Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306168(TA38-2306168)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. B... C... et M. A... C... dirigées contre les décisions du président du conseil départemental de l’Isère du 2 août 2023 retirant leur agrément d’assistant familial et du 10 août 2023 prononçant leur licenciement. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, le département avait légalement pu estimer que les conditions d’accueil n’étaient plus remplies, en se fondant sur les éléments de l’enquête administrative et les avis unanimes de la commission consultative paritaire. Les moyens tirés de l’inexactitude matérielle des signalements et de l’impossibilité d’évoquer des faits antérieurs classés ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2509317(TA38-2509317)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir du centre hospitalier de Tullins la communication de son certificat de travail, d'une attestation France travail et le versement de son solde tout compte. En défense, l'hôpital a justifié avoir déjà transmis ces documents à la requérante. Constatant que les pièces sollicitées avaient été communiquées en cours d'instance, le juge des référés a estimé que les conclusions de Mme A... étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2404756(TA38-2404756)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Par un acte enregistré le 1er septembre 2025, la requérante s’est désistée de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 7 octobre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2301657(TA38-2301657)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La solution retenue est fondée sur l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou le besoin d’accompagnement par une tierce personne. Mme A... n’a pas apporté de preuves suffisantes, comme un certificat médical détaillé, pour établir qu’elle remplit ces conditions, ses seules allégations sur un AVC et des difficultés de stationnement étant insuffisantes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505758(TA38-2505758)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet disposant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, le requérant ne justifiant pas d'une insertion professionnelle ou de liens personnels suffisants en France malgré un séjour récent d'un an. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de délai de départ volontaire était légal, le risque de fuite étant caractérisé au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2505752(TA38-2505752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l’arrêté du 17 avril 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne, et l’obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l’état de santé très évolué de la requérante, atteinte de la maladie de Parkinson avec un handicap majeur, nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d’une exceptionnelle gravité, et qu’elle ne pouvait bénéficier d’un traitement approprié en Algérie. La solution retenue se fonde sur l’article 6-7 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit d’un certificat de résidence dans ces conditions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505748(TA38-2505748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant macédonien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé la décision de refus de titre suffisamment motivée. S'appuyant sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a estimé que la présence de son épouse et de son enfant en France ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la brièveté et des conditions de son séjour. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus, ont également été validées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505330(TA38-2505330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son pacte civil de solidarité avec une Française et de ses attaches en France. Le tribunal a jugé que sa relation, bien que réelle, était trop récente et que son intégration, malgré des perspectives professionnelles, ne suffisait pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200472(TA38-2200472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., victime d’un accident de vélo sur une voie verte, afin d’engager la responsabilité du département de la Haute-Savoie, de la communauté d’agglomération du Grand Annecy et de la commune de Veyrier-du-Lac pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a examiné les compétences respectives des collectivités, notamment au regard d’une convention de 2019 confiant la maîtrise d’ouvrage des aménagements cyclables au département. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge a statué sur le principe de la responsabilité pour dommages de travaux publics, en application des articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des principes de la responsabilité sans faute pour les ouvrages publics.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2303869(TA38-2303869)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Les Brosses, qui demandait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 concernant des locaux industriels à Porcieu-Amblagnieu. La société soutenait que la valeur locative devait être abaissée en raison de démolitions et de la désaffectation des bâtiments, mais le tribunal a jugé que l'absence de déclaration de démolition à l'administration, conformément à l'article 1406 du code général des impôts, empêchait de prendre en compte ce changement de consistance. De plus, la désaffectation alléguée n'a pas été considérée comme suffisante pour modifier la méthode d'évaluation prévue à l'article 1499 du même code pour les immobilisations industrielles. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510253(TA38-2510253)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait d’enjoindre au centre hospitalier spécialisé de la Savoie de lui délivrer un certificat médical détaillé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas la réalité de l’échéance invoquée et la médecin compétente devant revenir de congés avant la date alléguée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510129(TA38-2510129)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui demandait à être convoquée d'urgence pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 décembre 2025, ne justifiait pas de la condition d'urgence nécessaire, ce document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202245(TA38-2202245)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) porte sur la demande indemnitaire de M. A..., agent territorial, qui sollicitait la réparation de préjudices matériels et moraux résultant d'irrégularités commises par la commune de Chavanoz dans la gestion de son temps de travail (heures supplémentaires impayées, absence de jours de repos compensateurs et congés annuels non pris). La commune opposait une fin de non-recevoir tirée de l'autorité de la chose jugée par une précédente ordonnance de désistement. Le tribunal a relevé d'office la tardiveté des conclusions relatives aux heures supplémentaires, la décision de rejet du 8 février 2022 étant confirmative d'une décision du 29 octobre 2019 devenue définitive, et a également jugé irrecevables les conclusions reconventionnelles de la commune. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A... et des conclusions reconventionnelles de la commune, sans qu'il soit besoin de statuer sur le fond, en application des principes de l'autorité de la chose jugée et du privilège du préalable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2509272(TA38-2509272)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, estimant que le requérant devait désormais contester le délai fixé par la voie appropriée. Il a rejeté la demande de délivrance d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée au caractère complet du dossier. En application de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505810(TA38-2505810)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... épouse B... contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère a établi que la demande initiale de l'intéressée était incomplète, faute de pièces justifiant d'une résidence habituelle en France, ce qui rendait la décision implicite non susceptible de recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2301182(TA38-2301182)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., assistante sociale des administrations de l'État, qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie de lui verser la prime de revalorisation prévue par le décret du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé que la décision n'avait pas à être précédée de l'avis de la commission administrative paritaire. Surtout, il a estimé que Mme C..., bien qu'appartenant au corps éligible, n'exerçait pas ses fonctions au sein d'un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, mais dans un service d'action sociale des ministères économiques et financiers. Par conséquent, elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette prime.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407341(TA38-2407341)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet de l'Isère a implicitement rejeté sa demande de regroupement familial. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a soulevé aucun obstacle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate de M. B..., sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506850(TA38-2506850)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... et M. A... visant à contester le refus du maire de Lugrin de classer leur terrain en zone constructible. Les requérants n'avaient pas produit la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'ont pas régularisé leur requête malgré une demande en ce sens. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506777(TA38-2506777)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... relative au renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens ni conclusions, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507765(TA38-2507765)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques en cas de retour au Mali non établis) ni l'article 8 (absence de vie privée et familiale caractérisée en France). Le délai de départ volontaire de 30 jours a été jugé suffisant, et l'interdiction de retour de 2 ans proportionnée. La demande de M. A... a donc été rejetée dans son ensemble.

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