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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Ardennes a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian, et a prononcé son éloignement avec interdiction de retour. La juridiction retient que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis sept ans, de son concubinage avec une réfugiée et de la présence de leurs deux enfants. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à M. A dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de la Haute-Marne de lui reconnaître la qualité d'allocataire isolée et un trop-perçu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. Le tribunal a jugé que la séparation de fait invoquée par la requérante depuis juin 2019 n'était pas établie, et que les ressources de son conjoint devaient être prises en compte pour le calcul des prestations. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d'une question préjudicielle par le tribunal judiciaire de Chaumont, s'est prononcé sur la légalité des délibérations de l'assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Marne fixant le montant de la contribution aux dégâts de grand gibier pour les saisons 2017/2018 à 2021/2022. Le requérant invoquait des vices de procédure (défaut d'inscription à l'ordre du jour, absence de transmission du rapport) et des moyens de fond (erreur de droit, méconnaissance du principe d'égalité). Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, rappelant que les vices de forme ne peuvent être utilement invoqués par voie d'exception, mais uniquement dans le cadre d'un recours direct. La solution retenue sur les moyens de légalité interne n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 426-1 et R. 421-34 à R. 421-36 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de RSA de 654,39 euros. La requérante invoquait une erreur administrative et sa situation précaire, mais le tribunal a jugé qu’elle ne pouvait utilement se prévaloir de l’erreur de l’administration dans le cadre d’une demande de remise gracieuse. Surtout, Mme B n’a pas justifié de la précarité de sa situation en produisant l’ensemble de ses ressources et charges, malgré une mesure d’instruction. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-7 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Université de Reims Champagne-Ardenne à lui verser 50 000 euros pour refus discriminatoire de renouvellement de son contrat d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER). Le requérant soutenait que ce refus était fondé sur ses opinions politiques, constituant une faute engageant la responsabilité de l'université. Le tribunal a examiné les dispositions du code de l'éducation et du décret n°88-654 du 7 mai 1988, qui limitent la durée maximale des contrats ATER à deux ans. La solution retenue est que le refus de renouvellement était conforme à ces textes, M. B ayant déjà bénéficié de deux contrats successifs, et aucun élément de discrimination n'a été établi.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, informaticien à l'Université de Reims Champagne-Ardenne, qui demandait réparation du préjudice résultant de la perte de 24 jours de congés annuels, qu'il n'avait pu prendre en raison d'un accident de service. Le tribunal a rejeté sa demande indemnitaire. Il a jugé que le droit au report des congés annuels non pris pour cause de maladie, tel qu’il découle de l’article 7 de la directive 2003/88/CE, ne peut être invoqué que pendant une période de report raisonnable, et qu’en l’espèce, M. A n’avait pas sollicité ses congés dans ce délai. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la directive 2003/88/CE et du décret n° 84-972 du 26 octobre 1984.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, chasseur adhérent, qui contestait la délibération de l'assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Marne fixant le montant et la répartition de la contribution aux dégâts de grand gibier pour la saison 2022/2023. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du requérant, puis a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut d'information des adhérents et l'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant estimé que les moyens n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 426-1, R. 421-34 et R. 421-36.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule le compte-rendu de carrière d’une enseignante pour l’année 2021-2022, au motif d’une irrégularité procédurale. La requérante contestait ne pas avoir pu formuler ses observations dans le délai de quinze jours prévu par l’arrêté du 5 mai 2017, car le projet lui avait été notifié pendant ses congés sans preuve de réception effective. Le tribunal juge que le délai ne peut courir avant la notification régulière du projet, ce qui n’était pas établi en l’espèce. En conséquence, l’administration devra notifier à nouveau le document en respectant ce délai.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme C, agissant pour son fils mineur, d’une demande de condamnation de l’ONIAM à réparer les préjudices consécutifs à une anémie hémolytique auto-immune survenue après des vaccinations obligatoires (diphtérie, tétanos, poliomyélite) administrées en janvier et mars 2017. Le tribunal a appliqué l’article L. 3111-9 du code de la santé publique, qui prévoit la réparation intégrale par l’ONIAM des dommages directement imputables à une vaccination obligatoire. Il a rappelé la méthode d’examen du lien de causalité, consistant à vérifier d’abord l’absence de probabilité scientifique d’un tel lien, puis, le cas échéant, à examiner les circonstances de l’espèce. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision semble rejeter ou admettre partiellement les conclusions indemnitaires après analyse des éléments médicaux et juridiques.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne s'est prononcé sur un litige relatif à des trop-perçus de prime d'activité, d'allocations familiales et d'APL notifiés à Mme B par la CAF de la Marne. Le tribunal a jugé qu'il était incompétent pour connaître du trop-perçu d'allocations familiales, ce litige relevant du contentieux général de la sécurité sociale et donc du tribunal judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Reims pour cette partie. Pour le surplus, la décision ne tranche pas le fond du litige, laissant la question des autres trop-perçus en suspens.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme tardive l'opposition formée par M. B contre une contrainte de la CAF de la Loire portant sur un indu d'aide personnelle au logement de 1 399 euros. Le juge a constaté que le requérant, informé de l'indu depuis juillet 2023 et mis en demeure en décembre 2023, avait saisi le tribunal le 28 mars 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La contestation du bien-fondé de la créance étant tardive, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juin 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été introduite le 29 octobre 2024, soit après l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêté, intervenue le 17 juin 2024. En application des articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était tardive et donc manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A B comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Marne de lui accorder une carte " mobilité inclusion " (mentions " invalidité " ou " priorité "), l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'affiliation gratuite à l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Le tribunal applique les articles L. 241-6, L. 241-9 et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que les articles L. 142-8 et L. 381-1 du code de la sécurité sociale, pour conclure que ces contestations relèvent du juge judiciaire. En conséquence, la requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 octobre 2024 infligeant une exclusion temporaire de six mois à M. C, directeur de la fédération départementale d'énergies des Ardennes. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'impossibilité de consulter son dossier n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'intéressé ayant pu accéder à son dossier à d'autres moments. Il a également considéré que les griefs retenus (enregistrement à l'insu d'autrui, propos critiques, manquement au devoir d'obéissance, absences non déclarées et usage personnel du véhicule de service) étaient susceptibles de justifier la sanction, sans qu'aucun moyen ne permette d'établir un doute sérieux sur sa proportionnalité. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. B. La requête a été jugée irrecevable car, au moment de son enregistrement le 21 novembre 2024, la décision attaquée avait déjà épuisé ses effets. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et les demandes de frais ont également été rejetées. En outre, le tribunal a infligé à M. B une amende de 100 euros pour recours abusif, en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. F et de ses parents. Celle-ci demandait la suspension d'une sanction d'exclusion temporaire de cinq jours prononcée par le proviseur-adjoint du lycée Jean-Claude Rameau pour comportement en classe. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que, malgré le droit à l'instruction comme liberté fondamentale, la sanction ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ce droit, compte tenu des antécédents disciplinaires de l'élève. La requête a donc été rejetée sans audience.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations de la commune de Vanault-les-Dames relatives à des ventes de bois. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A B pour contester les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Marne du 28 octobre 2024, refusant l'attribution d'une carte mobilité inclusion (mentions "invalidité", "priorité" et "stationnement") et la prestation de compensation du handicap. Saisi par simple courrier, le juge a constaté son incompétence pour les demandes relatives aux mentions "invalidité" et "priorité" ainsi qu'à la prestation de compensation, relevant du contentieux de la sécurité sociale et donc de la juridiction judiciaire, et a renvoyé ces conclusions au tribunal judiciaire d'Épernay. Concernant la demande relative à la mention "stationnement", le tribunal l'a rejetée comme irrecevable, faute de requête conforme aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance applique les articles L. 241-6, L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que le décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 11 juin 2019 pris par le préfet de police à l'encontre de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie, mais que l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale. Il relève que l'arrêté est devenu définitif, que M. A s'est maintenu irrégulièrement en France, a commis des infractions postérieures, et que ses enfants résident en Guyane, loin de lui. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant la décision implicite de rejet du préfet de la Marne sur sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant que le préfet n'avait pas motivé son refus en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.