Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509630(TA38-2509630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Hôtel Gril de Chasse-sur-Rhône d’une demande en décharge de cotisations de cotisation foncière des entreprises, de taxe spéciale d’équipement et de taxe pour frais de chambres de commerce et d’industrie pour l’année 2024. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 30 septembre 2025. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’Etat.
N° TA38-2506834(TA38-2506834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de la Savoie le 20 février 2025. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut d’examen, estimant que la préfète a suffisamment examiné la situation de l’intéressé, et juge que la décision ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux intenses ou d’une reprise effective de ses études. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions accessoires.
N° TA38-2506832(TA38-2506832)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère le 11 juin 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que les arguments relatifs au regroupement familial étaient inopérants, faute pour le requérant d'établir le dépôt d'une telle demande. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA38-2304081(TA38-2304081)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la SAS Girod Médias contestant des titres de perception émis par la commune de Marnaz pour une indemnité d'occupation irrégulière du stade municipal. La commune a retiré le premier titre de perception, rendant sans objet la demande d'annulation correspondante. Pour les sept titres suivants, le tribunal a jugé que la société avait occupé le domaine public sans titre, mais que la prescription quadriennale s'appliquait, limitant la créance aux seules années 2021 et 2022. En conséquence, le tribunal a annulé les titres de perception pour la période antérieure à 2021 et a déchargé la société du paiement correspondant, tout en rejetant le surplus des conclusions.
N° TA38-2207104(TA38-2207104)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 par laquelle la communauté de communes Les Vals du Dauphiné a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Est. La requérante soutenait notamment que les modifications post-enquête étaient substantielles et nécessitaient une nouvelle enquête, que le PLUi était incompatible avec le SCoT et qu'il était entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme n'était pas suffisamment étayé pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
N° TA38-2306959(TA38-2306959)
Décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) annulant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Savoie à M. A..., ressortissant camerounais. Le tribunal a jugé que la décision implicite était illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA38-2203113(TA38-2203113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant l’annulation du permis de construire modificatif délivré le 25 novembre 2021 par le préfet de l’Isère à la SAS La Limone pour une unité de méthanisation. Le tribunal a d’abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d’un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que le permis modificatif était régulier, car les modifications apportées ne remettaient pas en cause la conception générale du projet et ne nécessitaient pas un nouveau permis. Les moyens tirés de l’incomplétude du dossier, de la méconnaissance des articles A 5.1 et A 5.2 du PLU, ainsi que des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l’urbanisme ont été écartés.
N° TA38-2400933(TA38-2400933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Beauregard-Barret à la société Immovia pour un lotissement de 10 lots. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’incompatibilité du permis avec l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) du plan local d’urbanisme (PLU) et la méconnaissance des articles UA6 et Aur10 du PLU. Le tribunal a jugé que le projet était compatible avec l’OAP, que les prescriptions relatives à l’implantation et à l’orientation des constructions pourraient être respectées lors des autorisations ultérieures, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 152-1 du code de l’urbanisme et les dispositions du PLU.
N° TA38-2204288(TA38-2204288)
Le Tribunal administratif de Grenoble était saisi par M. et Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Romain-de-Jalionas d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal une révision simplifiée du PLU visant à reclasser leur parcelle en zone constructible. En cours d’instance, le conseil municipal a adopté un projet de révision du PLU intégrant cette question, rendant sans objet les conclusions des requérants. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées pour les deux parties.
N° TA38-2506734(TA38-2506734)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que la durée de présence en France de M. B... résultait de son maintien irrégulier malgré trois précédentes mesures d'éloignement, et que sa situation familiale (concubine et enfants de même nationalité) ne faisait pas obstacle à une reconstitution de la cellule familiale au Kosovo. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle au séjour) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ont été écartés.
N° TA38-2208010(TA38-2208010)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association « Défendons notre patrimoine » qui demandait l'annulation de la délibération du 7 juillet 2022 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Est des Vals du Dauphiné, en tant qu'il classe les parcelles ZC n°31, 32 et 71 de Pressins en zone U. Le tribunal a jugé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et était compatible avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), au regard des articles L. 151-9 et R. 151-18 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation concernant l'état initial de l'environnement.
N° TA38-2506730(TA38-2506730)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante éthiopienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Concernant le droit d'être entendu, le tribunal a rappelé que ce principe général du droit de l'Union européenne n'implique pas une obligation spécifique pour l'administration, et que la requérante n'a pas démontré que son absence d'audition préalable aurait pu influencer la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2506729(TA38-2506729)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a estimé que la durée du séjour, l'insertion professionnelle alléguée et les liens familiaux en France n'étaient pas suffisamment établis ou ne présentaient pas un caractère exceptionnel justifiant une régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2509835(TA38-2509835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., ressortissante argentine, d'une demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté qu'une autorisation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 2 janvier 2026, avait été délivrée entre-temps, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S'agissant du refus de renouvellement, le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée pour un renouvellement, n'était pas caractérisée en l'espèce, la requérante bénéficiant désormais d'un document l'autorisant à travailler et la protégeant de toute mesure d'éloignement. La requête a été rejetée, la demande d'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA38-2506825(TA38-2506825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du 26 mai 2025 par lesquelles la préfète de l’Isère refusait de délivrer un titre de séjour à M. A... C..., ressortissant tunisien, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète avait méconnu les articles L. 423-13 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a entraîné l’annulation de l’ensemble des décisions contestées, incluant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.
N° TA38-2400322(TA38-2400322)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le titre exécutoire émis par la commune des Echelles pour un montant de 50 860,79 euros. Le tribunal a jugé que la commune était fondée à récupérer les frais de démolition d'office, exécutée en vertu d'un jugement du tribunal judiciaire de Chambéry autorisant cette mesure sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme la légalité de la créance, les moyens soulevés par le requérant étant écartés comme infondés.
N° TA38-2504251(TA38-2504251)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de M. B... contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale. La préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer pour la première requête, estimant avoir répondu à la demande, et au rejet de la seconde. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., jugeant les décisions attaquées légales au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2208011(TA38-2208011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association « Protégeons Pressins » visant à l'annulation partielle de la délibération du 7 juillet 2022 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes Les Vals du Dauphiné, notamment l'OAP « Centre village » sur la commune de Pressins. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation était inopérant et que le PLUi était compatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCOT) Nord-Isère, en application de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association, sans qu'il soit fait droit à ses demandes subsidiaires.
N° TA38-2506735(TA38-2506735)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant bangladais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B., confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans, relevait de l'article L. 423-22 du même code. Cette erreur a privé le requérant de la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à laquelle il pouvait prétendre. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.
N° TA38-2508154(TA38-2508154)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la préfète de l’Isère, qui demandait la liquidation définitive d’une astreinte prononcée à son encontre. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été fixée par une ordonnance du 20 janvier 2025 enjoignant à la préfète de loger M. B..., reconnu prioritaire, avant le 31 mars 2025. La préfète soutenait avoir proposé un logement à l’intéressé le 31 décembre 2024, mais n’a pas démontré que M. B... avait été contacté pour compléter son dossier, ce que ce dernier contestait. Faute pour l’administration d’établir qu’elle s’était déliée de son obligation de relogement, le tribunal a rejeté sa demande, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.