Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510916(TA38-2510916)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 septembre 2025, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de renouvellement de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) pour sa fille. La juridiction administrative s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément aux articles L. 82-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, seule juridiction compétente.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA38-2508201(TA38-2508201)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». En cours d’instance, la Maison Départementale des Personnes Handicapées a finalement accordé la carte sollicitée, rendant le litige sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

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OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2510518(TA38-2510518)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 27 juin 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère, qui avait refusé un regroupement familial. La préfète a finalement accordé le regroupement par une décision du 22 août 2025, notifiée le 9 septembre 2025. Le juge a estimé que, compte tenu des circonstances (période estivale et diligences accomplies), l’exécution tardive ne justifiait pas le maintien de l’astreinte. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, l’astreinte a été supprimée.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2510822(TA38-2510822)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'une opposition à contrainte formée par M. A... contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 594,14 euros émis par la CAF de Haute-Savoie, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Thoiry (Ain) à la date de notification de la contrainte, le tribunal applique les articles R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507786(TA38-2507786)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant gambien, contestant l'arrêté du 18 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la possibilité de poursuivre sa vie dans son pays d'origine. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510365(TA38-2510365)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de réintégration de M. B..., aide-soignant au centre hospitalier Alpes Léman. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation financière difficile invoquée par le requérant résultait de son placement en congé sans traitement après une déclaration d'inaptitude définitive, et non de la décision contestée. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiant la suspension.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510482(TA38-2510482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du 2 octobre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du contradictoire, les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) prévalant sur le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-10 et L. 414-13 du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2301889(TA38-2301889)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., agent hospitalier, qui contestait le refus du CHUGA de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 mai 2022 et son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que, le fait accidentel lui-même n'étant pas établi (versions contradictoires des faits), une expertise médicale était sans utilité. Il a également jugé que la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique ne pouvait s'appliquer en l'absence de preuve d'un accident de service.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302339(TA38-2302339)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., praticienne hospitalière, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 15 février 2023. Cet arrêté requalifiait son congé de longue maladie (CLM) en congé de longue durée (CLD) et le prolongeait pour six mois. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas liée par la demande de reprise de l'intéressée ni par le certificat médical de son médecin traitant. Il a également estimé que l'absence de délai réglementaire pour la procédure devant le comité médical et la simple mention d'une rubrique non remplie dans le bordereau de conclusions ne constituaient pas des vices de procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 6152-39 et R. 6152-36 du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506467(TA38-2506467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l’arrêté du 2 juin 2025 par lequel la préfète de l’Isère refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante marocaine, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en appliquant l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en exigeant à tort que le père français justifie de sa contribution à l’entretien de l’enfant, alors que cette condition concerne le parent étranger demandeur. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme B... dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2510819(TA38-2510819)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de Mme B..., faute pour la requérante d’avoir joint à sa demande une requête au fond en annulation de cette décision. Cette irrecevabilité manifeste, fondée sur l’article R. 522-1 du code de justice administrative, a conduit le juge à rejeter la requête sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506018(TA38-2506018)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kosovare, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. La juridiction a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été validée, la requête étant également jugée irrecevable pour tardiveté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-1801417(TA38-1801417)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) porte sur des requêtes de M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour les exercices 2013 à 2015, suite à un refus de déduction de dépenses par l'administration fiscale. Le tribunal, après avoir constaté un non-lieu partiel à statuer sur les contributions sociales (dégrèvement de 7 288 euros), a rejeté le surplus des conclusions du requérant. La solution retenue est que les dépenses litigieuses n'étaient pas justifiées et constituaient des revenus de capitaux mobiliers imposables, sans que le moyen tiré de la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur le coefficient multiplicateur de 1,25 ne soit retenu. Ce jugement a été partiellement annulé par la Cour Administrative d'Appel de Lyon, qui a renvoyé l'affaire pour qu'il soit statué sur les conclusions restantes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302188(TA38-2302188)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., agent hospitalier, contestant la décision du CHUGA fixant la consolidation de son accident de service au 6 juillet 2020 avec un taux d'IPP de 8%. Le tribunal a jugé que la demande d'expertise médicale était infondée, le certificat produit n'étant pas de nature à remettre en cause les expertises concordantes. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation, les décisions médicales n'étant pas soumises à l'obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que l'erreur d'appréciation n'était pas établie, les pièces médicales produites ne démontrant pas un taux d'IPP supérieur à celui retenu.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2300220(TA38-2300220)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B... pour contester un titre exécutoire émis par la Ville de Paris le 14 novembre 2022, lui réclamant 3 996,08 euros en remboursement d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait notamment que le titre méconnaissait les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et contestait sa qualité d’étudiante ainsi que le bien-fondé de la dette. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, admettant l’intervention du département de la Haute-Savoie, et a mis à sa charge les frais de justice. La solution retenue confirme la validité du titre exécutoire et le bien-fondé de la créance de la Ville de Paris.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2510986(TA38-2510986)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Communauté de Communes Les Balcons du Dauphiné. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé à Parmilieu. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a ordonné une expertise. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer le péril imminent et proposer des mesures de sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2510536(TA38-2510536)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions en suspension et injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. La requérante contestait le refus implicite de délivrance d’une carte de résident, invoquant une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme C... au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2511003(TA38-2511003)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Voglans, a fait droit à la requête visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert désigné a pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde, dans un délai de vingt-quatre heures.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2301695(TA38-2301695)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 14 septembre 2022 par laquelle l'inspecteur du travail de l'Isère avait autorisé le licenciement de M. A..., salarié protégé, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail avait illégalement retiré une décision implicite de rejet née le 13 septembre 2022, sans respecter la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie, justifiant l'annulation des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307298(TA38-2307298)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la commission de médiation de la Savoie refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait une erreur d’appréciation de sa situation, mais le tribunal a jugé qu’elle ne justifiait pas se trouver dans l’une des situations prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. En particulier, les nuisances liées à son quartier et les pannes d’ascenseur ne constituent pas des critères suffisants pour bénéficier de cette reconnaissance. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.

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