Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510268(TA38-2510268)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulière et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505517(TA38-2505517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur de fait concernant un séjour régulier en Espagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 613-1, L. 613-2 et L. 613-4) et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2505522(TA38-2505522)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré que son droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été méconnu. Enfin, le tribunal a estimé que l'interdiction de retour d'un an était proportionnée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2510408(TA38-2510408)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du ministre de l’intérieur de l’autoriser à exercer une activité de recherches privées. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, portant uniquement sur les conditions d’une sanction disciplinaire antérieure (un blâme), étaient inopérants, car cette sanction n’était pas le fondement de la décision attaquée. La décision de refus était motivée par des comportements de négligence et de mise en danger d’autrui lors d’émeutes en Nouvelle-Calédonie. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510257(TA38-2510257)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment en raison de la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction et de l'existence d'aides sociales pour sa famille. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2106679(TA38-2106679)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le maire de Megève avait refusé un permis d'aménager à la SARL Gilles Trignat Résidences pour un lotissement d'un lot. La juridiction a jugé que le motif de refus tiré d'une atteinte au caractère des lieux et aux paysages urbains, fondé sur l'article 11.1 du règlement du PLU et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était entaché d'une inexacte application. En effet, la densification de la parcelle dans un secteur déjà très urbanisé ne constituait pas, à elle seule, une violation de ces dispositions. Le tribunal a également écarté l'opposabilité de l'orientation d'aménagement patrimonial, jugée trop générale pour fonder un refus.
N° TA38-2106782(TA38-2106782)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société G3, qui demandait l’annulation de l’arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Megève le 8 juin 2021. Le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas d’un intérêt à agir, car elle n’était ni propriétaire, ni bénéficiaire des travaux, et ne démontrait pas que l’arrêt du chantier lui causait un préjudice direct et certain, tel que des pénalités contractuelles ou une atteinte à son image. La solution retenue est fondée sur les principes de l’intérêt pour agir en matière de recours pour excès de pouvoir, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
N° TA38-2107807(TA38-2107807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Saint-Jean-d'Aulps du 21 juin 2021 retirant des autorisations d'urbanisme et s'opposant à sa déclaration préalable pour l'isolation et l'extension d'un bâtiment. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de l'arrêté du 1er juillet 2020, celui-ci ayant déjà été remplacé. Sur le fond, concernant le retrait de l'arrêté du 3 septembre 2020, le tribunal a appliqué l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui permet le retrait à tout moment d'un acte obtenu par fraude. Constatant que M. A... avait présenté les travaux comme une simple rénovation d'une habitation existante alors qu'il s'agissait d'une démolition-reconstruction, le tribunal a validé le retrait pour fraude, rejetant ainsi la requête.
N° TA38-2106678(TA38-2106678)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Saint-Jean-d'Aulps s'opposant à sa déclaration préalable pour l'isolation de la toiture et l'extension d'une construction. Le tribunal a jugé que le requérant avait réalisé des travaux de démolition-reconstruction substantiels sans autorisation, ce qui le plaçait en situation de compétence liée pour l'administration. La nouvelle déclaration préalable, ne portant pas sur la régularisation de l'ensemble des travaux non autorisés, ne pouvait être accueillie. La solution retenue s'appuie sur les principes du code de l'urbanisme relatifs à l'obligation de déposer une demande portant sur l'ensemble des modifications d'un bâtiment.
N° TA38-2107290(TA38-2107290)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... et M. A... qui demandaient l'annulation de la décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivrée par le maire d'Annecy pour une extension d'habitation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de recours contentieux avait commencé à courir le 1er juillet 2021, date d'affichage du panneau sur le terrain, et s'était achevé le 2 septembre 2021, alors que la requête n'avait été enregistrée que le 2 novembre 2021. Il a considéré que l'absence de mention de la hauteur du projet sur le panneau d'affichage n'empêchait pas les tiers d'apprécier l'importance et la consistance du projet, les autres mentions (surface créée de 8,54 m² et superficie de la parcelle de 246 m²) étant suffisantes. Les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros aux défendeurs au titre des frais de justice.
N° TA38-2510632(TA38-2510632)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 7 octobre 2025 de la préfète de la Savoie l'astreignant à résider à Chambéry pour un an. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête, car la mesure d'assignation à résidence n'équivaut pas à un éloignement. La demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 2 janvier 2025 a également été jugée irrecevable, faute de contestation au fond de cet arrêté. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510708(TA38-2510708)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’interdiction de conduire en France de dix mois infligée à M. B... pour excès de vitesse. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, car le requérant n’a pas démontré que cette interdiction portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou familiale, et a souligné la dangerosité de son comportement routier. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2510111(TA38-2510111)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé à titre définitif les astreintes prononcées contre la préfète de l’Isère pour inexécution d’une injonction de réexamen d’une demande de titre de séjour. La préfète ayant finalement statué par un arrêté de refus de séjour, l’injonction a été considérée comme exécutée. L’astreinte a été fixée à la somme globale de 13 000 euros au profit du requérant, et l’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2510219(TA38-2510219)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une autorisation provisoire de séjour. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident, invoquant l'urgence et la méconnaissance des articles L. 423-10 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis Mme B... à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2408499(TA38-2408499)
Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur le recours en excès de pouvoir de M. A... contre un titre de perception de 4 607,27 euros émis par le directeur général des finances publiques de la Haute-Vienne pour un indu sur rémunération. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 4 188,27 euros, l'administration ayant prononcé la décharge partielle de cette somme après l'introduction de la requête. Le surplus des conclusions a été rejeté comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir préalablement contesté le titre auprès du comptable public, conformément à l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. L'Etat a été condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510716(TA38-2510716)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à Mme A..., conjointe d’un ressortissant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la demande étant toujours en cours d’instruction et l’intéressée n’étant ni menacée d’éloignement ni en situation de précarité financière. La requête a donc été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2307057(TA38-2307057)
Désistement d'instance pour défaut de confirmation de maintien de la requête. Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté que Mme A..., qui contestait un refus partiel de remise de dette de RSA, n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de son désistement d'instance.
N° TA38-2510668(TA38-2510668)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A.... Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que la requête au fond est inscrite au rôle pour une audience prochaine. En conséquence, la requête est rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2106484(TA38-2106484)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (5ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par la société Viamédis contre des titres de recettes émis par le centre hospitalier Albertville-Moûtiers, relatifs à des frais de transport médical d'urgence. La société contestait la mise à sa charge de ces frais, arguant notamment que certains titres étaient infondés ou déjà acquittés. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 162-23-15, D. 162-6, D. 162-8, L. 160-13 et R. 160-16) et du code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique indique qu'aucune participation ou franchise ne peut être mise à la charge de l'assuré pour les transports d'urgence, ce qui suggère une annulation potentielle des titres contestés.
N° TA38-2105361(TA38-2105361)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, un organisme tiers payant, d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation de titres de recettes émis par le centre hospitalier Albertville-Moûtiers et la décharge de l’obligation de payer les sommes correspondantes. La société soutenait que les frais de transport médical d’urgence (SMUR) ne pouvaient pas être mis à la charge des tiers payeurs. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant qu’en application des articles L. 160-13, R. 160-16 du code de la sécurité sociale et D. 162-6 du même code, aucune participation ni franchise ne peut être mise à la charge de l’assuré pour les transports d’urgence, ces derniers étant financés par la dotation nationale de financement des missions d’intérêt général. Par conséquent, les titres de recettes contestés étaient fondés.