Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 291/1714
N° TA38-2307906(TA38-2307906)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2023. Le juge a estimé que les deux parcelles concernées, bien que contiguës, appartenaient à des propriétaires juridiquement distincts (le couple pour l'habitation et la SCI Les Tilleuls pour l'atelier), ce qui justifiait une imposition séparée et excluait toute double imposition. Le moyen relatif au montant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a été écarté faute de précisions et de justificatifs. La décision s'appuie sur l'article 1400 du code général des impôts.
N° TA38-2303231(TA38-2303231)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI JClasse, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. La société soutenait que la surface pondérée de ses locaux professionnels était surévaluée, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III. En l'absence de preuve d'une valeur d'utilisation réduite pour les sanitaires, dégagements et autres parties secondaires, le tribunal a estimé que la surface pondérée retenue par l'administration était fondée. La demande de la SCI a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2510033(TA38-2510033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions du 23 juillet 2025 par lesquelles la préfète de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien et père d'enfants français, l'obligeait à quitter le territoire, prononçait une interdiction de retour de trois ans et fixait le pays de renvoi. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, reconnaissant l'existence d'une situation d'urgence et d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de trente jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2507009(TA38-2507009)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de la société Deltatome, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 ordonnant l’immobilisation de plusieurs de ses véhicules. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la société était tenue de confirmer le maintien de sa requête en annulation dans le mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Faute d’avoir procédé à cette confirmation dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal a donc constaté ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2509250(TA38-2509250)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, la préfecture ayant fait droit à sa demande en cours d'instance. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... la somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503230(TA38-2503230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et à l’injonction de délivrance de ce titre. Le juge a prononcé l’admission provisoire de l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté les conclusions de M. A... relatives aux frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette ordonnance a été rendue sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410098(TA38-2410098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante n'ayant pas complété son dossier malgré une demande de pièces complémentaires, la décision implicite de rejet a été jugée comme ne faisant pas grief, rendant la requête manifestement irrecevable. Le juge des référés a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter les conclusions en annulation et les demandes accessoires. Les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire ont été déclarées sans objet.
N° TA38-2509690(TA38-2509690)
Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme C... du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'elle occupait indûment. La requérante, ayant obtenu le statut de réfugié, s'est maintenue dans les lieux après l'expiration de son droit au maintien temporaire, en dépit d'une mise en demeure. Le juge a considéré la mesure urgente et utile, car l'occupation irrégulière faisait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. La décision applique les articles L. 552-2, L. 551-12 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510470(TA38-2510470)
Suspension de permis de conduire. Tribunal administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. Condamnation du requérant à une amende de 2 000 euros pour recours abusif, en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA38-2409100(TA38-2409100)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. L'ordonnance constate que M. A... est réputé s'être désisté, faute de confirmation expresse. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision reposant uniquement sur les règles de procédure administrative.
N° TA38-2510235(TA38-2510235)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande de modification des astreintes déjà prononcées pour inexécution des injonctions de réexamen de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère a formé des conclusions reconventionnelles pour demander la levée de ces astreintes. Le juge des référés a examiné l'existence d'un élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées.
N° TA38-2508106(TA38-2508106)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV AS DU LAC, qui contestait le refus du maire d’Annecy de transférer un permis de construire. La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 3 septembre 2025, la société n’a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA38-2510425(TA38-2510425)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de la Savoie du 6 août 2025 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion des requérants. Les juges ont estimé que les moyens soulevés, notamment le détournement de pouvoir, l'atteinte au droit à un recours effectif (article 13 de la CESDH) et la disproportion de la mesure, étaient manifestement mal fondés ou insuffisamment précisés. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
N° TA38-2510517(TA38-2510517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la SARL Yas visant un arrêté municipal réglementant l’ouverture des établissements d’alimentation générale à Annemasse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée par un avocat sans utiliser l’application informatique dédiée, en méconnaissance de l’article R. 414-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2510126(TA38-2510126)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 juillet 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie avait ordonné l'expulsion du territoire français de M. B..., ressortissant brésilien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée pour une décision d'expulsion et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision. L'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance.
N° TA38-2510622(TA38-2510622)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante tunisienne en situation irrégulière dont le contrat d'alternance avait été suspendu, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré cette attestation en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a en revanche rejeté la demande d'injonction de statuer dans un délai restreint, le délai légal de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2510650(TA38-2510650)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre une décision de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la mesure contestée était en réalité une interdiction judiciaire du territoire prononcée par un tribunal correctionnel, et non un acte administratif. Une telle décision judiciaire est insusceptible de recours devant la juridiction administrative, rendant la requête irrecevable. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA38-2305975(TA38-2305975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Crédit Mutuel Real Estate Lease (CMREL) concernant des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties pour les années 2016 et 2017, relatives à un entrepôt situé à Valence. La société contestait notamment la qualification d’établissement industriel retenue par l’administration fiscale pour le calcul de la valeur locative, ainsi que sa désignation comme seule redevable alors qu’elle était propriétaire en indivision. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les critères d’importance des moyens matériels et d’automatisation justifiaient la qualification industrielle, et que la solidarité entre coindivisaires permettait d’imposer la société pour la totalité des cotisations. En conséquence, la demande de restitution et de décharge a été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302356(TA38-2302356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Eurocommercial Properties France d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et des taxes annexes pour l’année 2021, concernant un centre commercial à Chasse-sur-Rhône. La société soutenait notamment une double imposition des surfaces de parking et des erreurs dans le calcul des bases locatives révisées. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 68 298 euros, conduisant à un non-lieu à statuer à due concurrence. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête, estimant que la société n’apportait pas la preuve du caractère erroné des impositions restant en litige, en application des articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.
N° TA38-2506250(TA38-2506250)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme et M. C..., qui contestaient des avis de recouvrement de taxe foncière pour les années 2022 et 2023. L’administration fiscale avait conclu au non-lieu à statuer, et les requérants ont ensuite déclaré se désister. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.