Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511034(TA38-2511034)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours formé par Mme B... contre le rejet de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Isère. Le juge constate que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, il rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative et transmet l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2511076(TA38-2511076)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... La requête a été jugée irrecevable car la requérante n’a pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation au fond, un simple accusé de réception étant insuffisant. En conséquence, le juge des référés a rejeté l’ensemble des conclusions sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2511019(TA38-2511019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris à l'encontre de M. A..., ressortissant turc. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée en matière d'expulsion, mais que l'atteinte à une liberté fondamentale doit être grave et manifestement illégale. En l'espèce, malgré l'avis défavorable de la commission d'expulsion, le tribunal a considéré que la menace grave et actuelle à l'ordre public, liée au profil pénal du requérant, justifiait la mesure. Par conséquent, la requête a été rejetée, les moyens tirés de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant n'étant pas retenus.
N° TA38-2508201(TA38-2508201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». En cours d’instance, la Maison Départementale des Personnes Handicapées a finalement accordé la carte sollicitée, rendant le litige sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA38-2510822(TA38-2510822)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'une opposition à contrainte formée par M. A... contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 594,14 euros émis par la CAF de Haute-Savoie, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Thoiry (Ain) à la date de notification de la contrainte, le tribunal applique les articles R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2510518(TA38-2510518)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 27 juin 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère, qui avait refusé un regroupement familial. La préfète a finalement accordé le regroupement par une décision du 22 août 2025, notifiée le 9 septembre 2025. Le juge a estimé que, compte tenu des circonstances (période estivale et diligences accomplies), l’exécution tardive ne justifiait pas le maintien de l’astreinte. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, l’astreinte a été supprimée.
N° TA38-2510676(TA38-2510676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 octobre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie avait assigné à résidence M. A..., ressortissant algérien, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a relevé une erreur de droit, la préfète ayant fondé sa décision sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sans vérifier que l'obligation de quitter le territoire français avait été prise en application de l'article L. 251-1, alors que M. A... était membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2510916(TA38-2510916)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 septembre 2025, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de renouvellement de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) pour sa fille. La juridiction administrative s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément aux articles L. 82-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, seule juridiction compétente.
N° TA38-2505976(TA38-2505976)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... formant opposition à une contrainte de la CAF de la Loire pour un indu de 615,92 euros. La requête était irrecevable car non motivée : le moyen tiré de l’incarcération et de l’incapacité de payer était inopérant. Malgré une invitation à régulariser, le requérant n’a pas fourni la copie de la réclamation préalable obligatoire. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 411-1, R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2302726(TA38-2302726)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... qui contestait la délibération du jury refusant la validation de sa 2e année de master à l’institut polytechnique de Grenoble. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, le courrier l’informant de la décision n’étant qu’une simple notification. Il a également écarté le moyen tiré d’une erreur matérielle dans la retranscription des notes, faute pour l’étudiant de contester utilement le relevé de notes final produit par l’administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
N° TA38-2300220(TA38-2300220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B... pour contester un titre exécutoire émis par la Ville de Paris le 14 novembre 2022, lui réclamant 3 996,08 euros en remboursement d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait notamment que le titre méconnaissait les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et contestait sa qualité d’étudiante ainsi que le bien-fondé de la dette. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, admettant l’intervention du département de la Haute-Savoie, et a mis à sa charge les frais de justice. La solution retenue confirme la validité du titre exécutoire et le bien-fondé de la créance de la Ville de Paris.
N° TA38-2304978(TA38-2304978)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... qui contestaient la décision du 14 juin 2023 les mettant en demeure de scolariser leur fille, au motif qu'ils avaient refusé sans motif légitime les contrôles prévus par l'article L. 131-10 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les requérants n'établissaient pas que les contrôles n'avaient pas été adaptés au handicap de l'enfant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant et d'autres textes internationaux. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2304981(TA38-2304981)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant la décision du 31 mai 2023 de la directrice académique de l'Isère. Cette décision les mettait en demeure de scolariser leur fille D... dans un établissement public ou privé pour l'année 2023-2024, après deux refus sans motif légitime de se soumettre aux contrôles prévus par l'article L. 131-10 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les requérants n'avaient pas justifié d'un motif légitime lié au handicap de l'enfant pour refuser les contrôles. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant et d'autres textes, confirmant ainsi la légalité de la mise en demeure.
N° TA38-2203987(TA38-2203987)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. D..., agent de l’Office public de l’habitat « Valence Romans Habitat », contestant un rappel à l’ordre et le gel de sa promotion interne. Le tribunal a jugé que ces mesures, qui ne constituent pas des sanctions disciplinaires mais des décisions de gestion relevant du pouvoir hiérarchique, ne font pas grief et sont donc insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été rejetées comme irrecevables. Les demandes indemnitaires, fondées sur l’absence de faute de l’administration, ont également été rejetées.
N° TA38-2302339(TA38-2302339)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., praticienne hospitalière, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 15 février 2023. Cet arrêté requalifiait son congé de longue maladie (CLM) en congé de longue durée (CLD) et le prolongeait pour six mois. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas liée par la demande de reprise de l'intéressée ni par le certificat médical de son médecin traitant. Il a également estimé que l'absence de délai réglementaire pour la procédure devant le comité médical et la simple mention d'une rubrique non remplie dans le bordereau de conclusions ne constituaient pas des vices de procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 6152-39 et R. 6152-36 du code de la santé publique.
N° TA38-2506018(TA38-2506018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kosovare, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. La juridiction a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été validée, la requête étant également jugée irrecevable pour tardiveté.
N° TA38-2510317(TA38-2510317)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A..., présentée par Me Ghelma. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète de l'Isère ayant délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 2 janvier 2026, régularisant ainsi sa situation administrative et son droit au travail. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'urgence justifiée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2301889(TA38-2301889)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., agent hospitalier, qui contestait le refus du CHUGA de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 17 mai 2022 et son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que, le fait accidentel lui-même n'étant pas établi (versions contradictoires des faits), une expertise médicale était sans utilité. Il a également jugé que la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique ne pouvait s'appliquer en l'absence de preuve d'un accident de service.
N° TA38-2302188(TA38-2302188)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., agent hospitalier, contestant la décision du CHUGA fixant la consolidation de son accident de service au 6 juillet 2020 avec un taux d'IPP de 8%. Le tribunal a jugé que la demande d'expertise médicale était infondée, le certificat produit n'étant pas de nature à remettre en cause les expertises concordantes. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation, les décisions médicales n'étant pas soumises à l'obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que l'erreur d'appréciation n'était pas établie, les pièces médicales produites ne démontrant pas un taux d'IPP supérieur à celui retenu.
N° TA38-2510365(TA38-2510365)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de réintégration de M. B..., aide-soignant au centre hospitalier Alpes Léman. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation financière difficile invoquée par le requérant résultait de son placement en congé sans traitement après une déclaration d'inaptitude définitive, et non de la décision contestée. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiant la suspension.