Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510304(TA38-2510304)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bourg-Lès-Valence. Celle-ci sollicitait la désignation d’un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé au 31 rue du Gaz. La solution retenue est la nomination d’un expert avec pour mission de constater l’état du bâtiment et des mitoyens, de déterminer s’il existe un péril imminent, et de proposer des mesures de sauvegarde. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302370(TA38-2302370)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 2 mars 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le tribunal a estimé que M. A... n'avait pas déposé sa demande dans les trois mois suivant son entrée en France, condition prévue à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2301361(TA38-2301361)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 mars 2023 l'assignent à résidence pour six mois. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation des articles L. 731-1, L. 731-3 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2105906(TA38-2105906)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme I... contre un permis de construire délivré par le maire du Touvet à Mme B... et M. D..., ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), relatives à l'accès, à l'implantation et à l'insertion paysagère. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier de permis de construire était suffisant au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et que les règles du PLU invoquées n'étaient pas méconnues. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105583(TA38-2105583)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Domidéa Tertiaire contestant la décision de préemption du 1er avril 2021 prise par l'Établissement Public Foncier Local du Dauphiné sur des parcelles à La Tronche. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'absence d'avis du service des domaines, ce dernier ayant été consulté le 16 mars 2021 conformément à l'article L. 1311-9 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'indemnisation.
N° TA38-2105568(TA38-2105568)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le permis de construire délivré par le maire de Le Gua à la SCI Les sangliers de la construction pour la rénovation d'un bâtiment en trois logements. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du requérant en tant que voisin immédiat. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la demande de permis, jugeant que l'administration n'a pas à vérifier la qualité du pétitionnaire au-delà de son attestation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit fait application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2510112(TA38-2510112)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension du refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour avait déjà été enregistrée et qu'aucune décision de refus d'enregistrement n'existait, rendant les conclusions irrecevables. De même, le refus de délivrer une attestation de prolongation d'instruction a été jugé inexistant, car ce document n'est pas requis pour une première demande de titre de séjour. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux.
N° TA38-2108061(TA38-2108061)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Huez-en-Oisans délivrant un permis de construire à M. B... pour l’aménagement d’un bar et d’un magasin. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance du dossier de demande (notices et plans lacunaires) et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme. Le tribunal a examiné la légalité du permis au regard des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l’urbanisme, ainsi que des règles d’urbanisme locales. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
N° TA38-2204706(TA38-2204706)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société GRDF, tiers à des travaux publics, afin d’obtenir réparation du préjudice résultant de l’endommagement accidentel d’un branchement de gaz par la société Fournier TP lors de travaux de terrassement pour le compte d’une commune. Le juge unique a retenu la responsabilité sans faute de l’entrepreneur, considérant que le lien de causalité était établi et que la société Fournier TP n’apportait pas la preuve d’une faute de la victime ou d’un cas de force majeure. Il a jugé que le préjudice était justifié dans son principe, la suppression du branchement n’excédant pas le coût d’une réparation à l’identique, et a condamné la société Fournier TP à indemniser GRDF. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité des constructeurs en matière de travaux publics, sans application des dispositions exonératoires de l’article L. 554-1 du code de l’environnement, non en vigueur au moment des faits.
N° TA38-2108062(TA38-2108062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 2 juin 2021 du maire d'Huez-en-Oisans autorisant des travaux sur un établissement recevant du public (ERP) pour un espace bar/billard et un magasin. Le requérant soutenait que le dossier de demande était incomplet au regard des articles R 111-19-17 et D 111-19-18 du code de la construction et de l'habitation et méconnaissait les règles d'accessibilité. Le tribunal a jugé que, malgré d'éventuelles insuffisances dans les documents produits, l'autorité compétente disposait d'éléments suffisants pour vérifier la conformité du projet à la réglementation applicable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201643(TA38-2201643)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 octobre 2021 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Moirans s'est opposé à la déclaration préalable de la SARL Paradox pour le détachement d'un lot à bâtir. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'absence de permission de voirie était illégal, car non motivé en droit et non requis par le code de l'urbanisme, et que la société bénéficiait d'une servitude de passage. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette décision est fondée sur les articles L. 421-6, L. 424-3 et R. 111-2 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2509386(TA38-2509386)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 10 juin 2025 refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant B..., ainsi que de la décision du 3 juillet 2025 rejetant le recours administratif préalable obligatoire. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, considérant que les requérants contestaient bien la décision prise sur recours préalable. Il a ensuite examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de l'erreur d'appréciation de l'état de santé de l'enfant et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées, et que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, rejetant ainsi la requête.
N° TA38-2509314(TA38-2509314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante tunisienne. Le juge a constaté que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction rendait sans objet les conclusions relatives au refus de récépissé. S'agissant du refus de titre, le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), et que la condition d'urgence est présumée en cas de refus de renouvellement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement porte sur la caractérisation de l'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en lien avec la convention franco-tunisienne du 17 mars 1988 et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2510122(TA38-2510122)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant au renouvellement de son attestation de prolongation d’instruction et à l’indemnisation de ses préjudices. Par un courriel du 1er octobre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. La juge des référés a pris acte de ce désistement par une ordonnance du 2 octobre 2025, sans examiner le fond du litige. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond.
N° TA38-2509734(TA38-2509734)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B..., fonctionnaire territoriale de la commune de Vienne. Celle-ci contestait son arrêté de réintégration à temps complet ainsi que plusieurs courriers relatifs à ses droits à congés et à une expertise médicale, en invoquant l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des actes. Le juge a estimé que la requête, bien que visant l’article L. 521-2, ne pouvait être examinée que sur le seul fondement de l’article L. 521-1, et que les conclusions fondées sur la voie de la liberté fondamentale étaient irrecevables. En l’absence d’éléments suffisants établissant l’urgence ou un doute sérieux, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2207243(TA38-2207243)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. C..., qui imputait au département de la Haute-Savoie la dégradation du crépi de sa maison, causée selon lui par les projections de neige lors du déneigement de la route départementale. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve du lien de causalité entre l'opération de déneigement et le dommage, élément essentiel pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. La décision s'appuie sur le principe de la responsabilité du fait des ouvrages publics, mais constate que les éléments fournis (photographie, constat amiable) ne permettent pas d'établir ce lien. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. C... ont été rejetées.
N° TA38-2509027(TA38-2509027)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme B... dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Le tribunal a constaté qu'aucune offre d'hébergement conforme n'avait été proposée et que l'urgence persistait. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2509994(TA38-2509994)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. La requérante contestait le refus implicite de titre de séjour « vie privée et familiale » et le non-renouvellement de son attestation, invoquant une urgence liée à la perte de ses droits au travail et à la sécurité sociale. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais d’instance.
N° TA38-2508551(TA38-2508551)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 octobre 2025, a rejeté la requête de M. B... et Mme C... qui contestaient des droits de succession mis à leur charge. Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur des droits d’enregistrement, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510090(TA38-2510090)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Orange. Celle-ci réclamait le paiement de factures impayées par la commune de Jarrie (Isère) au titre d’un contrat de 2021. Or, il ressort des pièces du dossier que le contrat litigieux a été conclu avec la commune de La Jarrie (Charente-Maritime), et non avec la commune défenderesse. L’obligation de la commune de Jarrie étant ainsi sérieusement contestable, la provision n’est pas accordée.