Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 292/1714
N° TA38-2510233(TA38-2510233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B... et confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2509953(TA38-2509953)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 23 juillet 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. D..., ressortissant camerounais et père d'enfants français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus maintenant le requérant en situation irrégulière et l'empêchant de travailler. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant été dans l'impossibilité d'utiliser le téléservice. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2510033(TA38-2510033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions du 23 juillet 2025 par lesquelles la préfète de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien et père d'enfants français, l'obligeait à quitter le territoire, prononçait une interdiction de retour de trois ans et fixait le pays de renvoi. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, reconnaissant l'existence d'une situation d'urgence et d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de trente jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2509250(TA38-2509250)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, la préfecture ayant fait droit à sa demande en cours d'instance. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... la somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509977(TA38-2509977)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’interdiction de conduire de six mois prononcée par la préfète de la Haute-Savoie. La requête de M. B..., fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête au fond en annulation, en violation de l’article R. 522-1 du même code. Le juge a donc appliqué la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 pour rejeter la demande sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2301445(TA38-2301445)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... et Mme D... qui contestaient leur taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022. Les requérants soutenaient que la valeur locative de leur maison était surévaluée en raison d'une surface réelle et de coefficients d'entretien et de situation erronés. Le tribunal a jugé que les requérants n'apportaient pas de justificatifs probants pour démontrer l'inexactitude de la surface retenue par l'administration fiscale. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction des impositions, sur le fondement des articles 1409, 1494, 1495 et 1496 du code général des impôts.
N° TA38-2508399(TA38-2508399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Qualiformation d’une demande de décharge de rappels de TVA pour la période 2017-2019. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total des sommes réclamées. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur la demande de décharge devenue sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à la société au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA38-2509950(TA38-2509950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge relève que la demande de titre de séjour de la requérante a été clôturée par l'administration en raison de son caractère incomplet, et non refusée, ce qui rend les décisions attaquées inexistantes et insusceptibles de recours. En conséquence, la condition d'urgence n'est pas examinée et la demande de suspension est rejetée.
N° TA38-2303231(TA38-2303231)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI JClasse, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. La société soutenait que la surface pondérée de ses locaux professionnels était surévaluée, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III. En l'absence de preuve d'une valeur d'utilisation réduite pour les sanitaires, dégagements et autres parties secondaires, le tribunal a estimé que la surface pondérée retenue par l'administration était fondée. La demande de la SCI a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2508106(TA38-2508106)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV AS DU LAC, qui contestait le refus du maire d’Annecy de transférer un permis de construire. La requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 3 septembre 2025, la société n’a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA38-2510425(TA38-2510425)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de la Savoie du 6 août 2025 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion des requérants. Les juges ont estimé que les moyens soulevés, notamment le détournement de pouvoir, l'atteinte au droit à un recours effectif (article 13 de la CESDH) et la disproportion de la mesure, étaient manifestement mal fondés ou insuffisamment précisés. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
N° TA38-2510517(TA38-2510517)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la SARL Yas visant un arrêté municipal réglementant l’ouverture des établissements d’alimentation générale à Annemasse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée par un avocat sans utiliser l’application informatique dédiée, en méconnaissance de l’article R. 414-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2510126(TA38-2510126)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 juillet 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie avait ordonné l'expulsion du territoire français de M. B..., ressortissant brésilien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée pour une décision d'expulsion et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision. L'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance.
N° TA38-2510622(TA38-2510622)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante tunisienne en situation irrégulière dont le contrat d'alternance avait été suspendu, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré cette attestation en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a en revanche rejeté la demande d'injonction de statuer dans un délai restreint, le délai légal de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2510650(TA38-2510650)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre une décision de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la mesure contestée était en réalité une interdiction judiciaire du territoire prononcée par un tribunal correctionnel, et non un acte administratif. Une telle décision judiciaire est insusceptible de recours devant la juridiction administrative, rendant la requête irrecevable. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA38-2305975(TA38-2305975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Crédit Mutuel Real Estate Lease (CMREL) concernant des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties pour les années 2016 et 2017, relatives à un entrepôt situé à Valence. La société contestait notamment la qualification d’établissement industriel retenue par l’administration fiscale pour le calcul de la valeur locative, ainsi que sa désignation comme seule redevable alors qu’elle était propriétaire en indivision. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les critères d’importance des moyens matériels et d’automatisation justifiaient la qualification industrielle, et que la solidarité entre coindivisaires permettait d’imposer la société pour la totalité des cotisations. En conséquence, la demande de restitution et de décharge a été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302356(TA38-2302356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Eurocommercial Properties France d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et des taxes annexes pour l’année 2021, concernant un centre commercial à Chasse-sur-Rhône. La société soutenait notamment une double imposition des surfaces de parking et des erreurs dans le calcul des bases locatives révisées. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 68 298 euros, conduisant à un non-lieu à statuer à due concurrence. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête, estimant que la société n’apportait pas la preuve du caractère erroné des impositions restant en litige, en application des articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.
N° TA38-2506250(TA38-2506250)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme et M. C..., qui contestaient des avis de recouvrement de taxe foncière pour les années 2022 et 2023. L’administration fiscale avait conclu au non-lieu à statuer, et les requérants ont ensuite déclaré se désister. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
N° TA38-2505462(TA38-2505462)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un permis de construire délivré par le maire de Blandin à la GAEC de la Richardière. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, le requérant devait notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans un délai de quinze jours. Malgré une demande de régularisation, M. B... n’a pas justifié avoir notifié son recours à la commune, entraînant le rejet de sa requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508538(TA38-2508538)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 10 octobre 2025, a donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à l’annulation du refus de la préfète de la Savoie d’enregistrer sa demande de changement de statut et à ce qu’il soit enjoint à cette autorité de procéder à cet enregistrement. Ce désistement, pur et simple, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser à M. A... une somme de 500 euros au titre des frais exposés.