Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510718(TA38-2510718)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par Mme B..., conjointe d’un ressortissant français. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la demande étant toujours en cours d’instruction et la requérante n’étant ni menacée d’éloignement ni en situation de précarité financière avérée. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510721(TA38-2510721)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... demandant l’annulation du refus de la préfète de l’Isère d’enregistrer sa demande d’asile. Le juge a estimé que ce refus se bornait à confirmer une précédente décision de transfert, en l’absence de circonstances nouvelles, et que l’intéressé n’établissait pas avoir été considéré à tort comme en fuite. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2506107(TA38-2506107)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur les conditions de prise en charge de M. E... C... par le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, de son admission le 19 septembre 2023 jusqu'à son décès le 3 octobre 2023. La demande d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour éclairer les circonstances du décès. En revanche, la demande de provision de 20 000 euros par requérant a été rejetée car présentée de manière irrecevable dans le cadre d'une requête en référé expertise, conformément à l'article R. 541-1 du même code. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2505882(TA38-2505882)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation de 13 505,27 euros pour les préjudices subis du fait de son maintien en situation irrégulière. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le conseil de M. A..., estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510286(TA38-2510286)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales visant à suspendre la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour et à obtenir des injonctions. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de l'avocat à la part contributive de l'Etat.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510303(TA38-2510303)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre un arrêté de la préfète de la Haute-Savoie prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106678(TA38-2106678)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Saint-Jean-d'Aulps s'opposant à sa déclaration préalable pour l'isolation de la toiture et l'extension d'une construction. Le tribunal a jugé que le requérant avait réalisé des travaux de démolition-reconstruction substantiels sans autorisation, ce qui le plaçait en situation de compétence liée pour l'administration. La nouvelle déclaration préalable, ne portant pas sur la régularisation de l'ensemble des travaux non autorisés, ne pouvait être accueillie. La solution retenue s'appuie sur les principes du code de l'urbanisme relatifs à l'obligation de déposer une demande portant sur l'ensemble des modifications d'un bâtiment.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510471(TA38-2510471)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en référé suspension visant à suspendre l’exécution d’un titre de perception émis par l’administration fiscale. Le requérant a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa demande. Par une ordonnance du 15 octobre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond du litige. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au-delà des dispositions du code de justice administrative régissant la procédure de référé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106782(TA38-2106782)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société G3, qui demandait l’annulation de l’arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Megève le 8 juin 2021. Le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas d’un intérêt à agir, car elle n’était ni propriétaire, ni bénéficiaire des travaux, et ne démontrait pas que l’arrêt du chantier lui causait un préjudice direct et certain, tel que des pénalités contractuelles ou une atteinte à son image. La solution retenue est fondée sur les principes de l’intérêt pour agir en matière de recours pour excès de pouvoir, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510454(TA38-2510454)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de refus, ce qui excède l'office du juge des référés dans le cadre de cette procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2507922(TA38-2507922)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 11 300 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence. La carence fautive de la préfète de l'Isère, qui n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 18 janvier 2024, a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, justifiant l'octroi de cette provision pour réparer les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2507887(TA38-2507887)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l’État à verser à M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère le 14 novembre 2024, une provision de 2 000 euros. Cette somme répare le préjudice résultant de la carence fautive de l’État, qui n’a pas proposé d’hébergement dans le délai légal de six semaines, en méconnaissance des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. La solution retient que cette carence, persistante malgré une injonction du tribunal, engage la responsabilité de l’État pour les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505517(TA38-2505517)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur de fait concernant un séjour régulier en Espagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 613-1, L. 613-2 et L. 613-4) et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505522(TA38-2505522)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré que son droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été méconnu. Enfin, le tribunal a estimé que l'interdiction de retour d'un an était proportionnée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106679(TA38-2106679)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le maire de Megève avait refusé un permis d'aménager à la SARL Gilles Trignat Résidences pour un lotissement d'un lot. La juridiction a jugé que le motif de refus tiré d'une atteinte au caractère des lieux et aux paysages urbains, fondé sur l'article 11.1 du règlement du PLU et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était entaché d'une inexacte application. En effet, la densification de la parcelle dans un secteur déjà très urbanisé ne constituait pas, à elle seule, une violation de ces dispositions. Le tribunal a également écarté l'opposabilité de l'orientation d'aménagement patrimonial, jugée trop générale pour fonder un refus.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2510268(TA38-2510268)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulière et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2508348(TA38-2508348)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a admis M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Le requérant, reconnu prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère en février 2022, n’a toujours pas reçu de proposition d’hébergement malgré une injonction du tribunal en 2022 et une précédente condamnation de l’État en juillet 2024 pour la période de mars 2022 à mai 2024. Saisi d’une nouvelle demande indemnitaire pour les préjudices subis à compter de juillet 2024, le juge des référés a estimé que la carence persistante de l’État constituait une obligation non sérieusement contestable. Il a ainsi condamné l’État à verser à M. A... une provision de 5 000 euros, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2510177(TA38-2510177)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à se prononcer sur la légalité de la décision du 22 juillet 2025 par laquelle la rectrice de l’académie de Grenoble a placé une professeure en disponibilité d’office pour raison de santé à compter du 1er septembre 2022. En cours d’instance, l’administration a retiré cette décision par un courrier du 6 octobre 2025. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, et a condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510249(TA38-2510249)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, malgré la situation familiale du requérant, au motif qu’une attestation de prolongation d’instruction lui avait été délivrée et qu’il ne justifiait d’aucun projet professionnel. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510257(TA38-2510257)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment en raison de la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction et de l'existence d'aides sociales pour sa famille. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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