Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509337(TA38-2509337)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'une carte de résident à M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant placé lui-même dans la situation qu'il invoquait. Par ailleurs, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu, le dossier de demande étant incomplet, ce qui constituait un refus d'enregistrement ne faisant pas grief.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510094(TA38-2510094)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme portée devant une juridiction incompétente. La requérante demandait des mesures de protection et d’éloignement à l’encontre de personnes du foyer La Sasson, ainsi qu’une enquête administrative et des conclusions indemnitaires. Le juge a estimé que les conclusions pénales et indemnitaires ne relèvent pas de la compétence administrative, et que le centre d’hébergement, géré par une association de droit privé, échappe également à cette compétence. La requête a été rejetée par application de l’article L. 522-3 du même code, la requérante étant avertie des risques de sanction pour recours abusif.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2509343(TA38-2509343)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions principales. Ce désistement faisait suite à l'obtention, en cours d'instance, d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 décembre 2025, rendant sans objet la demande de suspension du refus implicite de titre de séjour. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a condamné l'État à verser 500 euros à Mme B... sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que la délivrance de l'attestation était intervenue en raison de l'introduction du recours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509202(TA38-2509202)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu les décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de renouveler la carte de séjour de Mme B... et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation de précarité financière et médicale de la requérante, titulaire d'une précédente carte de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509355(TA38-2509355)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de la préfète de l’Isère sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante marocaine, épouse d’un citoyen de l’Union européenne. Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée, compte tenu de la situation de précarité administrative et financière de la requérante après plus de dix-huit mois d’attente, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 233-2 et R. 233-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et de délivrer une attestation de prolongation d’instruction avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2509658(TA38-2509658)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence algérien, invoquant notamment l’urgence et une erreur de droit au regard de l’accord franco-algérien. Le juge a admis Mme A... à l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à la requérante si l’aide n’est pas accordée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2509023(TA38-2509023)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Vienne du 7 août 2025 s’opposant à sa déclaration préalable pour la création de deux logements. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 1er octobre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509227(TA38-2509227)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A..., ressortissant guinéen, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le refus contesté ne constitue pas un refus de renouvellement de titre et que M. A... n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507159(TA38-2507159)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant son assignation à résidence pour 45 jours renouvelable, prise par la préfète de l’Isère sur le fondement de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que l’éloignement de l’intéressé, condamné à une interdiction judiciaire du territoire, demeurait une perspective raisonnable, et que la mesure n’a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni à l’intérêt supérieur de son enfant, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207746(TA38-2207746)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi par son enfant, scolarisé en 6ème au collège La Moulinière, en raison de l'absence de remplacement de professeurs durant l'année scolaire 2021-2022. La requérante invoquait un manquement de l'État à son obligation d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, conformément aux articles L. 111-2 et L. 122-1-1 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les absences, bien que réelles, étaient de courte durée, perlées et imprévisibles, et n'avaient pas privé l'élève d'un enseignement dans une matière obligatoire pendant une période appréciable. Il a également jugé que le lien de causalité entre ces absences et les préjudices allégués n'était pas établi.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207748(TA38-2207748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... qui demandait la condamnation de l'État pour l'absence de remplacement d'un enseignant à l'école primaire Paul Langevin durant l'année scolaire 2021-2022. Le tribunal a estimé que si l'absence prolongée de l'enseignante constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le plan de continuité pédagogique mis en œuvre (redéploiement des élèves et mise à disposition de supports) était de nature à assurer la poursuite des apprentissages. En l'absence de justificatifs suffisants, les préjudices allégués (retard scolaire et préjudice moral) n'ont pas été considérés comme établis. La décision s'appuie sur l'article L. 122-1-1 du code de l'éducation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2401924(TA38-2401924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Peisey-Nancroix du 19 octobre 2023, accordant à la société Real Pic un permis de construire valant division pour un projet de démolition, construction et réhabilitation de maisons. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier, la méconnaissance des règles d'urbanisme (hauteur, stationnement, eaux pluviales) et l'illégalité du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 421-6, R. 431-8, R. 431-10, R. 431-24 et R. 111-27.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402085(TA38-2402085)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Megève à la SARL Connect Immo pour la construction de six logements. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant le recours recevable car le délai de recours contentieux n'avait pas commencé à courir faute de preuve d'affichage régulier du permis. Sur le fond, les moyens invoqués par la requérante (illégalité de l'arrêté, fraude, méconnaissance des articles 3.1 et 3.2 du règlement UH du PLU et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de Mme B..., y compris ses demandes au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502048(TA38-2502048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A..., ressortissant kosovar, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., jugeant que les décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les conventions internationales applicables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502530(TA38-2502530)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement ayant annulé un refus de titre de séjour, constate que la préfète de l’Isère a finalement délivré à M. A... un titre de séjour pluriannuel valable jusqu’en 2026. En conséquence, les conclusions tendant à enjoindre cette délivrance sous astreinte sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Le tribunal admet provisoirement M. A... à l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503475(TA38-2503475)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la situation familiale de la requérante avait changé depuis la délivrance de son premier titre, ce qui justifiait le refus. Il a également relevé que Mme B... n'avait pas informé l'administration de son emploi, rendant non erronée la mention relative à l'absence de contrat de travail. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504134(TA38-2504134)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui retirant son titre de séjour « travailleur saisonnier », refusant un titre « salarié », et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a considéré que le préfet avait légalement retiré la carte de séjour sur le fondement de l’article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l’intéressé ne remplissant plus les conditions liées à son statut de travailleur saisonnier. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l’arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504670(TA38-2504670)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, signé par une autorité compétente, et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté dans le cadre de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504722(TA38-2504722)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A., ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence en qualité de conjoint de Français et l’obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté préfectoral était signé par une autorité compétente et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a estimé que la séparation avec son épouse était limitée dans le temps, le couple n’ayant pas d’enfant, et que son insertion professionnelle et la présence de son frère en France étaient insuffisantes pour caractériser une erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505077(TA38-2505077)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... épouse E..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du CESEDA, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que l'intéressée, présente en France depuis cinq ans et dont la famille était également en situation irrégulière, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'un titre de séjour. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA