Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506735(TA38-2506735)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant bangladais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B., confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans, relevait de l'article L. 423-22 du même code. Cette erreur a privé le requérant de la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à laquelle il pouvait prétendre. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.
N° TA38-2509835(TA38-2509835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., ressortissante argentine, d'une demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté qu'une autorisation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 2 janvier 2026, avait été délivrée entre-temps, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S'agissant du refus de renouvellement, le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée pour un renouvellement, n'était pas caractérisée en l'espèce, la requérante bénéficiant désormais d'un document l'autorisant à travailler et la protégeant de toute mesure d'éloignement. La requête a été rejetée, la demande d'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA38-2506825(TA38-2506825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du 26 mai 2025 par lesquelles la préfète de l’Isère refusait de délivrer un titre de séjour à M. A... C..., ressortissant tunisien, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète avait méconnu les articles L. 423-13 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a entraîné l’annulation de l’ensemble des décisions contestées, incluant l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.
N° TA38-2306959(TA38-2306959)
Décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) annulant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Savoie à M. A..., ressortissant camerounais. Le tribunal a jugé que la décision implicite était illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA38-2400933(TA38-2400933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Beauregard-Barret à la société Immovia pour un lotissement de 10 lots. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’incompatibilité du permis avec l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) du plan local d’urbanisme (PLU) et la méconnaissance des articles UA6 et Aur10 du PLU. Le tribunal a jugé que le projet était compatible avec l’OAP, que les prescriptions relatives à l’implantation et à l’orientation des constructions pourraient être respectées lors des autorisations ultérieures, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 152-1 du code de l’urbanisme et les dispositions du PLU.
N° TA38-2504251(TA38-2504251)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de M. B... contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale. La préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer pour la première requête, estimant avoir répondu à la demande, et au rejet de la seconde. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., jugeant les décisions attaquées légales au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2108819(TA38-2108819)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du maire de Saint-Romain-de-Jalionas d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation du classement de la parcelle AB n°1458 en espace boisé classé. Le tribunal a jugé que ce classement, contesté par le propriétaire M. B..., était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, la parcelle ne comportant que deux arbres sans intérêt écologique. La commune, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Cette solution s’appuie sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui impose l’abrogation d’un acte réglementaire illégal, et sur l’article L. 113-1 du code de l’urbanisme relatif au classement des espaces boisés.
N° TA38-2510008(TA38-2510008)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Savoie relative à l’allocation de rentrée scolaire. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément aux articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En application de l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, juridiction compétente.
N° TA38-2509631(TA38-2509631)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SNC Hôtel Bureau de Chasse-sur-Rhône d’une demande en décharge partielle de cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour 2024. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 30 septembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’Etat.
N° TA38-2510260(TA38-2510260)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation du rejet implicite de sa contestation du taux d’incapacité permanente partielle et de la rente consécutive à un accident du travail. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 142-1 et suivants du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire.
N° TA38-2510575(TA38-2510575)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de la décision du 22 septembre 2025 de la préfète de la Savoie. Le juge a estimé que la lettre contestée constituait une simple décision préparatoire, ne faisant pas grief, et non une décision administrative susceptible de recours. En conséquence, l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était pas caractérisée, et l’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2402337(TA38-2402337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. La notification de la demande de confirmation, effectuée via l'application Télérecours, est réputée reçue en application de l'article R. 611-8-6 du même code. En conséquence, l'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA38-2304075(TA38-2304075)
Opposition à une contrainte de la CAF de la Drôme pour le recouvrement de deux indus d’allocation de logement familiale. Le Tribunal Administratif de Grenoble constate un non-lieu à statuer sur l’indu de 231 euros, annulé par la CAF en cours d’instance. Pour le surplus, la requête est rejetée, les requérants n’établissant pas le bien-fondé de leur contestation. La décision applique les articles L. 821-1, L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que les articles L. 161-1-5 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2304276(TA38-2304276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 octobre 2025, a donné acte du désistement d'office de M. et Mme B..., qui contestaient le refus du syndicat intercommunal d’assainissement du bassin de Sallanches (SIABS) de retirer une canalisation sur leur parcelle. Ce désistement a été prononcé sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans qu'il soit statué sur le fond du litige relatif à l'excès de pouvoir. Aucune somme n'a été mise à la charge des requérants au titre des frais de justice.
N° TA38-2303387(TA38-2303387)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de M. B... et Mme C..., qui contestaient le refus du maire de Saint Sorlin de Morestel de modifier le zonage de leur parcelle. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants, n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités, sont réputés s'être désistés. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance et rejette la demande de la commune au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409321(TA38-2409321)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de Mme A..., qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie de faire droit à son recours pour une offre de logement. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et le courrier de relance a été retourné avec la mention « destinataire inconnu ». En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc constaté le désistement.
N° TA38-2303719(TA38-2303719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 octobre 2025, a constaté le désistement d’office des requérants, MM. H..., D..., A... et Mme E..., qui contestaient la délibération du 11 avril 2023 de la commune de La Roche-sur-Foron portant adoption d’un nouveau règlement d’utilisation des salles communales. Ce désistement a été prononcé en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour le représentant unique des requérants d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du président de la formation de jugement. La requête en excès de pouvoir est donc classée sans examen au fond, et les conclusions de la commune au titre des frais d’instance ont été rejetées.
N° TA38-2207970(TA38-2207970)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 8 octobre 2025, du désistement pur et simple de M. B... dans le litige l’opposant à l’administration fiscale au sujet d’un rappel de taxe sur la valeur ajoutée pour 2017. Ce désistement, intervenu le 9 septembre 2025, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun obstacle ne s’opposant à cette demande, le tribunal a ordonné qu’il soit donné acte du désistement d’instance.
N° TA38-2509943(TA38-2509943)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... C... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d'enfant français, invoquant notamment les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2200028(TA38-2200028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 2 novembre 2021. Cet arrêté lui imposait une astreinte administrative journalière de 50 euros pour non-respect d'une mise en demeure de régulariser un site de stockage de véhicules hors d'usage (VHU) sur sa propriété. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement, et que les moyens de l'intéressé, tirés d'une erreur de droit et d'une erreur de fait, n'étaient pas fondés.