Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2202290(TA38-2202290)

Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Bernin refusant de conclure une servitude de tréfonds sur un chemin rural pour desservir ses parcelles. Le tribunal a examiné sa compétence, le chemin étant un chemin rural appartenant au domaine privé de la commune. Il a jugé que la délibération refusant d’engager une relation contractuelle pour l’octroi d’une servitude de tréfonds, sans affecter le périmètre ou la consistance du domaine, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application des principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506282(TA38-2506282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII indiquant qu'un traitement approprié était disponible au Gabon. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510824(TA38-2510824)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, condition nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, en se bornant à invoquer l'absence de document depuis plus de trois mois. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205805(TA38-2205805)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a été saisi par la commune de Chapareillan d’un litige l’opposant à son assureur, la compagnie Groupama Rhône Alpes Auvergne, concernant le refus de garantie d’un sinistre relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service d’une agente. Le tribunal a jugé que la déclaration de sinistre, effectuée le 3 janvier 2022, n’était pas tardive, car le délai de 90 jours prévu au contrat ne commençait à courir qu’à compter de la date à laquelle la commune disposait de l’arrêté octroyant le congé et de l’avis de la commission de réforme, pièces exigées par le contrat. En conséquence, il a ordonné à Groupama Rhône Alpes Auvergne de couvrir le sinistre et l’a condamnée à verser à la commune la somme de 46 063,63 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, sur le fondement des articles L. 113-2 du code des assurances et des stipulations contractuelles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208487(TA38-2208487)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de Grenoble-Alpes Métropole pour un accident de vélo survenu le 2 septembre 2019. La requérante invoquait un défaut d'entretien du domaine public en raison d'une saillie non signalée sur la chaussée. Le tribunal a estimé que les déformations de la chaussée, bien que visibles, n'excédaient pas les risques normaux auxquels un usager attentif doit s'attendre, et que le lien de causalité direct avec le dommage n'était pas suffisamment établi. En conséquence, la responsabilité de la métropole n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2506765(TA38-2506765)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contre une décision du département de l’Isère refusant l’attribution d’une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». En cours d’instance, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2505334(TA38-2505334)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant albanais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète a méconnu l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers exerçant un métier en tension. Il relève que M. A... résidait en France depuis trois ans, occupait un emploi d'agent d'entretien dans un secteur en tension, et que son maintien sur le territoire ne constituait pas une menace pour l'ordre public. La décision annule également l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507727(TA38-2507727)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 16 octobre 2025, donne acte du désistement de Mme A... épouse B... de sa requête en excès de pouvoir. La requérante contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour et demandait la délivrance d'un récépissé. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée. Par conséquent, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal constate ce désistement sans examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505370(TA38-2505370)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, écartant l'application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers au profit du pouvoir propre de l'administration prévu par l'accord franco-algérien pour refuser un certificat de résidence de dix ans pour motif d'ordre public. Après examen, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des vices de procédure. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A....

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507975(TA38-2507975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de regroupement familial pour son épouse. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202396(TA38-2202396)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B..., enseignante stagiaire en EPS, qui contestait son licenciement prononcé par le ministre de l'Éducation nationale après un avis défavorable du jury d'évaluation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment les vices de procédure (composition du jury, communication du dossier) et l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que l'administration avait suffisamment démontré l'insuffisance professionnelle de la requérante. La demande indemnitaire pour harcèlement moral a également été rejetée, faute de preuves suffisantes. La décision s'appuie sur les textes régissant le stage et la titularisation des personnels enseignants, notamment le décret n°94-874 du 7 octobre 1994.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507301(TA38-2507301)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement de Mme A... de sa requête en annulation d’une décision de la commission de médiation de l’Isère refusant de reconnaître le caractère urgent et prioritaire de sa demande d’hébergement. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406160(TA38-2406160)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’exclusion d’une aire d’accueil pour gens du voyage, a constaté par ordonnance le non-lieu à statuer. En effet, la communauté d’agglomération Grand Annecy a retiré l’arrêté contesté du 13 juin 2024 après l’introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Les demandes de frais de justice présentées par les parties sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507926(TA38-2507926)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement d’office de la requête, faute de confirmation dans le délai imparti.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202234(TA38-2202234)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., professeur à l’IEP de Grenoble, contestant son arrêté de suspension de quatre mois. Les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables car tardives, le recours hiérarchique exercé auprès des ministres n’ayant pas conservé le délai de recours contentieux, l’arrêté relevant du pouvoir d’organisation de l’établissement. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour absence de liaison du contentieux, faute de demande préalable auprès de l’administration. La décision s’appuie sur les articles R. 421-5 du code de justice administrative et D.741-9 du code de l’éducation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2405021(TA38-2405021)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... épouse B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de l’Isère du 16 mai 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La requérante, ayant été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510402(TA38-2510402)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante roumaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Elle a jugé que le comportement de la requérante, caractérisé par des faits répétés de vols et de violences, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2305347(TA38-2305347)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre un permis de construire délivré par le maire d'Amancy pour un projet de 38 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Le tribunal a également admis l'intervention de la société Patrick Gaillard et associés. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donné acte du désistement, mettant ainsi fin à l'instance.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA38-2507666(TA38-2507666)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une requête en exécution d’un jugement du 15 mai 2025 ayant annulé un refus de titre de séjour et enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence, constate que l’administration a délivré le titre de séjour requis. La demande d’injonction sous astreinte a donc perdu son objet, et il n’y a plus lieu de statuer. Les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2510047(TA38-2510047)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un litige relatif au versement rétroactif de prestations familiales par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, a décliné sa compétence. Il a estimé que ce contentieux, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, ressortit à la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy.

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