Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510498(TA38-2510498)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 24 septembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la décision privant la requérante de la possibilité de faire valoir son droit au séjour et la maintenant dans une situation précaire. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’un vice de forme (absence des nom et prénom de son auteur) et du caractère non dilatoire de la demande. La suspension a été prononcée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et il a été enjoint à la préfète de délivrer un rendez-vous sous huit jours, sans astreinte.
N° TA38-2510047(TA38-2510047)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un litige relatif au versement rétroactif de prestations familiales par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, a décliné sa compétence. Il a estimé que ce contentieux, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, ressortit à la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy.
N° TA38-2507926(TA38-2507926)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement d’office de la requête, faute de confirmation dans le délai imparti.
N° TA38-2405021(TA38-2405021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... épouse B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de l’Isère du 16 mai 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La requérante, ayant été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
N° TA38-2507666(TA38-2507666)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une requête en exécution d’un jugement du 15 mai 2025 ayant annulé un refus de titre de séjour et enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence, constate que l’administration a délivré le titre de séjour requis. La demande d’injonction sous astreinte a donc perdu son objet, et il n’y a plus lieu de statuer. Les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA38-2510318(TA38-2510318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a jugé que les dispositions relatives au délai de départ volontaire ne pouvaient être utilement invoquées contre la décision d'éloignement elle-même. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2104336(TA38-2104336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de la société Terre de haut contre le refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder une subvention du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 à avril 2021. Le litige portait sur la prise en compte du chiffre d'affaires de la société absorbée lors d'une fusion avec effet rétroactif au 1er octobre 2019. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un rappel de 17 795 euros pour décembre 2020 et la société ayant obtenu une aide sur la base de son seul chiffre d'affaires pour les autres mois. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la fusion étant intervenue le 23 mars 2020, le chiffre d'affaires de la société absorbée pour janvier à avril 2019 ne pouvait être inclus dans le chiffre d'affaires de référence, conformément aux dispositions de l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n°2020-371 du 30 mars 2020.
N° TA38-2306359(TA38-2306359)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Le tribunal estime que la demande de renouvellement était tardive, car déposée après le délai de six mois suivant l'expiration de sa carte de résident, et que le requérant n'a pas prouvé avoir effectué les démarches dans les temps. Il retient également que la présence en France de M. A... constitue une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pour proxénétisme aggravé et traite des êtres humains. La décision s'appuie sur les articles R. 431-8 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510301(TA38-2510301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du 25 septembre 2025 de la préfète de la Haute-Savoie lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux, jugeant la décision régulièrement motivée et fondée sur les critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également constaté que M. A... n’avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français notifiée en 2023.
N° TA38-2409059(TA38-2409059)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a constaté le désistement d’office de Mme A..., qui contestait le rejet implicite de son recours gracieux devant la commission de médiation de l’Isère pour une offre de logement. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président du tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA38-2408791(TA38-2408791)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a donné acte du désistement de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision de la commission de médiation de l’Isère du 5 septembre 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Ce désistement est intervenu à la suite de l’application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement.
N° TA38-2300832(TA38-2300832)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la société Arowi, qui contestait un arrêté du maire de Demi-Quartier relatif à une déclaration préalable de travaux. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance constate ce désistement et clôt l’instance. Les conclusions de la commune et de la société Urban State Group, demandant la condamnation de la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
N° TA38-2205795(TA38-2205795)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., gardienne de la paix, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision du 25 juillet 2022, car celle-ci était purement confirmative d'une décision initiale du 26 mars 2019, devenue définitive faute d'avoir été contestée en temps utile. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2510343(TA38-2510343)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant pakistanais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 26 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a finalement accordé ces conditions à l’intéressé à compter de la date de la décision contestée. Constatant que ce dernier n’a pas maintenu ses conclusions, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction, et rejeté les conclusions accessoires. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2504053(TA38-2504053)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à une ressortissante sénégalaise. Le tribunal a relevé que la préfète avait fondé sa décision sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de la requérante relevait de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995. Cette erreur de base légale a conduit à l'annulation de l'arrêté, le tribunal estimant que la substitution de base légale sollicitée n'était pas possible en l'espèce.
N° TA38-2505351(TA38-2505351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui retirant sa carte de séjour "travailleur saisonnier" et refusant son changement de statut vers une carte "salarié", assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la demande de changement de statut de M. B... était irrecevable car, en tant que titulaire d'une carte pluriannuelle "travailleur saisonnier" et non d'une carte de séjour temporaire, il ne pouvait pas bénéficier de la dispense de visa de long séjour prévue à l'article L. 433-6 du CESEDA. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 412-1, L. 421-34 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505380(TA38-2505380)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté du 17 avril 2025 de la préfète de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'administration avait correctement appliqué les textes, en particulier l'article L. 423-23 du CESEDA et l'article 8 de la Convention. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2505381(TA38-2505381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment que la décision était dépourvue de base légale au regard du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que la décision du Conseil d'État du 15 avril 2025, annulant le rejet de la demande d'asile du fils de Mme A..., avait pour effet de rétablir le droit au maintien sur le territoire français de l'intéressée, privant ainsi de fondement légal la mesure d'éloignement prise à son encontre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 611-1 et L. 542-1 du CESEDA.
N° TA38-2203210(TA38-2203210)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du maire de Meylan du 11 mars 2022 qui s'opposait à sa déclaration préalable pour la pose de portails et d'une clôture. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la demande de pièces complémentaires, notifiée dans les délais, avait valablement interrompu le délai d'instruction, empêchant la naissance d'une décision tacite de non-opposition. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 423-38 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2508047(TA38-2508047)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a donné acte du désistement de M. A... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a constaté que, malgré une demande de confirmation du maintien de ses conclusions adressée à son conseil le 20 août 2025, M. A... n'a pas répondu dans le délai d'un mois imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est donc réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.