Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510357(TA38-2510357)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. A..., qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle ne précisait pas le fondement juridique exact (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) parmi les procédures de référé. En tout état de cause, la demande était devenue sans objet, le silence de l'administration pendant quatre mois ayant fait naître une décision implicite de rejet. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement irrecevable ou mal fondée sans instruction contradictoire.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2509631(TA38-2509631)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SNC Hôtel Bureau de Chasse-sur-Rhône d’une demande en décharge partielle de cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour 2024. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 30 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’Etat.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2510435(TA38-2510435)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH), se déclare incompétent. Il rappelle que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. En conséquence, il rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2510008(TA38-2510008)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Savoie relative à l’allocation de rentrée scolaire. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément aux articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En application de l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, juridiction compétente.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510260(TA38-2510260)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation du rejet implicite de sa contestation du taux d’incapacité permanente partielle et de la rente consécutive à un accident du travail. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 142-1 et suivants du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510447(TA38-2510447)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d’un titre de séjour présentée par une ressortissante algérienne. La requérante, entrée récemment en France et sollicitant un premier titre de séjour en qualité de conjointe de Français, ne pouvait pas bénéficier de la présomption d’urgence applicable aux demandes de renouvellement. En l’absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2510133(TA38-2510133)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire d’Huez, a ordonné la transmission de l’affaire à la Cour Administrative d’Appel de Lyon. Le permis modificatif contesté constitue une mesure de régularisation au sens de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme, prise en cours d’instance d’appel contre le jugement ayant partiellement annulé le permis initial. En application de cet article et de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, seul le juge d’appel est compétent pour connaître de sa légalité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510575(TA38-2510575)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de la décision du 22 septembre 2025 de la préfète de la Savoie. Le juge a estimé que la lettre contestée constituait une simple décision préparatoire, ne faisant pas grief, et non une décision administrative susceptible de recours. En conséquence, l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était pas caractérisée, et l’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509184(TA38-2509184)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance du 14 mai 2025. La juridiction a estimé que la préfète de l’Isère avait exécuté cette ordonnance en délivrant au requérant, via l’ANEF, une attestation de décision favorable pour un duplicata de titre de séjour, laquelle l’autorise à séjourner et travailler. En l’absence d’élément nouveau établissant un défaut d’exécution, les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte ont été jugées sans objet. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506735(TA38-2506735)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant bangladais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B., confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans, relevait de l'article L. 423-22 du même code. Cette erreur a privé le requérant de la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à laquelle il pouvait prétendre. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2203113(TA38-2203113)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant l’annulation du permis de construire modificatif délivré le 25 novembre 2021 par le préfet de l’Isère à la SAS La Limone pour une unité de méthanisation. Le tribunal a d’abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d’un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que le permis modificatif était régulier, car les modifications apportées ne remettaient pas en cause la conception générale du projet et ne nécessitaient pas un nouveau permis. Les moyens tirés de l’incomplétude du dossier, de la méconnaissance des articles A 5.1 et A 5.2 du PLU, ainsi que des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l’urbanisme ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506734(TA38-2506734)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que la durée de présence en France de M. B... résultait de son maintien irrégulier malgré trois précédentes mesures d'éloignement, et que sa situation familiale (concubine et enfants de même nationalité) ne faisait pas obstacle à une reconstitution de la cellule familiale au Kosovo. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle au séjour) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ont été écartés.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2509630(TA38-2509630)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Hôtel Gril de Chasse-sur-Rhône d’une demande en décharge de cotisations de cotisation foncière des entreprises, de taxe spéciale d’équipement et de taxe pour frais de chambres de commerce et d’industrie pour l’année 2024. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 30 septembre 2025. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’Etat.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506730(TA38-2506730)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante éthiopienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Concernant le droit d'être entendu, le tribunal a rappelé que ce principe général du droit de l'Union européenne n'implique pas une obligation spécifique pour l'administration, et que la requérante n'a pas démontré que son absence d'audition préalable aurait pu influencer la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506729(TA38-2506729)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que la durée du séjour, l'insertion professionnelle alléguée et les liens familiaux en France n'étaient pas suffisamment établis ou ne présentaient pas un caractère exceptionnel justifiant une régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506825(TA38-2506825)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du 26 mai 2025 par lesquelles la préfète de l’Isère refusait de délivrer un titre de séjour à M. A... C..., ressortissant tunisien, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète avait méconnu les articles L. 423-13 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a entraîné l’annulation de l’ensemble des décisions contestées, incluant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509835(TA38-2509835)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., ressortissante argentine, d'une demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté qu'une autorisation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 2 janvier 2026, avait été délivrée entre-temps, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S'agissant du refus de renouvellement, le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée pour un renouvellement, n'était pas caractérisée en l'espèce, la requérante bénéficiant désormais d'un document l'autorisant à travailler et la protégeant de toute mesure d'éloignement. La requête a été rejetée, la demande d'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508154(TA38-2508154)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la préfète de l’Isère, qui demandait la liquidation définitive d’une astreinte prononcée à son encontre. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été fixée par une ordonnance du 20 janvier 2025 enjoignant à la préfète de loger M. B..., reconnu prioritaire, avant le 31 mars 2025. La préfète soutenait avoir proposé un logement à l’intéressé le 31 décembre 2024, mais n’a pas démontré que M. B... avait été contacté pour compléter son dossier, ce que ce dernier contestait. Faute pour l’administration d’établir qu’elle s’était déliée de son obligation de relogement, le tribunal a rejeté sa demande, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207104(TA38-2207104)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 par laquelle la communauté de communes Les Vals du Dauphiné a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Est. La requérante soutenait notamment que les modifications post-enquête étaient substantielles et nécessitaient une nouvelle enquête, que le PLUi était incompatible avec le SCoT et qu'il était entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme n'était pas suffisamment étayé pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208011(TA38-2208011)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association « Protégeons Pressins » visant à l'annulation partielle de la délibération du 7 juillet 2022 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes Les Vals du Dauphiné, notamment l'OAP « Centre village » sur la commune de Pressins. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation était inopérant et que le PLUi était compatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCOT) Nord-Isère, en application de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association, sans qu'il soit fait droit à ses demandes subsidiaires.

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