Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300907(TA38-2300907)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour un logement situé à Tours en Savoie au titre de l'année 2022. Le requérant soutenait que le bien, inoccupé et en travaux, ne constituait pas une résidence secondaire imposable. Le tribunal a rappelé que la taxe d'habitation est due pour tout local meublé dont le contribuable a la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition, indépendamment de son occupation effective. Faute pour M. A... d'avoir produit des justificatifs démontrant l'état d'inhabitabilité du logement, sa demande de décharge a été rejetée, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA38-2510281(TA38-2510281)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le regroupement familial demandé par Mme A... pour son époux. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la séparation du couple et la détresse morale invoquée ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2505692(TA38-2505692)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Saint-Jean-de-Chevelu. Le requérant n’a pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Cette irrecevabilité n’ayant pas été régularisée malgré une demande en ce sens, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510052(TA38-2510052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un premier certificat de résidence à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption d'urgence applicable en cas de refus de renouvellement ou de retrait de titre. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2510310(TA38-2510310)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de l'intéressé, déposée après l'expiration du délai légal de renouvellement, devait être regardée comme une première demande et non comme un renouvellement. En conséquence, la présomption d'urgence invoquée par le requérant n'était pas applicable, et ce dernier n'a pas justifié de circonstances particulières justifiant une urgence. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2501932(TA38-2501932)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Les Mauvi’s d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par la commune de Saint-Etienne-de-Crossey. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA38-2401168(TA38-2401168)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Romans-sur-Isère du 20 décembre 2023 ordonnant la mise en sécurité de son immeuble. Par un acte enregistré le 4 juin 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2400149(TA38-2400149)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Haute-Savoie d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que les ressources du requérant, inférieures au seuil légal exigé par l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient ni stables ni suffisantes, même après la prise en compte de l’évolution favorable de sa pension de retraite. La solution retenue repose sur l’appréciation des ressources sur la période de référence, sans que des éléments postérieurs à la décision puissent en affecter la légalité.
N° TA38-2301496(TA38-2301496)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.
N° TA38-2208372(TA38-2208372)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SASU WAT d’une demande de restitution des crédits d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et recherche (CIR) au titre des années 2013 à 2015. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel de 212 965 euros, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer à hauteur de cette somme. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles 244 quater C, 220 C et 199 ter C du code général des impôts, jugeant que la société, en omettant d’imputer le CICE sur l’impôt dû dans les délais légaux, ne pouvait ni l’imputer sur un exercice postérieur ni en obtenir la restitution.
N° TA38-2208600(TA38-2208600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du directeur du centre pénitentiaire de Valence du 18 novembre 2022. Cette décision ordonnait une retenue de 140 euros sur la part disponible de son compte nominatif au profit du Trésor public, en application des articles L. 332-3 et D. 332-18 du code pénitentiaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation de signature, qu'elle était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée.
N° TA38-2300469(TA38-2300469)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Wise Ride contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2022. La société, locataire d'un logement à Saint-Gervais-les-Bains, soutenait que l'adresse sur l'avis d'imposition était erronée et qu'en tant que bailleur d'une location saisonnière, elle n'était pas redevable. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur d'adresse, celle-ci ne remettant pas en cause le bien-fondé de l'imposition. Appliquant les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, il a jugé que la SARL, ayant la libre disposition du logement au 1er janvier 2022 en tant que locataire, était redevable de la taxe, indépendamment de la sous-location ultérieure.
N° TA38-2301264(TA38-2301264)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022 concernant un logement à Combloux. La requérante soutenait que ce bien constituait sa résidence principale, mais le tribunal a constaté qu'elle avait déclaré une adresse à Besançon sur ses déclarations de revenus pour ces années. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe d'habitation est due au 1er janvier de l'année d'imposition en fonction de la disposition effective du logement. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
N° TA38-2501886(TA38-2501886)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant l'avis défavorable du ministre de l'intérieur à sa demande d'exploitation d'un poste d'enregistrement de jeux de La Française des Jeux. Le juge a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de fait en relevant le manque de transparence du requérant sur sa condamnation judiciaire récente lors de son audition. En revanche, le tribunal a reconnu une erreur de fait concernant le non-respect des obligations judiciaires, le paiement des amendes ayant été effectué. La décision s'appuie sur les articles L. 320-2, L. 320-3, L. 320-4 et R. 322-18-1 du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2509072(TA38-2509072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre les décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans et de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfecture ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 décembre 2025, ce qui permettait de régulariser temporairement sa situation. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA38-2509940(TA38-2509940)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficie de récépissés valables jusqu'au 21 octobre 2025, ne justifie pas de perspectives d'emploi, et sa situation d'hébergement d'urgence et de précarité n'est pas susceptible de se dégrader à brève échéance. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour ordonner une suspension.
N° TA38-2307376(TA38-2307376)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., salarié protégé et représentant du personnel, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspectrice du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a annulé cette autorisation, jugeant que la procédure de licenciement était irrégulière : la convocation à l’entretien préalable n’informait pas M. A... de la possibilité de se faire assister par un conseiller du salarié, en méconnaissance des articles L. 1232-4 et R. 1232-1 du code du travail, ce qui l’a privé d’une garantie. La solution retenue est fondée sur le non-respect des droits procéduraux du salarié protégé, sans qu’il soit besoin d’examiner le second moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA38-2510330(TA38-2510330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A... d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2508995(TA38-2508995)
Le tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 avril 2025. Cette ordonnance initiale avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Constatant que la préfète n'avait pas procédé au réexamen requis, le juge a prononcé la liquidation provisoire de l'astreinte à hauteur de 900 euros et a modifié les injonctions, imposant un réexamen sous un mois et la délivrance d'une autorisation de travail sous deux jours, sous une astreinte portée à 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2505347(TA38-2505347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Appliquant l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que le caractère réel et sérieux des études n'était pas établi en raison d'ajournements et d'absences injustifiées, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés.