Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510763(TA38-2510763)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A... contre une décision du directeur général de la police nationale refusant l’accès à certains fichiers (LRPPN, FPR, FOVeS), se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il estime que la décision attaquée émane d’une autorité dont le siège est à Paris. Par conséquent, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
N° TA38-2510611(TA38-2510611)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme D..., ressortissante marocaine, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a admis la requérante à l’aide juridictionnelle provisoire et a rappelé que, s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, la condition d’urgence est présumée satisfaite. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur l’application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2507353(TA38-2507353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la SAS GL SHOP, qui contestait un arrêté municipal réglementant temporairement les horaires d'ouverture de commerces à Echirolles. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour la société d'avoir confirmé le maintien de son recours au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté attaqué. La demande de la commune au titre des frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2506112(TA38-2506112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 12 mai 2025 de la préfète de la Haute-Savoie leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente et suffisamment motivés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, considérant que le dépôt d'un recours devant la Cour nationale du droit d'asile ne fait pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes subsidiaires de suspension ont été rejetées.
N° TA38-2510766(TA38-2510766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car la cellule familiale pouvait se reconstituer en Roumanie, pays dont tous les membres possèdent la nationalité, et que l'intéressé n'a pas justifié d'une intégration suffisante en France.
N° TA38-2510637(TA38-2510637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a pris un arrêté explicite le 23 octobre 2025 refusant le titre et obligeant l'intéressé à quitter le territoire, lequel s'est substitué à la décision implicite initiale. Le juge des référés a accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a considéré que les conclusions en suspension devaient désormais être dirigées contre ce nouvel arrêté. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la suspension de la décision initiale, la décision explicite s'y étant substituée.
N° TA38-2303697(TA38-2303697)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A..., ressortissants turcs demandeurs d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours gracieux s'était substituée à la décision initiale du 14 novembre 2022, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, les requérants invoquaient notamment un défaut d'examen de leur vulnérabilité et une méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés.
N° TA38-2510770(TA38-2510770)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A... contre une décision du directeur général de la police nationale refusant ou limitant l’accès à plusieurs fichiers de police (LRPPN, FPR, FOVeS, TAJ), se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2507334(TA38-2507334)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus préfectoral d’échange de son permis de conduire allemand. En cours d’instance, le préfet de la Loire-Atlantique a abrogé la décision contestée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer.
N° TA38-2506241(TA38-2506241)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., agent de l'INSERM victime d'un accident de service en août 2020. Le juge a considéré que la mesure était utile car elle se rattache à un litige éventuel en réparation des préjudices patrimoniaux non professionnels et personnels, distincts de l'allocation temporaire d'invalidité. L'expert désigné devra évaluer l'ensemble des préjudices corporels et leur lien avec l'accident. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement et la demande de frais irrépétibles de la requérante a été rejetée.
N° TA38-2303696(TA38-2303696)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant à Mme B..., demandeuse d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que ce refus était entaché d’un défaut d’examen de la vulnérabilité de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 522-1 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction à l’OFII de réexaminer la situation de Mme B.
N° TA38-2205609(TA38-2205609)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant son imposition sur le revenu 2019 et les mesures de recouvrement forcé. Sur l’assiette de l’impôt, le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas de la réalité des versements de pensions alimentaires à ses parents et à un enfant, ni de l’état de nécessité des bénéficiaires, et que le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure était irrecevable. S’agissant du recouvrement, il a constaté un non-lieu à statuer, les actes de poursuite ayant été levés par l’administration suite à l’octroi du sursis de paiement. La décision s’appuie notamment sur les articles 156-II du code général des impôts et L. 169 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2205428(TA38-2205428)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas du paiement effectif des travaux déduits de la plus-value de cession d'un studio, conformément à l'article 150 VB du code général des impôts. Il a également estimé qu'ils n'apportaient pas la preuve que l'appartement cédé en 2016 constituait leur résidence principale au sens de l'article 150 U II 1° du même code, ce qui excluait l'exonération sollicitée. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités pour manquement délibéré a été rejetée.
N° TA38-2105975(TA38-2105975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Phass Publicité d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de la Haute-Savoie lui infligeant une amende administrative de 1 500 euros. La société requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2510640(TA38-2510640)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A... ayant déposé sa demande de renouvellement plus de six mois après l'expiration de son titre, se plaçant ainsi lui-même dans une situation de précarité sans justifier de circonstances particulières. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité, conditions non réunies en l'espèce.
N° TA38-2510771(TA38-2510771)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 24 octobre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre une décision du directeur général de la police nationale lui refusant l'accès à plusieurs fichiers de police (LRPPN, FPR, FOVeS, TAJ). Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. Il applique l'article R. 312-1 du code de justice administrative, qui désigne le tribunal du siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée. Constatant que le directeur général de la police nationale a son siège à Paris, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA38-2510444(TA38-2510444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire de M. B... dirigée contre la commune d’Albertville. Le requérant sollicitait 50 000 euros en réparation d’un préjudice moral qu’il estimait avoir subi en raison de fautes procédurales et d’atteintes à sa dignité lors d’une instance antérieure. Le tribunal a considéré la requête manifestement irrecevable, faute pour M. B... d’avoir produit, malgré une demande de régularisation, la preuve du dépôt de sa demande indemnitaire préalable auprès de l’administration, comme l’exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510750(TA38-2510750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision de placement à l’isolement d’un détenu, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’apportant pas la preuve d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire relatives à l’isolement.
N° TA38-2510527(TA38-2510527)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, une précédente ordonnance ayant déjà écarté ce motif sans qu'aucun élément nouveau ne soit présenté. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code, ont également été rejetées.
N° TA38-2508577(TA38-2508577)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis des demandes indemnitaires préalables adressées au maire d'Aouste-sur-Sye, mais son acte introductif d'instance ne contenait ni conclusions soumises au juge ni exposé de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n'étant intervenue dans le délai de recours, le tribunal a fait application du 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.