Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510221(TA38-2510221)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une requête en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 et 2015, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que les impositions contestées avaient été établies par le pôle de recouvrement spécialisé de la direction nationale des vérifications de situations fiscales, dont le siège est à Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2509556(TA38-2509556)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 200 euros par jour prononcée par une ordonnance du 20 mai 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de statuer sur une demande de titre de séjour. Constatant l'inexécution de cette injonction dans le délai imparti, le juge a modéré le montant de l'astreinte provisoire à 3 000 euros, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA38-2510224(TA38-2510224)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. A... Le juge a estimé que l’urgence, condition nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas caractérisée, les éléments avancés (impact psychologique et promesse d’embauche de l’épouse) étant insuffisants. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2510175(TA38-2510175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à obtenir la restitution de son permis de conduire belge, saisi suite à un excès de vitesse. Le juge a considéré que la requête était dépourvue d'utilité, car le requérant n'avait pas sollicité au préalable la restitution de son titre auprès de la préfecture, ni démontré que le préfet l'aurait invité à échanger son permis contre un permis français. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 221-1, R. 222-1 et R. 222-2 du code de la route, relatifs à la résidence normale et à l'obligation d'échange du permis étranger en cas d'infraction.
N° TA38-2504744(TA38-2504744)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de délivrance d’un titre de séjour de dix ans pris par le préfet de la Haute-Savoie. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant accepté.
N° TA38-2506515(TA38-2506515)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient une décision fiscale mais n'ont pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de rejet de leur réclamation préalable obligatoire prévue à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet de la requête pour défaut de régularisation dans le délai imparti.
N° TA38-2508723(TA38-2508723)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait la mise à jour de son bordereau de situation fiscale et la suspension du recouvrement d'une somme de 6 816 euros. Le tribunal a jugé qu'un bordereau de situation n'est pas un acte de poursuite et ne peut faire l'objet d'un recours contentieux. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge de l'impôt de suspendre le recouvrement d'une créance fiscale. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107273(TA38-2107273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Machilly pour une maison individuelle. Les requérants soutenaient que le projet méconnaissait les articles UC3 (accès et voirie) et UC13 (espaces libres) du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'existence d'une pente latérale rendant l'accès inutilisable n'était pas établie et que l'illégalité de l'autorisation de lotir ne pouvait être invoquée par voie d'exception. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU.
N° TA38-2510348(TA38-2510348)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune nouvelle de Glières-Val-de-Borne. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé sur son territoire. La solution retenue est la nomination d'un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508188(TA38-2508188)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour, mais sa requête ne contenait ni conclusions ni moyens. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA38-2508432(TA38-2508432)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Thonon-les-Bains. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 3 octobre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA38-2509276(TA38-2509276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant le refus de l'Université Savoie Mont Blanc de l'admettre en master droit des affaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, alors qu'elle était déjà inscrite dans un autre master. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de base légale de la décision ou l'irrégularité de la procédure de sélection, n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2509225(TA38-2509225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La magistrate désignée a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Elle a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2506029(TA38-2506029)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie refusait de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée portée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Il a relevé la présence régulière et continue de l'intéressé en France depuis neuf ans, son intégration sociale et professionnelle (master en mathématiques appliquées, emplois qualifiés), et la stabilité de ses liens familiaux. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence.
N° TA38-2203391(TA38-2203391)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Machilly pour une maison individuelle. Les requérants contestaient la légalité du permis au regard des règles du PLU sur les accès, la voirie et les espaces libres, mais le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment estimé que l'accès depuis le chemin des Ruppes était conforme à l'article UC3 du PLU et que la voie en impasse permettait le retournement des véhicules de secours. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune.
N° TA38-2409998(TA38-2409998)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté du maire de Cruseilles du 17 octobre 2024 lui refusant un permis de construire. Par une ordonnance du 3 octobre 2025, le président de la 2ème chambre a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans qu'il soit statué sur le fond du litige.
N° TA38-2108143(TA38-2108143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 octobre 2025, du désistement pur et simple de la requête en excès de pouvoir introduite par la SCI 73 Habitation et M. A... contre un permis de construire délivré par le maire de Val d'Isère le 15 juin 2021. Les défendeurs, la société Studio 2 (anciennement SAS Erim) et la commune, ont accepté ce désistement et se sont également désistés de leurs conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a donné acte de l'ensemble de ces désistements, sans qu'aucune somme ne soit mise à la charge des parties.
N° TA38-2507110(TA38-2507110)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant une pénalité fiscale. Le juge a constaté que le requérant n’établissait pas l’existence d’une sanction fiscale et que sa requête ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées.
N° TA38-2106215(TA38-2106215)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de la maire de Saint-Pierre de Soucy de dresser un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme contre ses voisins. Le tribunal a jugé que Mme A... n'établissait pas l'existence d'une décision administrative préalable, condition nécessaire pour saisir le juge administratif en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rappelé que si le refus de dresser un procès-verbal peut relever du juge administratif, l'acte lui-même est un acte de procédure pénale. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de précision.
N° TA38-2508134(TA38-2508134)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation et un délai pour fournir des documents manquants. La requérante contestait une décision de la préfète de l'Isère du 27 mai 2025 rejetant sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au tribunal administratif de réexaminer une telle demande ou d'accorder un délai supplémentaire, ces conclusions relevant du recours gracieux. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.