Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509546(TA38-2509546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ces conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal étaient irrecevables, car les conditions des articles L. 911-1 et suivants n’étaient pas remplies et qu’il n’appartient pas au juge administratif d’adresser des injonctions à l’administration en dehors de ces cas. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510295(TA38-2510295)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., au motif que la condition d’urgence n’était pas établie. Le juge a relevé qu’il s’agissait d’une première demande de titre de séjour, excluant toute présomption d’urgence, et que les éléments invoqués par le requérant (précarité, durée d’instruction, situation familiale et professionnelle) ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience publique.
N° TA38-2510096(TA38-2510096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) par le département de la Savoie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la MDPH avant de saisir le juge, comme l'exigent les articles R. 241-35 et R. 241-36 du code de l'action sociale et des familles. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA38-2510543(TA38-2510543)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de délivrance d’un titre de voyage pour étranger bénéficiant d’une protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié du caractère impératif de son voyage en Guinée pour raisons de santé, ni démontré le caractère non remboursable des frais engagés. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 561-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2509684(TA38-2509684)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée par son ordonnance du 3 juin 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de réexaminer la demande de carte de résident de M. A.... La juridiction a estimé que la demande de pièces complémentaires, formulée tardivement par la préfecture, était sans incidence sur l'inexécution et que le point de départ du délai d'exécution était la notification au ministre de l'intérieur, intervenue le 4 juin 2025. Sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, l'astreinte a été liquidée à la somme de 17 800 euros, et son taux a été porté à 400 euros par jour de retard à compter de la présente ordonnance.
N° TA38-2202574(TA38-2202574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Bernard Royal Dauphiné d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 février 2022 lui imposant une astreinte journalière de 468 euros pour non-respect d’une mise en demeure. Par un mémoire enregistré le 10 septembre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 octobre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2509347(TA38-2509347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a admis Mme A... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a constaté que la commission de médiation de l’Isère avait reconnu la requérante comme prioritaire pour un hébergement d’urgence le 27 mars 2025, sans qu’aucune offre adaptée ne lui ait été proposée. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l’Isère d’accueillir Mme A... dans une structure d’hébergement adaptée à ses besoins, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
N° TA38-2509917(TA38-2509917)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui se bornait à informer le juge de sa situation carcérale sans formuler de conclusions précises (annulation d’une décision ou demande indemnitaire) ni exposer de moyens de droit. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509269(TA38-2509269)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant à un rendez-vous, rendant ses conclusions aux fins d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a par ailleurs admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2509117(TA38-2509117)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme B... dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 mars 2025, n'avait pas reçu de proposition d'hébergement. Le tribunal a également admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2510704(TA38-2510704)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du jury de Grenoble INP – Phelma ajournant définitivement M. B... et refusant son admission en troisième année. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa requête en référé une copie de la requête au fond en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2510063(TA38-2510063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCCV AS DU LAC. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté du maire d'Annecy refusant le transfert d'un permis de construire. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 26 septembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui courait à compter de la notification de l'arrêté le 30 mai 2025. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510235(TA38-2510235)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de modification des astreintes déjà prononcées pour inexécution des injonctions de réexamen de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère a formé des conclusions reconventionnelles pour demander la levée de ces astreintes. Le juge des référés a examiné l'existence d'un élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées.
N° TA38-2510470(TA38-2510470)
Suspension de permis de conduire. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. Condamnation du requérant à une amende de 2 000 euros pour recours abusif, en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA38-2510573(TA38-2510573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... C... agissant pour son fils mineur B... C.... Le requérant demandait la suspension de la décision de la préfète de la Savoie refusant de délivrer une carte nationale d'identité à son fils, au motif que le certificat de nationalité française présenté aurait été obtenu frauduleusement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que le refus de délivrance du titre d'identité portait une atteinte grave et immédiate à la liberté d'aller et venir de l'enfant, ce dernier conservant son passeport. En l'absence d'urgence caractérisée et d'atteinte manifestement grave à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée.
N° TA38-2510599(TA38-2510599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de la décision implicite de refus de délivrance de titres de voyage pour étrangers présentées par M. E... pour ses trois enfants mineurs, bénéficiaires de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d’une impossibilité de quitter le territoire français avec leur famille ni d’une atteinte grave et immédiate à leur situation. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
N° TA38-2510608(TA38-2510608)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B... d'inclure son enfant nouveau-né dans le bénéfice du regroupement familial. Le tribunal constate que la préfète de l'Isère a implicitement refusé d'admettre l'enfant, né le 24 juin 2025, au regroupement familial, alors que sa filiation est établie et que l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que les enfants mineurs du couple peuvent en bénéficier. Le juge estime que ce refus méconnaît les dispositions législatives et porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, liberté fondamentale. En conséquence, il ordonne à la préfète d'admettre l'enfant au regroupement familial et de délivrer un nouveau courrier d'admission à M. B... dans un délai de huit jours.
N° TA38-2503230(TA38-2503230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et à l’injonction de délivrance de ce titre. Le juge a prononcé l’admission provisoire de l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté les conclusions de M. A... relatives aux frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette ordonnance a été rendue sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500767(TA38-2500767)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Talloires-Montmin du 20 décembre 2024, organisant un référendum local sur l’implantation d’une gendarmerie. En cours d’instance, le président de la formation de jugement a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, les requérants sont réputés s’être désistés. Par ordonnance du 10 octobre 2025, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2300325(TA38-2300325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les requêtes de la SARL Qualiformation. Ces requêtes demandaient la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de mars 2017 à novembre 2019. Le directeur départemental des finances publiques de l'Isère ayant prononcé un dégrèvement total des sommes contestées le 1er octobre 2025, le litige est devenu sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la société au titre des frais de justice.