Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2509457(TA38-2509457)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de la commission académique de l’académie de Grenoble de l’autoriser à instruire en famille sa fille pour l’année 2025-2026. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence d’examen sérieux du projet éducatif et l’atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-2 et L. 131-5 du code de l’éducation, qui posent le principe de l’instruction en établissement et les conditions dérogatoires de l’instruction en famille.
N° TA38-2509490(TA38-2509490)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois.
N° TA38-2509558(TA38-2509558)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions de la commission académique de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille les enfants E... et B... F... pour l'année 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation. Les requêtes ont été rejetées, et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA38-2509697(TA38-2509697)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A..., ressortissant américain, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l’urgence, en raison de la présomption d’urgence applicable au refus de renouvellement d’un titre de séjour et de la situation précaire du requérant, malgré la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509701(TA38-2509701)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201621(TA38-2201621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Aix-les-Bains pour une maison individuelle. Les requérants contestaient la complétude du dossier, notamment concernant la qualification du chemin d'accès et l'absence de servitude de tréfonds, ainsi que la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'erreur sur la qualification de la voie d'accès n'avait pas faussé l'appréciation de l'administration et que les questions de servitudes relevaient des droits des tiers, sans incidence sur la légalité du permis. La solution s'appuie sur les articles R. 431-9 du code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
N° TA38-2509815(TA38-2509815)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 14 septembre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie avait obligé M. B..., ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. La décision est fondée sur une erreur de fait, la préfète ayant indiqué à tort que l'intéressé n'avait pas sollicité de titre de séjour et que son épouse, bénéficiaire de la protection subsidiaire, était dans la même situation administrative que lui. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour, fixation du pays de destination et assignation à résidence) sont également annulées pour défaut de base légale. Le tribunal applique les articles L. 611-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2509019(TA38-2509019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 31 juillet 2025 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie avait refusé de reconnaître comme prioritaire la demande de logement de M. C..., sans logement et dormant dans sa voiture. Le juge a estimé que la demande de l'intéressé était susceptible de relever du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, créant ainsi un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Il a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de six semaines.
N° TA38-2304347(TA38-2304347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le mandataire judiciaire de M. A... d’une requête en annulation d’un refus implicite du département de l’Isère d’attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, sans obtenir de réponse dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. A..., conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2502595(TA38-2502595)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme B..., ressortissante sénégalaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. La décision implicite initiale a été remplacée par l'arrêté du 29 avril 2025, qui constitue l'objet principal du litige. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2407561(TA38-2407561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme B..., ressortissants algériens, contestant les refus implicites puis explicites de titre de séjour, assortis d’une obligation de quitter le territoire français. La requête contre la décision implicite de refus de titre de séjour a été rejetée comme tardive, le recours gracieux n’ayant pas été formé dans les délais légaux. Concernant l’arrêté du 25 avril 2025, le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour pour méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet ayant commis une erreur manifeste d’appréciation en n’usant pas de son pouvoir de régularisation. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français a également été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA38-2307822(TA38-2307822)
Désistement d'instance pour défaut de confirmation de maintien de requête. Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté que M. A..., qui contestait le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement, n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions après y avoir été invité. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2506013(TA38-2506013)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel la préfète de la Savoie refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant malgache, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a relevé que la préfète n'avait pas examiné la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se prononçant uniquement sur celle fondée sur l'article L. 435-1 du même code. Ce défaut d'examen a conduit à l'annulation de l'arrêté. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2505967(TA38-2505967)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, contestant l'arrêté du 3 juin 2025 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'assignation à résidence, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505933(TA38-2505933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de ses attaches en Algérie. La décision fixant le pays de destination est également validée, faute d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire. L'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, est rejeté.
N° TA38-2505931(TA38-2505931)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant rwandais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. S'agissant du refus de titre de séjour, le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant le manque de sérieux et de progression dans les études de l'intéressé, caractérisé par des redoublements et des résultats insuffisants. En conséquence, les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA38-2505927(TA38-2505927)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, applicable à sa situation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA38-2505922(TA38-2505922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante angolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa courte durée de séjour et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Angola. Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA38-2407964(TA38-2407964)
Le Tribunal administratif de Grenoble (2ème chambre) a annulé la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, la préfète n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai légal d’un mois, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la délivrance de récépissés n’avait pas retiré la décision implicite de refus.
N° TA38-2408218(TA38-2408218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante nigériane, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère soutenait qu'aucune décision de refus n'était née, car un récépissé avait été délivré à la requérante. Le tribunal a rejeté cette argumentation, rappelant que la délivrance d'un récépissé après l'expiration du délai de quatre mois ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de refus. La solution retenue est que la requête est recevable, le tribunal s'appuyant sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.