Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503015(TA38-2503015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Berchex d'une demande de remboursement d'une créance de report en arrière de déficit de 163 868 euros pour l'exercice clos en 2018. En cours d'instance, l'administration fiscale a fait droit à l'intégralité de cette demande. Le tribunal a donc constaté, par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête principale. Il a également rejeté les conclusions de la société tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner l'Etat à lui verser une somme.
N° TA38-2409005(TA38-2409005)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Pajimo et autres d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la délibération du 19 septembre 2024 par laquelle la commune de Bourgoin-Jallieu a approuvé la révision n°2 de son plan local d’urbanisme. Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2025, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête, la commune prenant acte de ce désistement. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 octobre 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’achevant par ce désistement.
N° TA38-2403521(TA38-2403521)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, la préfète a accordé à l’intéressé le titre de séjour sollicité d’une durée de dix ans, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2510951(TA38-2510951)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère clôturant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. M. B... ne pouvait se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement ou retraits de titre, et n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation.
N° TA38-2510957(TA38-2510957)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., ressortissant polonais, d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du 14 octobre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et l’assignant à résidence. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré ces deux arrêtés. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation. Il condamne l’État, partie perdante, à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510666(TA38-2510666)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C... épouse A... de ses conclusions en suspension et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. La requérante contestait cette décision sur le fondement des articles L. 423-1 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En l'absence de débat sur le fond, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2510946(TA38-2510946)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'expulsion de son locataire pour défaut d'assurance. Le juge a constaté que ce litige entre un propriétaire et son locataire relève du droit privé et non du droit administratif. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, renvoyant l'affaire vers les tribunaux judiciaires.
N° TA38-2511346(TA38-2511346)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des dispenses d'enseignement pour sa fille mineure, scolarisée en classe de troisième via le CNED et souffrant de troubles du spectre autistique et anxieux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'établir un refus opposé par le rectorat à ses demandes de dispense et compte tenu des délais encore ouverts pour les demandes d'aménagement d'examens (jusqu'au 18 décembre 2025). En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA38-2510948(TA38-2510948)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois, tout en lui délivrant sans délai une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA38-2510842(TA38-2510842)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d'une demande de modification d'une précédente ordonnance ayant suspendu la décision de la préfète de l'Isère de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète ayant finalement fait droit à la demande de titre de séjour et délivré une attestation de décision favorable, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et a rejeté les conclusions de la requérante tendant au remboursement des frais d'instance.
N° TA38-2306274(TA38-2306274)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme E... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’affectation d’un coordonnateur ULIS et d’une aide humaine individuelle pour sa fille, conformément à une décision de la CDAPH. En cours d’instance, le rectorat de Grenoble a recruté un coordonnateur ULIS et mis en place l’aide humaine de douze heures par semaine, ce qui a donné satisfaction à la requérante. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
N° TA38-2504694(TA38-2504694)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l’attribution d’une aide humaine individuelle à hauteur de 12 heures hebdomadaires pour son fils, sur la base d’une décision de la MDPH. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, l’enfant bénéficiant déjà d’un accompagnement et faisant preuve d’autonomie en l’absence d’aide. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-1805310(TA38-1805310)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait notamment un refus d’enregistrement de sa demande d’asile par le préfet de Haute-Savoie, mais ses écritures ont été jugées confuses, incohérentes et dépourvues d’une argumentation lisible, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la présidente de la 4ème chambre a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
N° TA38-2511056(TA38-2511056)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des mesures d'urgence et une indemnisation en raison d'un dysfonctionnement du tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains. La demande, fondée sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, mettait en cause le fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Le juge a rappelé que la juridiction administrative est manifestement incompétente pour connaître d'un tel litige, relevant exclusivement de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2510870(TA38-2510870)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du 9 octobre 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles 4, 18, 23 et 26 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert vers la Croatie, État responsable de l'examen de la demande d'asile.
N° TA38-2510843(TA38-2510843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour, née du silence de la préfète de la Haute-Savoie. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 313-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, considérant qu'une décision implicite de refus était née malgré l'instruction en cours. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405228(TA38-2405228)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... B..., qui contestait les refus implicites du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. En effet, postérieurement à l’introduction de son recours pour excès de pouvoir, l’administration lui a accordé une carte de résident valable de 2023 à 2033, rendant ses demandes d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
N° TA38-2508233(TA38-2508233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Gaia d’une demande en décharge de la taxe sur les logements vacants pour 2024. La société s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 28 octobre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.
N° TA38-2502742(TA38-2502742)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2024. En défense, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer, ayant déjà accordé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2510979(TA38-2510979)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant son assignation à résidence pour 45 jours, prise par la préfète de l’Isère. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que l’éloignement restait une perspective raisonnable, l’appel formé contre l’obligation de quitter le territoire français n’étant pas suspensif. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.