Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510559(TA38-2510559)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la rectification d'une ordonnance du 7 octobre 2025 pour erreur matérielle. La requérante avait fondé sa demande sur l'article R. 833-1 du code de justice administrative, mais ce texte ne s'applique qu'au Conseil d'État et aux cours administratives d'appel, et non aux tribunaux administratifs. L'erreur invoquée étant susceptible d'avoir influencé le jugement, elle ne pouvait pas non plus être corrigée sur le fondement de l'article R. 741-11 du même code. La requête, manifestement irrecevable, a donc été rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406764(TA38-2406764)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre deux permis de construire délivrés par le maire de Seyssinet-Pariset. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à cette demande de frais.
N° TA38-2407077(TA38-2407077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2510005(TA38-2510005)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 19 septembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant kosovar. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, compte tenu de la précarité financière du requérant et de sa charge de son frère malade, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, le refus pour caractère dilatoire n'étant pas justifié. Il a enjoint à la préfète de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé dans un délai d'un mois, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2200028(TA38-2200028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 2 novembre 2021. Cet arrêté lui imposait une astreinte administrative journalière de 50 euros pour non-respect d'une mise en demeure de régulariser un site de stockage de véhicules hors d'usage (VHU) sur sa propriété. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement, et que les moyens de l'intéressé, tirés d'une erreur de droit et d'une erreur de fait, n'étaient pas fondés.
N° TA38-2201093(TA38-2201093)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... qui contestait l'arrêté du maire de La Balme de Sillingy du 17 décembre 2021. Cet arrêté la mettait en demeure de stériliser ou de se séparer de six chiennes à l'origine de nuisances sonores pour le voisinage. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que les nuisances étaient établies par les constats des agents de police municipale et les attestations de riverains, et que la mesure de police était proportionnée. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2300787(TA38-2300787)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... pour contester la suspension de ses prestations sociales par la caisse d'allocations familiales de la Drôme, décidée le 2 décembre 2022. La requérante soutenait que cette suspension était illégale et sans motif réel. En cours d'instance, la caisse a rétabli les droits de Mme A... le 14 février 2023, après régularisation de son dossier. Le tribunal a constaté que la décision initiale avait été retirée et a prononcé un non-lieu à statuer, estimant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet.
N° TA38-2509943(TA38-2509943)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... C... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d'enfant français, invoquant notamment les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2509945(TA38-2509945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le requérant contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par la préfète de l’Isère. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2207970(TA38-2207970)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 8 octobre 2025, du désistement pur et simple de M. B... dans le litige l’opposant à l’administration fiscale au sujet d’un rappel de taxe sur la valeur ajoutée pour 2017. Ce désistement, intervenu le 9 septembre 2025, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun obstacle ne s’opposant à cette demande, le tribunal a ordonné qu’il soit donné acte du désistement d’instance.
N° TA38-2402656(TA38-2402656)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... pour contester un avis de sommes à payer de 90 euros émis par le département de l'Isère pour le remboursement d'une dégradation de tablette numérique scolaire. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s'être désistée. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, Mme A... est réputée s'être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal lui donne acte de ce désistement.
N° TA38-2402885(TA38-2402885)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour. En cours d’instance, le président de la formation de jugement a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en l’informant qu’à défaut il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 8 octobre 2025.
N° TA38-2510537(TA38-2510537)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... et M. B... qui demandaient le rétablissement de leur accès à l'eau potable et des dommages et intérêts. Le juge a estimé que le service public de distribution d'eau potable, géré par la communauté d'agglomération du Grand Annecy, constitue un service public industriel et commercial (SPIC). En conséquence, les litiges entre un usager et un SPIC relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2510545(TA38-2510545)
Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A..., conseiller municipal d'opposition, qui demandait la publication immédiate de son texte dans la gazette communale. Le juge a estimé que le refus du maire de publier intégralement le texte n'était pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression, car la dernière phrase du texte, accusant la majorité d'installer des "caméras cachées dans des détecteurs d'incendie", présentait un caractère diffamatoire au sens de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881. La décision se fonde sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2510034(TA38-2510034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 18 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de renvoi, prononçant une interdiction de circulation de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision a été rendue sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509837(TA38-2509837)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B..., ressortissant afghan, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait indûment. La juridiction a constaté que M. B., bien que bénéficiant du statut de réfugié depuis février 2023, se maintenait dans les lieux sans titre depuis le 30 septembre 2023 et ne s'acquittait pas de sa participation financière malgré des ressources suffisantes, constituant un manquement grave au règlement intérieur. En application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation, considérant l'urgence et l'utilité de la mesure pour libérer une place destinée à de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2407346(TA38-2407346)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Savoie, qui lui avait accordé une remise partielle de 237 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement de 948 euros. La requérante sollicitait une remise totale, invoquant une erreur de la caisse et sa situation de précarité. Le juge a estimé que l'indu résultait d'une déclaration erronée de sa part et que, faute de justifier de ses ressources et charges, elle ne démontrait pas une précarité suffisante pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de la sécurité sociale.
N° TA38-2509025(TA38-2509025)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les sociétés AXECOM et SFR pour suspendre l'arrêté du 13 juin 2025 par lequel le maire de Saint-Just-de-Claix s'est opposé à la déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et le défaut de motivation.
N° TA38-2509937(TA38-2509937)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 26 août 2025 par lequel la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, l’épouse de l’intéressé disposant d’un emploi et la famille bénéficiant de ressources suffisantes. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
N° TA38-2509909(TA38-2509909)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de regroupement familial présentée par M. B..., ressortissant ivoirien, au profit de son épouse et de sa fille. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute de risques personnels suffisamment caractérisés pour les intéressées en Côte d’Ivoire. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.