Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2410080(TA38-2410080)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la Fédération française de vol en planeur (FFVP) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lans-en-Vercors réglementant les pratiques dans une bulle de quiétude pour l’aigle royal. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la FFVP à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 6 octobre 2025, la présidente de la 5ème chambre a donc constaté le désistement d’office de la requête et donné acte de ce désistement.
N° TA38-2503084(TA38-2503084)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée pour défaut d’urgence. Enfin, les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles ont été rejetées, le tribunal estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2506111(TA38-2506111)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Beaumont. Celle-ci sollicitait une expertise afin de déterminer les causes des désordres affectant son réseau d’eau pluviale, consécutifs à l’effondrement d’une paroi berlinoise lors d’un chantier immobilier. Le tribunal a jugé cette mesure utile et a désigné un expert avec pour mission d’évaluer les dommages, leurs causes, les travaux réparatoires et les préjudices subis. La question de la charge des frais d’expertise a été réservée pour une décision ultérieure.
N° TA38-2505766(TA38-2505766)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation. La décision attaquée est jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen réel de sa situation. Les moyens tirés de la présomption d'innocence et du droit au travail sont écartés comme inopérants. En raison du non-respect des obligations de l'article R. 412-2 du code de justice administrative (absence d'inventaire des pièces), les pièces jointes sont écartées des débats, privant le requérant de tout élément probant pour démontrer une erreur d'appréciation.
N° TA38-2505343(TA38-2505343)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que la requérante, entrée en France en 2023 et mariée à un compatriote titulaire d'un certificat de résidence, relevait des catégories ouvrant droit au regroupement familial, ce qui excluait l'application du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA38-2505296(TA38-2505296)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant kosovar, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 424-3, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les conventions internationales applicables.
N° TA38-2505295(TA38-2505295)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, contestant les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que leur présence en France depuis quatorze ans et la présence d'une fille majeure en situation régulière ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, compte tenu de leurs attaches familiales dans leur pays d'origine et de l'absence d'intégration démontrée.
N° TA38-2505286(TA38-2505286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui estimait que l'intéressé pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Tunisie, n'était pas contredit par les pièces produites, et que le refus ne méconnaissait donc pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505285(TA38-2505285)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que leur présence en France depuis quatorze ans et la présence d’une fille majeure en situation régulière ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l’article L. 423-23 du même code, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de leurs attaches familiales persistantes au Kosovo.
N° TA38-2400149(TA38-2400149)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Haute-Savoie d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que les ressources du requérant, inférieures au seuil légal exigé par l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient ni stables ni suffisantes, même après la prise en compte de l’évolution favorable de sa pension de retraite. La solution retenue repose sur l’appréciation des ressources sur la période de référence, sans que des éléments postérieurs à la décision puissent en affecter la légalité.
N° TA38-2304923(TA38-2304923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Loire de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à sa fille mineure. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement estimer, sur le fondement de l’article 18 du code civil, que la nationalité française de l’enfant n’était pas établie en raison d’une reconnaissance de paternité frauduleuse. La solution retenue confirme que l’administration peut écarter une fraude à la filiation pour refuser la délivrance de titres d’identité, sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir.
N° TA38-2302318(TA38-2302318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de sa taxe d'habitation pour 2022. La requérante invoquait son invalidité et celle de son fils, ainsi que sa précarité financière, pour bénéficier de l'abattement prévu à l'article 1411 du code général des impôts. Le tribunal a constaté que la commune d'Epagny-Metz-Tessy n'avait pas pris de délibération pour instituer cet abattement pour l'année 2022, rendant la demande infondée. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute de base légale pour accorder le dégrèvement sollicité.
N° TA38-2302167(TA38-2302167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère lui refusant un premier titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis sept ans et sa scolarité, Mme B... avait vécu la majeure partie de sa vie en Algérie où réside sa famille, et que sa situation irrégulière ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2301883(TA38-2301883)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A..., artiste-tatoueur, qui sollicitait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. Le tribunal a jugé que les tatoueurs ne figurent pas dans la liste limitative des professions exonérées par l'article 1460 du code général des impôts (peintres, sculpteurs, graveurs et dessinateurs), et que cette disposition d'exception doit être interprétée strictement. Il a également écarté le moyen tiré d'une violation des articles 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la différence de traitement avec les artistes cités est justifiée par un but légitime tenant aux particularités du marché de l'art. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris la demande de sursis à statuer.
N° TA38-2301496(TA38-2301496)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.
N° TA38-2301264(TA38-2301264)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022 concernant un logement à Combloux. La requérante soutenait que ce bien constituait sa résidence principale, mais le tribunal a constaté qu'elle avait déclaré une adresse à Besançon sur ses déclarations de revenus pour ces années. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe d'habitation est due au 1er janvier de l'année d'imposition en fonction de la disposition effective du logement. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
N° TA38-2510426(TA38-2510426)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait la reconsidération de sa note à l'épreuve écrite anticipée de français du baccalauréat 2025. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car il n'appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l'administration pour modifier une note. Les notes des épreuves du baccalauréat sont considérées comme des décisions préparatoires non détachables de la décision finale du jury, et ne peuvent donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité manifeste de la requête.
N° TA38-2510382(TA38-2510382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant la décision de retrait de ses fonctions de directrice déléguée de l’hôpital de Lamastre. La requérante n’ayant pas produit la copie de sa requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code, ses conclusions ont été jugées manifestement irrecevables. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de protection fonctionnelle, sans examen au fond de l’urgence ou de la légalité.
N° TA38-2306408(TA38-2306408)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS APR II d’une demande en décharge de rappels de taxe sur les salaires pour l’année 2018. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le président de la formation de jugement a donc constaté le désistement d’instance de la requérante, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2510371(TA38-2510371)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour émanant du consulat général de France à Dakar, s’est déclaré incompétent. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, il a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.