Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509556(TA38-2509556)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 200 euros par jour prononcée par une ordonnance du 20 mai 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de statuer sur une demande de titre de séjour. Constatant l'inexécution de cette injonction dans le délai imparti, le juge a modéré le montant de l'astreinte provisoire à 3 000 euros, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA38-2509277(TA38-2509277)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus d'admission en master de psychologie clinique présentée par Mme B... à l'encontre de l'Université Grenoble-Alpes. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de base légale de la décision et l'irrégularité de la procédure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA38-2510221(TA38-2510221)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 et 2015, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que les impositions contestées avaient été établies par le pôle de recouvrement spécialisé de la direction nationale des vérifications de situations fiscales, dont le siège est à Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2510298(TA38-2510298)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la SCI Doron. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de la Savoie de mettre en œuvre le concours de la force publique pour expulser la société EHG de ses locaux, en raison d'une atteinte grave à son droit de propriété. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, car la SCI Doron se borne à invoquer l'accroissement de ses dettes et une crainte d'aggravation, sans démontrer une situation nécessitant une intervention sous 48 heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2509279(TA38-2509279)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par Mme B... concernant le retrait de son agrément d'assistante familiale et son licenciement consécutif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière précaire invoquée par la requérante étant inhérente à la perte d'emploi et ne caractérisant pas une urgence justifiant une suspension. En l'absence d'urgence, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA38-2510300(TA38-2510300)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la SCI Doron Isère. Celle-ci demandait d’enjoindre à la préfète de la Savoie d’accorder le concours de la force publique pour expulser la société EHG de locaux commerciaux, en raison d’une atteinte grave à son droit de propriété. Le juge estime que la condition d’urgence particulière n’est pas satisfaite, la requérante se bornant à invoquer l’accroissement de dettes et une crainte hypothétique, sans démontrer de circonstances impérieuses justifiant une intervention sous 48 heures. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2510224(TA38-2510224)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. A... Le juge a estimé que l’urgence, condition nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas caractérisée, les éléments avancés (impact psychologique et promesse d’embauche de l’épouse) étant insuffisants. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2307392(TA38-2307392)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Maison Allemand, qui contestait une décision de préemption urbain prise par le maire d’Albon sur des parcelles voisines. Le juge a estimé que la requérante, bien que propriétaire de parcelles mitoyennes, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, car les conséquences alléguées (dommages aux ouvrages mitoyens, modification de la perméabilité des sols) ne lui conféraient pas une qualité directe et certaine pour contester la préemption. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond. La SCI a également été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2504717(TA38-2504717)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 000 euros pour les préjudices subis du fait de l'abandon des harkis. Le juge a estimé que la loi du 23 février 2022, qui institue un mécanisme de réparation forfaitaire pour ces préjudices, fait obstacle à toute action en responsabilité de droit commun de l'État pour les mêmes dommages. La requête, postérieure à l'entrée en vigueur de cette loi, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510222(TA38-2510222)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. et Mme A... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2014 et 2015, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les impositions contestées avaient été établies par une autorité fiscale dont le siège est à Paris. Par une ordonnance du 3 octobre 2025, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2505970(TA38-2505970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL HRP, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 9 646 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal, en ne produisant pas une copie complète de la décision attaquée et en ne présentant pas les pièces jointes par fichier distinct. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 414-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2510090(TA38-2510090)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Orange. Celle-ci réclamait le paiement de factures impayées par la commune de Jarrie (Isère) au titre d’un contrat de 2021. Or, il ressort des pièces du dossier que le contrat litigieux a été conclu avec la commune de La Jarrie (Charente-Maritime), et non avec la commune défenderesse. L’obligation de la commune de Jarrie étant ainsi sérieusement contestable, la provision n’est pas accordée.
N° TA38-2509853(TA38-2509853)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser à Mme B... une somme de 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2510112(TA38-2510112)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension du refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour avait déjà été enregistrée et qu'aucune décision de refus d'enregistrement n'existait, rendant les conclusions irrecevables. De même, le refus de délivrer une attestation de prolongation d'instruction a été jugé inexistant, car ce document n'est pas requis pour une première demande de titre de séjour. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux.
N° TA38-2403500(TA38-2403500)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme A..., ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait le 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, car Mme A... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
N° TA38-2504977(TA38-2504977)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière et que l'avis du collège de médecins de l'OFII était valide. Il a estimé que la préfète n'avait pas méconnu les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, dès lors que M. B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA38-2300302(TA38-2300302)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre le permis de construire délivré par le maire de Chamrousse à la SCI Green Chaud. Le tribunal a d'abord jugé que M. A... ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car il n'a pas démontré que le projet affectait directement ses conditions de jouissance de son bien. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. La demande de M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, et une somme de 1 500 euros a été mise à sa charge au profit de la commune.
N° TA38-2105583(TA38-2105583)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Domidéa Tertiaire contestant la décision de préemption du 1er avril 2021 prise par l'Établissement Public Foncier Local du Dauphiné sur des parcelles à La Tronche. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'absence d'avis du service des domaines, ce dernier ayant été consulté le 16 mars 2021 conformément à l'article L. 1311-9 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'indemnisation.
N° TA38-2105568(TA38-2105568)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le permis de construire délivré par le maire de Le Gua à la SCI Les sangliers de la construction pour la rénovation d'un bâtiment en trois logements. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du requérant en tant que voisin immédiat. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la demande de permis, jugeant que l'administration n'a pas à vérifier la qualité du pétitionnaire au-delà de son attestation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit fait application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2105906(TA38-2105906)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme I... contre un permis de construire délivré par le maire du Touvet à Mme B... et M. D..., ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), relatives à l'accès, à l'implantation et à l'insertion paysagère. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier de permis de construire était suffisant au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et que les règles du PLU invoquées n'étaient pas méconnues. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.