9 652 décisions disponibles — page 29/483
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Murmures de la Cité. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Moulins interdisant la déambulation d'un cheval sur la voie publique lors d'une manifestation prévue le 1er février 2026. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requête ayant été déposée trop tardivement pour permettre une instruction contradictoire avant l'événement. Il considère en outre que l'interdiction, qui ne porte que sur les modalités de la manifestation et non sur son principe, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme C... de deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés des 19 avril 2022 et 8 juin 2023 par lesquels le maire d'Aubière ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme A... pour la création d'une terrasse et d'une ouverture en façade. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que le dépôt d'une nouvelle demande ne retire pas automatiquement l'autorisation précédente. Il a ensuite examiné la recevabilité des requêtes et, après avoir vérifié l'intérêt à agir de la requérante, a statué sur le fond en appliquant les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la complétude du dossier, le respect des règles d'implantation des ouvertures et d'architecture, ainsi que sur une éventuelle fraude.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice du travail, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 400 euros pour 2023. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car fondée sur un compte rendu d'entretien professionnel ne reflétant pas la réalité de son travail. Le tribunal a jugé que l'autorité administrative dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour évaluer la valeur professionnelle d'un agent, et que Mme A... n'a pas apporté d'éléments suffisants pour remettre en cause les appréciations portées dans son compte rendu d'évaluation. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de la société Orange à l'indemniser pour un préjudice de carrière subi entre 1992 et 2015. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire du 16 septembre 2019 est née le 16 novembre 2019, et M. A... n'a saisi le tribunal que le 4 avril 2023, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Le tribunal a rappelé que les règles relatives à l'accusé de réception ne sont pas applicables aux agents publics et que la décision implicite de rejet fait courir le délai de recours. Aucune indemnité n'a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré en 2018 par le maire d’Aydat. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation du permis était inopérant. Surtout, il a estimé que les règles d’urbanisme invoquées par le requérant, issues du PLU approuvé en 2018, n’étaient pas applicables, la bénéficiaire du permis pouvant se prévaloir de la cristallisation des règles prévue à l’article L. 442-14 du code de l’urbanisme, en raison d’une division foncière intervenue en 2016.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de la ministre de l’agriculture de revaloriser son indice majoré en fonction de son expérience professionnelle. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation, injonction et astreinte), tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 30 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser à M. B... la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme C... visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jeures à Mme B... pour l'extension d'une maison et la démolition d'un abri de jardin. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation sur la limite de propriété, et une méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme C... ne justifiait pas d'un intérêt pour agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'éléments précis établissant que le projet affectait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de M. A..., ingénieur des travaux publics de l’État, contestant les décisions des 21 novembre 2023 et 14 octobre 2024 lui refusant la majoration d’ancienneté de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) et de son complément indemnitaire annuel (CIA). Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte, pour le calcul de l’ancienneté requise, les services accomplis par M. A... en tant qu’ingénieur principal territorial avant son détachement, en méconnaissance de l’article 29 du décret du 30 mai 2005. En conséquence, les décisions attaquées ont été annulées, et il a été enjoint à l’administration de réexaminer la situation de M. A... pour l’attribution des majorations sollicitées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme A..., inspectrice du travail, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 250 euros pour 2022 et demandant réparation pour harcèlement moral. La juridiction a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour la requérante d'avoir formé une demande indemnitaire préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le jugement s'est fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Allier de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que ce refus implicite avait été remplacé par un arrêté explicite de refus du 13 novembre 2023, contre lequel les conclusions devaient désormais être dirigées. Il a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de cette décision expresse. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer des liens familiaux et personnels suffisamment stables et intenses en France. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance d’un titre de séjour et l’accès aux allocations et à un hébergement. Le juge a estimé que l’intéressé n’établissait pas avoir préalablement saisi la préfecture d’une demande de titre de séjour ni justifié de démarches auprès des services compétents pour obtenir un hébergement ou des allocations. En l’absence d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... et M. C... demandant la restitution de leurs véhicules saisis ou des informations sur cette saisie. Le juge estime que le litige relève de la compétence du juge judiciaire, en application de l’article 41-4 du code de procédure pénale, et qu’il ne peut adresser d’injonctions à l’autorité judiciaire. La demande est donc rejetée comme manifestement irrecevable.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait son maintien dans son logement d'urgence. La requérante, mère de trois enfants mineurs, contestait la fin de sa prise en charge par l'hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à sa liberté fondamentale au regard de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la requête était mal fondée, car Mme B... avait refusé sans justification deux propositions de réorientation vers un autre logement, malgré sa vulnérabilité et celle de ses enfants. En conséquence, la demande a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... qui contestait l'arrêté du 29 novembre 2022 l'admettant rétroactivement à la retraite pour invalidité au 26 avril 2018. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il visait les textes applicables et l'avis du comité médical, et que la rétroactivité était légalement fondée sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la régularisation de sa situation administrative. Le juge a constaté que les conclusions du requérant ne relevaient pas de l'office du juge des référés et qu'il n'avait pas précisé le fondement juridique de sa demande, en méconnaissance des règles distinctes applicables aux articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui saisissait le juge d’un recours gracieux contre un arrêté du maire de Riom opérant une retenue sur traitement pour absence de service fait. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que d’un recours contentieux (annulation ou indemnisation) et non d’un recours gracieux, qui relève de l’administration. En outre, la requête ne contenait pas de conclusions claires ni de moyens intelligibles, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. F... par une ordonnance du 29 janvier 2026. Le requérant demandait notamment la condamnation de l'ancien maire pour soustraction de courrier, l'attribution de biens de section et une indemnisation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... D..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 9 janvier 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que la décision était légale et proportionnée, en retenant que les autorités portugaises, ayant accepté la prise en charge, étaient responsables de l'examen de la demande d'asile et que la requérante n'apportait pas la preuve de risques personnels et graves en cas de transfert. La solution s'appuie sur les articles L. 721-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Dublin III.
Désordres affectant la piscine municipale de Maurs (margelles décollées, carreaux fissurés). Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise pour déterminer l'étendue, les causes et les responsabilités des désordres, ainsi que le coût des travaux de reprise. La demande de la commune est jugée utile dans la perspective d'un litige principal. Les conclusions des parties tendant à ce qu'il soit "donné acte" de leurs protestations et réserves sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme D... contre un refus de prestation de compensation du handicap (PCH) pour sa fille, a constaté son incompétence. En application des articles L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles et L. 134-3 du même code, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Moulins, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.