Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 287/1714
N° TA38-2510784(TA38-2510784)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté de remise aux autorités néerlandaises, constate que le requérant est retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry 2. En application des articles R. 922-2, R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au tribunal administratif de Lyon, seul compétent.
N° TA38-2304961(TA38-2304961)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 octobre 2025, a constaté le désistement d’instance de M. A..., qui contestait un indu d’aide personnalisée au logement de 330 euros notifié par la CAF de l’Isère. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2105031(TA38-2105031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire initial (16 février 2021) et un permis modificatif (27 juin 2024) délivrés par le maire de Morzine à M. B... pour un complexe hôtelier avec ERP. La requérante invoquait la méconnaissance de plusieurs dispositions du code de l’urbanisme, du code de la construction et du règlement du PLU. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des deux arrêtés. En conséquence, la demande reconventionnelle de M. B... fondée sur l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme pour recours abusif a également été rejetée.
N° TA38-2104746(TA38-2104746)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Croc Blanc d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un permis de construire initial délivré le 16 février 2021 par le maire de Morzine à M. A..., ainsi que d’un permis modificatif du 27 juin 2024. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (absence de consultation de l’architecte des Bâtiments de France), une méconnaissance des articles L. 111-11, L. 421-6 et L. 425-3 du code de l’urbanisme, ainsi que des violations du règlement du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la SARL Croc Blanc, jugeant la requête irrecevable pour tardiveté et défaut d’intérêt à agir, et a également rejeté la demande de dommages-intérêts pour recours abusif formée par M. A.... Les textes appliqués sont principalement les articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l’urbanisme, ainsi que l’article L. 600-7 du même code.
N° TA38-2304641(TA38-2304641)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la SAS Immobilière Carrefour, propriétaire d’un hypermarché à Bassens, visant à réduire ses cotisations de taxe foncière pour 2021 et 2022. La société contestait l’évaluation de son bien, demandant la substitution du local-type n° 18 de Barberey-Saint-Sulpice à celui retenu par l’administration. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà accordé des dégrèvements partiels en cours d’instance, notamment en substituant un autre local-type et en reclassant les parkings, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la demande de substitution du local-type n° 18, considérant que les communes de Bassens et Barberey-Saint-Sulpice n’étaient pas économiquement comparables, et a appliqué l’article 1498 du code général des impôts.
N° TA38-2509478(TA38-2509478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le tribunal a enjoint à la préfète d'assurer son logement avant le 30 novembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2101410(TA38-2101410)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation du centre hospitalier régional de Grenoble pour le décès de sa mère survenu en juillet 2017. Le tribunal a estimé que, malgré un retard de prise en charge imputable au SAMU, le lien de causalité direct et certain entre cette faute et le décès n'était pas établi, ni une perte de chance de survie, compte tenu de la gravité des lésions cérébrales et de l'impossibilité d'antagoniser le traitement antiplaquettaire. La solution retenue est fondée sur les principes de responsabilité pour faute de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et la théorie de la perte de chance. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2102124(TA38-2102124)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de la société Viamédis. Celle-ci contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice, faisant l'objet d'une saisie administrative à tiers détenteur, pour le recouvrement de frais SMUR. Le tribunal a jugé que, selon les articles L. 160-13, R. 160-16 du code de la sécurité sociale et D. 162-6 du même code, aucune participation ni franchise ne peut être mise à la charge de l'assuré pour les transports médicaux d'urgence. Par conséquent, la demande de la société Viamédis, qui soutenait que ces frais ne devaient pas être supportés par les tiers payeurs, a été rejetée.
N° TA38-2106848(TA38-2106848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, gestionnaire du tiers payant pour des mutuelles, contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie dans le cadre d’une saisie administrative à tiers détenteur. La société soutenait notamment que les frais de transport médical d’urgence (SMUR) ne pouvaient être mis à la charge des mutuelles et que certains titres étaient infondés ou déjà payés. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’hôpital, faute de preuve suffisante de l’annulation d’un titre. Sur le fond, il a jugé que les frais de transport SMUR sont financés par la dotation nationale de missions d’intérêt général (article D. 162-6 du code de la sécurité sociale) et ne peuvent donc être facturés aux organismes complémentaires, annulant en conséquence les titres de recettes correspondants.
N° TA38-2106821(TA38-2106821)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et M. B... qui demandaient l'annulation de la délibération du 4 mai 2021 par laquelle la commune de Val-Cenis a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de Bramans. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la suspension partielle du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du pays de Maurienne, jugeant que ce document n'était pas la base légale du PLU et que seuls des rapports de compatibilité existaient. Il a également rejeté le moyen relatif à une insuffisance de la concertation préalable, en application de l'article L. 600-11 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, portant sur le classement en zone naturelle des parcelles des requérants, ont été écartés comme non fondés.
N° TA38-2106295(TA38-2106295)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, agissant pour le compte d'organismes complémentaires, d'un recours en excès de pouvoir contre des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie, correspondant à des frais de transport médical d'urgence et recouvrés par deux saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'hôpital, faute de preuve suffisante de l'annulation des titres litigieux. Sur le fond, il a jugé que les frais de transport d'urgence, relevant de l'aide médicale urgente, sont financés par la dotation nationale de missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (MIGAC) et ne peuvent être mis à la charge des mutuelles ou des patients. En application des articles L. 162-23-15, D. 162-6, D. 162-8 du code de la sécurité sociale et de l'arrêté du 28 juin 2016, le tribunal a annulé les titres de recettes contestés et déchargé la société Viamédis de l'obligation de payer les sommes correspondantes.
N° TA38-2503636(TA38-2503636)
Désistement d'instance pour absence de confirmation de maintien de la requête. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 octobre 2025, a constaté le désistement de Mme A..., qui contestait un refus de remise de dette partielle du département de l'Isère. La requérante n'ayant pas répondu à la demande de maintien de sa requête formulée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2106217(TA38-2106217)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant la délibération du 4 mai 2021 par laquelle la commune de Val-Cenis a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de Bramans. Les requérants invoquaient notamment l'illégalité du PLU en raison de la suspension partielle du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du pays de Maurienne, une insuffisance de la concertation préalable, et le classement contesté de leur parcelle en zone N. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la suspension partielle du SCoT n'affectait pas la légalité du PLU, que les modalités de concertation prévues par le code de l'urbanisme avaient été respectées, et que le classement litigieux était justifié. La solution s'appuie sur les articles L. 600-11 et L. 103-2 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2105364(TA38-2105364)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamédis, un tiers payeur, qui contestait un titre de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie pour des frais de transport SMUR. La société soutenait que ces frais ne pouvaient pas lui être réclamés. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 162-23-15, D. 162-6, D. 162-8 du code de la sécurité sociale et L. 160-13 du même code. Il a jugé qu'aucune participation ni franchise ne peut être mise à la charge de l'assuré pour un transport médical d'urgence, et que la dotation de missions d'intérêt général ne peut pas non plus faire supporter ces frais à l'assuré. Par conséquent, la demande d'annulation du titre de recettes et de décharge de l'obligation de payer a été rejetée.
N° TA38-2506389(TA38-2506389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants kosovars, contestant les arrêtés préfectoraux du 13 mai 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a notamment relevé que la présence des requérants en France, bien que longue, était en grande partie irrégulière et que leur situation personnelle et familiale ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes.
N° TA38-2505532(TA38-2505532)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante kosovare, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 432-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504490(TA38-2504490)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 7 bis d) de l'accord franco-algérien. La décision de refus était fondée sur l'annulation du visa de long séjour de M. B..., annulation que le tribunal a jugée régulière au regard de l'article 34 du règlement (CE) n° 810/2009. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501852(TA38-2501852)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 23 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait fixé le Mali comme pays de destination de la mesure d'éloignement de Mme B..., ressortissante malienne. Le tribunal retient que le renvoi de la requérante et de sa fille au Mali les exposerait à un risque réel d'excision, constitutive d'un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour sont rejetés, le tribunal jugeant la délégation de signature régulière et la demande d'asile de l'enfant postérieure à l'arrêté attaqué.
N° TA38-2407744(TA38-2407744)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant comorien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, propres aux décisions implicites. Sur le fond, il a jugé que les pièces fournies, essentiellement des prescriptions médicales et des relevés bancaires sans mouvement, n'établissaient pas l'intensité des liens personnels et familiaux en France nécessaire pour justifier un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2404676(TA38-2404676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le rejet de sa demande de logement par la commission de médiation de la Haute-Savoie. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 14 octobre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. B..., conformément à l’article R. 222-1 du même code.