Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506421(TA38-2506421)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'arrêté et d'irrégularité de la composition de la commission du titre de séjour, estimant que la délégation de signature était valable et que la commission était régulièrement composée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que les autres moyens soulevés par le requérant ne soient examinés dans l'extrait fourni. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-13, L. 432-14, R. 432-6, R. 432-7, R. 432-13, R. 432-14) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2506435(TA38-2506435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 20 mai 2025 par lequel la préfète de la Savoie obligeait M. A..., ressortissant vénézuélien présent en France depuis 25 ans, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée à 11 ans, de sa résidence régulière jusqu'en 2022 et de ses attaches en France. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'effacer le signalement de M. A... dans le système d'information Schengen et de réexaminer sa situation.
N° TA38-2506438(TA38-2506438)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 22 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction estime que le refus de renouvellement méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, dès lors que la requérante justifiait d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, malgré des échecs antérieurs. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "étudiant" à Mme B... dans un délai de deux mois.
N° TA38-2308081(TA38-2308081)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Immobilière Carrefour, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes annexes pour 2022 et 2023. La société soutenait que le coefficient de localisation et le calcul du « planchonnement » étaient erronés. Le tribunal a jugé que la valeur locative à comparer pour le planchonnement est celle de l'année d'imposition, corrigée du coefficient de neutralisation, et non la valeur locative non révisée de 2017. La solution retenue s'appuie sur l'article 1518 A quinquies du code général des impôts.
N° TA38-2400125(TA38-2400125)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E... demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Scionzier à la SCCV Scionzier Tête de Mussel pour un ensemble immobilier. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme, les statuts de l'association syndicale libre étant présents dans le dossier. Il a également jugé que la condition imposée par l'arrêté, exigeant la production d'un acte de servitude de passage pour désenclaver le terrain, était légale et suffisamment précise. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions du requérant.
N° TA38-2506865(TA38-2506865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et d'absence de nécessité de l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le refus de délai de départ volontaire était légal, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de garanties de représentation.
N° TA38-2506388(TA38-2506388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une erreur manifeste d'appréciation sur ses études, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.
N° TA38-2506949(TA38-2506949)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 lui retirant son certificat de résidence de dix ans pour fraude, l’obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour cinq ans. La juridiction a estimé que le retrait du titre était légal, car obtenu frauduleusement, et que les décisions subséquentes étaient fondées. Elle a notamment écarté les moyens tirés de l’incompétence du signataire et de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 432-5-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2105031(TA38-2105031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire initial (16 février 2021) et un permis modificatif (27 juin 2024) délivrés par le maire de Morzine à M. B... pour un complexe hôtelier avec ERP. La requérante invoquait la méconnaissance de plusieurs dispositions du code de l’urbanisme, du code de la construction et du règlement du PLU. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des deux arrêtés. En conséquence, la demande reconventionnelle de M. B... fondée sur l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme pour recours abusif a également été rejetée.
N° TA38-2509035(TA38-2509035)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... et Mme A... C... d'une demande d'injonction visant à proroger la validité de leurs visas touristiques, suite à l'annulation de leur vol. La préfète de l'Isère ayant convoqué les requérants pour procéder à cette prorogation, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, les requérants ne justifiant pas de frais exposés.
N° TA38-2509774(TA38-2509774)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas la réalité de sa demande de renouvellement ni l'existence d'une décision implicite, rendant ses conclusions irrecevables et manifestement dénuées de fondement. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA38-2200609(TA38-2200609)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Bernard Royal Dauphiné d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 novembre 2021 rejetant sa demande d’autorisation environnementale. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 13 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
N° TA38-2509196(TA38-2509196)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 14 octobre 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. En revanche, il a condamné l'État à verser à M. A... la somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2509785(TA38-2509785)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfecture ayant clôturé le dossier pour défaut de pièces alors que le requérant justifiait les avoir transmises par courriel et courrier recommandé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA38-2508868(TA38-2508868)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction sous astreinte visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 10 octobre 2025, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Par ailleurs, M. B... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme de 600 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2506936(TA38-2506936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Brie-et-Angonnes visant à désigner un expert. Cette demande, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, concerne des désordres thermiques apparus après la réhabilitation d'une salle communale en maison de santé. Le tribunal a jugé la mesure d'expertise utile pour déterminer les causes et conséquences de ces désordres, en vue de futures procédures contentieuses. La mission de l'expert inclut notamment l'analyse des liens contractuels, la description des désordres et l'évaluation des travaux correctifs.
N° TA38-2510314(TA38-2510314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en suspension et injonction, après que la préfète de l'Isère a fait droit à sa demande de renouvellement de titre de séjour en lui délivrant une carte pluriannuelle. La requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de français. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais d'instance.
N° TA38-2509713(TA38-2509713)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint et de parent d'enfant français. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation de précarité et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-2 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2509968(TA38-2509968)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante nigériane, épouse d'un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressée se trouvant privée de tout document justifiant la régularité de son séjour et de son droit de travailler. Il a également retenu que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2509691(TA38-2509691)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B..., père d’un enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas établie, car le requérant n’a pas démontré ne pas avoir contribué à sa propre situation de précarité et n’a pas justifié de circonstances particulières. La décision souligne que la présomption d’urgence ne s’applique pas à une première demande de titre de séjour. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. B... a été rejeté.