demande de régularisation pour l'aide compensant la hausse des coûts de gaz et d'électricité (décret n°2022-967). Le tribunal estime que le signataire de la décision contestée était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et que les factures de 2024 invoquées par la société, relatives à une modification de calcul de l'amortisseur électricité pour 2023, n'entraient pas dans le périmètre des dépenses éligibles à une régularisation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté préfectoral lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d'en détenir. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la procédure contradictoire prévue par l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure avait été respectée. Il a estimé que la mesure, fondée sur des faits antérieurs de l'intéressé laissant craindre un danger, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation ni disproportionnée.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur une requête en excès de pouvoir visant le refus d'une remise gracieuse d'indus de rémunération. Saisi d'une exception d'incompétence, le tribunal a déclaré incompétent pour connaître de ce litige individuel concernant une agente de l'État. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Toulon, compétent en vertu des articles R. 221-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, le lieu d'affectation de la requérante étant situé dans son ressort.
La société AMS contestait devant le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne la remise en cause par l'administration fiscale de la déductibilité d'indemnités kilométriques et l'application d'une majoration pour retard de déclaration de TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve du caractère déductible des indemnités kilométriques versées à ses salariés, comme l'exige l'article 39 du code général des impôts. Concernant la majoration de TVA, le tribunal a jugé que l'administration avait correctement usé de son pouvoir d'appréciation en la maintenant, malgré les difficultés techniques invoquées par la société.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant géorgien. Le tribunal a jugé que le préfet de la Marne était compétent pour prendre cet arrêté, l'intéressé ayant perdu son droit de se maintenir sur le territoire français après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de majorations pour manquement délibéré. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers, de travaux immobiliers réalisés par leur SCI, que l'administration avait requalifiés en travaux de construction ou d'agrandissement non déductibles. Le tribunal a jugé, en application de l'article 31 du code général des impôts, que les travaux litigieux, par leur nature et leur ampleur, ne pouvaient être considérés comme de simples réparations ou améliorations déductibles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de restitution de deux chèques émis par l'administration fiscale. Le tribunal a jugé que la compensation légale opérée par l'administration entre ces sommes et les dettes fiscales certaines, liquides et exigibles du requérant était régulière, en application des articles 1347 et 1347-1 du code civil. Il a également estimé que les moyens tirés du code monétaire et financier concernant l'endossement et la propriété des chèques n'étaient pas fondés en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2025 était légal, notamment car la signature par une fonctionnaire délégataire était régulière et que la motivation, fondée sur l'infraction pénale de détention de stupéfiants, était suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les conditions pour prononcer une OQTF sans délai de départ volontaire et une interdiction de retour étaient remplies.
**Sujet principal :** Recours contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour pour soins et contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction :** Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (2ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de l'enfant de la requérante ne remplissait pas les conditions légales pour justifier le renouvellement du séjour. **Textes appliqués :** Les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à la délivrance de titres de séjour pour soins. Le tribunal a également examiné la situation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale).
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande d'un réfugié visant à enjoindre au préfet de délivrer un duplicata de titre de séjour dans un délai de 48 heures. Le juge a estimé que l'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, les épreuves du concours de l'ENS étant prévues dans plus d'un mois et demi. La solution retenue est le rejet de la requête par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, le juge invitant le requérant à se présenter en sous-préfecture pour régulariser sa situation.