Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2301207(TA38-2301207)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve qu'elle remplissait les conditions d'éligibilité, notamment en ne démontrant pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique, conformément aux dispositions du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
N° TA38-2505750(TA38-2505750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, contestant un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a retiré cet arrêté par une décision du 27 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et n'a donc pas statué sur le fond. Il a toutefois enjoint à la préfète de prendre les mesures nécessaires pour effacer le signalement de M. B... dans le système d'information Schengen, conséquence de l'arrêté retiré.
N° TA38-2303042(TA38-2303042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Nyons à l’association Orsac pour un EHPAD. La requérante s’étant désistée de son instance et de son action, et les parties défenderesses ayant accepté ce désistement tout en renonçant à leurs propres conclusions au titre des frais d’instance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501509(TA38-2501509)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... et la société Drapo d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur recours préalable, contestant le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. L’Agence nationale de l’habitat a toutefois fait droit à ce recours préalable et accordé une prime de 10 000 euros par une décision du 20 novembre 2024, antérieure à l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que la requête est irrecevable et la rejette, sans qu’il y ait lieu de statuer sur les conclusions accessoires.
N° TA38-2504528(TA38-2504528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. C..., ressortissant marocain, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour (n°2504528) et l'arrêté du 6 mai 2025 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination (n°2505118). Le tribunal a jugé que la première requête était devenue sans objet suite à l'arrêté du 6 mai 2025, et a rejeté la seconde. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-7 du CESEDA (parent d'enfant français) ni l'article 8 de la CEDH, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, M. C... ne justifiant pas d'une communauté de vie stable avec sa compagne et ses enfants. Les textes appliqués incluent le CESEDA, la CEDH et la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA38-2506016(TA38-2506016)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante macédonienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la durée de l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée.
N° TA38-2505778(TA38-2505778)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de son arrivée récente en France à 56 ans et de l'absence d'insertion professionnelle ou de liens familiaux stables. Le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH a été écarté faute d'éléments probants sur les risques personnels encourus en cas de retour en Algérie. Enfin, le refus d'un délai de départ volontaire a été jugé légal sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de demande de titre de séjour.
N° TA38-2208625(TA38-2208625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... qui contestait trois saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de charges locatives. La requête est jugée irrecevable car le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales avant de saisir le juge. Le tribunal n'examine donc pas le fond du litige, qui portait sur l'individualisation des charges d'eau et de chauffage dans un logement de fonction.
N° TA38-2505761(TA38-2505761)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a notamment considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était inopérant, ce texte étant inapplicable aux ressortissants algériens. Enfin, le droit d’être entendu a été respecté, M. C... ayant été auditionné en présence de son avocat.
N° TA38-2505760(TA38-2505760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme D..., ressortissante macédonienne, contestant un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que la signataire ne disposait pas d'une délégation de signature valable à la date de son édiction, entachant ainsi la décision d'incompétence. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour ont également été annulées. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux de la compétence des autorités administratives.
N° TA38-2505753(TA38-2505753)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 retirant sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le retrait était légalement fondé sur l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de faits de faux et d'usage de faux commis par l'intéressé. Elle a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi l'ensemble des décisions contestées.
N° TA38-2505751(TA38-2505751)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en République Démocratique du Congo, permettant d'écarter la violation des articles 3 de la CESDH et L. 721-4 du CESEDA. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2300651(TA38-2300651)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., aide-soignante, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Michel Perret pour des fautes liées à l’absence de reclassement et à la gestion administrative de son dossier après un accident de service. Le tribunal a considéré que la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable avait lié le contentieux, rendant irrecevables les conclusions en annulation. Sur le fond, il a estimé que la période antérieure à la consolidation de l’état de santé (21 février 2017) n’était pas couverte par la requête, et que les fautes alléguées n’étaient pas établies, notamment au regard des dispositions des décrets n°2005-442, n°88-976 et n°87-602. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509976(TA38-2509976)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., qui sollicitait des indications pour régulariser sa situation de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable et mal fondée car dépourvue de moyens et de conclusions, conformément à l’article L. 522-3 du même code. Aucune mesure utile n’a donc été ordonnée.
N° TA38-2509533(TA38-2509533)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2203274(TA38-2203274)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme E... d’un recours contre un titre de perception émis par la trésorerie de Grenoble, lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de primes et indemnités pour la période allant du 19 janvier au 24 novembre 2020, suite à sa révocation. Le tribunal a annulé le titre de perception, estimant qu'il était insuffisamment motivé, car il ne précisait pas les mois concernés par l'indu et se référait à une "paye d'octobre 2021" postérieure à la révocation de l'agent. Cette décision a été prise en application de l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, qui exige que tout titre de perception indique les bases de la liquidation.
N° TA38-2509637(TA38-2509637)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du maire de Livron-sur-Drôme délivrant un permis de construire un auvent agricole à la SAS Blue 26. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par M. B..., voisin immédiat, ne crée, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles A2 du PLU et L. 151-11 du code de l'urbanisme, ainsi que de l'article L. 111-3 du code rural. La condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA38-2203276(TA38-2203276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme E... d’un recours pour excès de pouvoir contre un titre de perception émis le 14 décembre 2021, réclamant le remboursement d’un trop-perçu de rémunération consécutif à sa révocation, ainsi que contre le rejet de sa réclamation. La juridiction a examiné la régularité formelle du titre, notamment au regard de l’obligation de motivation prévue par l’article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Le tribunal a annulé le titre de perception et la décision de rejet, en retenant un vice de forme, mais a rejeté les conclusions à fin de décharge de la somme, faute pour la requérante d’avoir établi le mal-fondé de la créance.
N° TA38-2406957(TA38-2406957)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 1 044,35 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu, mais le juge a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux contre un refus de remise gracieuse, seul le caractère précaire de la situation du débiteur et sa bonne foi sont examinés, non le bien-fondé de la dette. Mme B... n’ayant pas établi sa situation de précarité, la demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2205627(TA38-2205627)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Saint-Martin-d’Hères d’une demande d’indemnisation pour des désordres affectant le sol de la salle principale du gymnase Colette Besson, survenus après la réception des travaux. La commune recherchait la responsabilité solidaire des sociétés Rastello (constructeur), Chabal Architectes (maître d’œuvre) et SOCOTEC (contrôleur technique) sur le fondement de la garantie décennale. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des trois sociétés, considérant que les désordres, non apparents à la réception, rendaient l’ouvrage impropre à sa destination et résultaient de défauts d’exécution et de contrôle. En conséquence, il a condamné solidairement les trois sociétés à verser à la commune la somme de 273 022,48 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.