Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506850(TA38-2506850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... et M. A... visant à contester le refus du maire de Lugrin de classer leur terrain en zone constructible. Les requérants n'avaient pas produit la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'ont pas régularisé leur requête malgré une demande en ce sens. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
N° TA38-2303150(TA38-2303150)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Valence autorisant la cession d’un tènement à la société Pacte constructions. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de M. B... par ordonnance. Les demandes de frais d’instance présentées par la commune et la société ont été rejetées.
N° TA38-2408530(TA38-2408530)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant la décision implicite du ministre de l'intérieur relative à l'invalidation de son permis de conduire pour perte de points. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » lui avait été régulièrement notifiée le 29 mai 2024, et que le recours gracieux formé en septembre 2024 n'avait pas rouvert le délai de recours contentieux, déjà expiré. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté.
N° TA38-2510349(TA38-2510349)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contre les arrêtés de la préfète de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Bien que la notification de l'obligation de quitter le territoire français mentionnait erronément un délai de recours d'un mois, la requête, enregistrée le 6 octobre 2025, était tardive même au regard de ce délai prolongé, expiré le 18 août 2025. Le juge a fondé sa décision sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510187(TA38-2510187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de Rognaix, qui demandait le constat du transfert de propriété d’un bien sans maître. Le tribunal a jugé qu’il n’a pas compétence pour procéder à un tel constat, cette procédure relevant de la compétence du maire en vertu des articles L. 1123-1 et L. 1123-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La demande a donc été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510252(TA38-2510252)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé de M. A..., qui demandait la levée d'une saisie à tiers détenteur de 14 000 euros émise par la paierie régionale Auvergne Rhône-Alpes. Le juge des référés se déclare incompétent territorialement, car le siège de l'autorité ayant pris la décision contestée est à Lyon, relevant ainsi du tribunal administratif de Lyon en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. De plus, la requête est jugée manifestement irrecevable car M. A... n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du même code. En conséquence, la requête est rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2507772(TA38-2507772)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025. Cet arrêté retirait sa carte de résident, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de cinq ans, au motif que le titre avait été obtenu par fraude. Le tribunal a estimé que la préfète avait apporté la preuve de la fraude, que la décision était suffisamment motivée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 432-5-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2408257(TA38-2408257)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune d’Ampuis, qui contestait l’ordonnance de taxation des frais d’expertise (9 110 euros) mise à sa charge. La juridiction a appliqué l’article R. 621-13 du code de justice administrative, rappelant que les frais sont en principe supportés par la partie demanderesse de l’expertise (M. et Mme C...), mais peuvent être mis à la charge d’une autre partie pour des raisons d’équité. En l’espèce, l’expertise ayant révélé des nuisances sonores excédant les seuils réglementaires, elle a été jugée utile pour la commune, qui dispose de capacités financières supérieures et est directement mise en cause. Le tribunal a donc confirmé la charge des frais pour la commune, sans faire droit à ses demandes subsidiaires de partage ou de condamnation des consorts C... ou de la société Transalp.
N° TA38-2510148(TA38-2510148)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Grenoble, rendue le 7 octobre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Marseille à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour en connaître.
N° TA38-2506534(TA38-2506534)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Passy. La requête ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, M. C... n’a pas fourni de requête signée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a donc rejeté la requête par ordonnance.
N° TA38-2303042(TA38-2303042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Nyons à l’association Orsac pour un EHPAD. La requérante s’étant désistée de son instance et de son action, et les parties défenderesses ayant accepté ce désistement tout en renonçant à leurs propres conclusions au titre des frais d’instance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307834(TA38-2307834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 23 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Drôme avait refusé le regroupement familial de M. B... avec son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que les ressources de M. B..., bien que suffisantes, n'étaient pas stables en raison de la nature saisonnière de ses contrats de travail. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
N° TA38-2510426(TA38-2510426)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait la reconsidération de sa note à l'épreuve écrite anticipée de français du baccalauréat 2025. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car il n'appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l'administration pour modifier une note. Les notes des épreuves du baccalauréat sont considérées comme des décisions préparatoires non détachables de la décision finale du jury, et ne peuvent donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité manifeste de la requête.
N° TA38-2510371(TA38-2510371)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour émanant du consulat général de France à Dakar, s’est déclaré incompétent. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, il a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2306408(TA38-2306408)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS APR II d’une demande en décharge de rappels de taxe sur les salaires pour l’année 2018. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le président de la formation de jugement a donc constaté le désistement d’instance de la requérante, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2509942(TA38-2509942)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car M. A., né en 2002 et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance jusqu'à ses 20 ans, n'a déposé sa première demande de titre de séjour qu'en décembre 2024, à 22 ans, ne remplissant pas les conditions de délai de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier de l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1. La solution retenue est le rejet de la requête pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2507988(TA38-2507988)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du syndicat intercommunal de gestion des terrains d’accueil (SIGETA) portant fermeture temporaire d’une aire d’accueil des gens du voyage. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA38-2510382(TA38-2510382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant la décision de retrait de ses fonctions de directrice déléguée de l’hôpital de Lamastre. La requérante n’ayant pas produit la copie de sa requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code, ses conclusions ont été jugées manifestement irrecevables. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de protection fonctionnelle, sans examen au fond de l’urgence ou de la légalité.
N° TA38-2501886(TA38-2501886)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant l'avis défavorable du ministre de l'intérieur à sa demande d'exploitation d'un poste d'enregistrement de jeux de La Française des Jeux. Le juge a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de fait en relevant le manque de transparence du requérant sur sa condamnation judiciaire récente lors de son audition. En revanche, le tribunal a reconnu une erreur de fait concernant le non-respect des obligations judiciaires, le paiement des amendes ayant été effectué. La décision s'appuie sur les articles L. 320-2, L. 320-3, L. 320-4 et R. 322-18-1 du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2509072(TA38-2509072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre les décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans et de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfecture ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 décembre 2025, ce qui permettait de régulariser temporairement sa situation. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.