Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2307919(TA38-2307919)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 11 juillet 2023 par laquelle la CAF de la Drôme avait notifié à Mme B... un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 180,90 euros. Le litige portait sur la qualification de l’hébergement de la requérante : celle-ci soutenait qu’il était onéreux, et non gratuit. Le tribunal a jugé que Mme B... s’acquittait d’une participation aux charges d’hébergement, ce qui excluait l’application du forfait logement prévu à l’article L. 262-3 du code de l’action sociale et des familles. En l’absence de défense du département, la requérante a été jugée fondée à obtenir l’annulation de l’indu.
N° TA38-2308178(TA38-2308178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la commission de médiation de l’Isère du 19 octobre 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d’un défaut de motivation, d’un vice de procédure, d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2308215(TA38-2308215)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder une aide au maintien de l'énergie via le Fonds Unique Logement et Habitat (FULH). La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FULH, qui conditionnent l'aide à la mobilisation du demandeur pour réduire ses charges. Le tribunal a constaté que Mme A... n'avait effectué aucune démarche pour payer ses factures d'électricité ou diminuer sa dette, justifiant ainsi le refus.
N° TA38-2308332(TA38-2308332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la commission de médiation de l'Isère du 12 juillet 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur d'appréciation de sa situation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2301695(TA38-2301695)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 14 septembre 2022 par laquelle l'inspecteur du travail de l'Isère avait autorisé le licenciement de M. A..., salarié protégé, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail avait illégalement retiré une décision implicite de rejet née le 13 septembre 2022, sans respecter la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie, justifiant l'annulation des décisions attaquées.
N° TA38-2300559(TA38-2300559)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant sur le recours en excès de pouvoir de la SASU Boulangerie Bruno, a annulé la décision du 7 septembre 2022 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en tant qu'elle mettait à la charge de la société la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement de 2 124 euros. Cette annulation est fondée sur l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par l'article 34 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, applicable aux infractions non définitivement jugées. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, confirmant le montant de la contribution spéciale de 19 300 euros, au motif que la société n'établissait pas sa bonne foi et que le montant forfaitaire de 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti était légalement applicable.
N° TA38-2510180(TA38-2510180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à M. B... un titre de séjour d'un an, ce qui a fait perdre son caractère d'urgence à la requête. Par conséquent, le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie et a rejeté les conclusions à fin de suspension.
N° TA38-2307313(TA38-2307313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision du 12 juillet 2023 de la commission de médiation de l’Isère refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une erreur de fait et d’appréciation, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2403567(TA38-2403567)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Saisi en plein contentieux, le juge a substitué son appréciation à celle de l'administration pour examiner la situation de précarité et la bonne foi de la requérante. Constatant que les revenus du foyer s'élevaient à environ 3 900 euros mensuels, le tribunal a estimé que Mme B... ne justifiait pas d'une situation de précarité, condition nécessaire pour accorder une remise. La décision s'appuie sur le décret n° 2023-1184 du 14 décembre 2023.
N° TA38-2406633(TA38-2406633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 992 euros pour la période de septembre 2022 à août 2023. Le requérant invoquait sa bonne foi, sa situation financière précaire et des erreurs imputables à l'administration, sans contester le bien-fondé de l'indu. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car sans incidence sur la légalité de la décision de récupération, fondée sur le code de la construction et de l'habitation et le code de la sécurité sociale. La demande de décharge et de remise gracieuse a donc été rejetée.
N° TA38-2406802(TA38-2406802)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D... qui demandait l'annulation de la décision de la CAF de l'Isère refusant la révision rétroactive de son droit à l'aide personnalisée au logement au 1er novembre 2023 pour tenir compte de la garde alternée de ses enfants. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 823-2 du code de la construction et de l'habitation et R. 552-2 du code de la sécurité sociale, les enfants en résidence alternée doivent être pris en compte pour le calcul de l'aide, mais que le requérant n'a pas apporté la preuve que cette situation existait dès le 1er novembre 2023. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande, faute pour M. D... d'établir les faits nécessaires à l'application des textes.
N° TA38-2508415(TA38-2508415)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA38-2307525(TA38-2307525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de Mme A... à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Isère pour le recouvrement de deux indus de prime d'activité. La requérante contestait la contrainte en invoquant sa séparation d'avec son concubin et son impécuniosité. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-1 et R. 842-2 du code de la sécurité sociale, la prime d'activité est calculée sur les ressources du foyer, et que les concubins sont solidairement tenus au remboursement de l'indu, même en cas de séparation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.
N° TA38-2509882(TA38-2509882)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., un ressortissant étranger souffrant d'insuffisance rénale. La condition d'urgence a été reconnue car l'obtention d'un titre de séjour est nécessaire à son inscription sur la liste active d'attente de greffe rénale. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510078(TA38-2510078)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère refusant d’enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant sollicité le renouvellement près de deux mois après l’expiration de son titre et n’étant plus sous contrat de travail, ce qui caractérisait une première demande et non un renouvellement. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA38-2510076(TA38-2510076)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de titre de séjour opposée à Mme B... par la préfète de l'Isère. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA38-2510029(TA38-2510029)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de l’association One Voice qui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de vingt gélinottes des bois pour la campagne de chasse 2025-2026. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence de consultation du public et la violation de la directive 2009/147/CE, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux. L’intervention de la fédération des chasseurs de l’Isère a été admise.
N° TA38-2509899(TA38-2509899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la LPO Auvergne Rhône-Alpes pour suspendre l'arrêté préfectoral autorisant la chasse au tétras-lyre et au lièvre variable. Le juge a rejeté la demande de suspension concernant le tétras-lyre, estimant qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. En revanche, pour le lièvre variable, il a considéré l'urgence caractérisée en raison du faible effectif de l'espèce (160 individus) et de l'absence de mesures de surveillance, en méconnaissance de la directive 92/43/CEE. Par conséquent, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté en ce qu'il autorise la chasse au lièvre variable.
N° TA38-2509898(TA38-2509898)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association One Voice pour suspendre 69 décisions individuelles d'attribution de plans de chasse au tétras-lyre et un arrêté préfectoral fixant un prélèvement maximal pour la perdrix bartavelle. L'association s'est désistée de sa demande concernant l'arrêté préfectoral, désistement dont il a été donné acte. Pour les décisions relatives au tétras-lyre, le juge a relevé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 425-9 du code de l'environnement. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée.
N° TA38-2206391(TA38-2206391)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme B... dirigées contre les comptes rendus de son rendez-vous de carrière. Le juge a estimé que le premier compte-rendu, notifié par courriel, était un document provisoire et ne constituait pas une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. Concernant le second compte-rendu, le tribunal a considéré que la baisse d'appréciation de "excellent" à "très bien" était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante n'ayant aucun droit au maintien de ses évaluations antérieures. Les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.