Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2511041(TA38-2511041)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... qui demandait l'exécution forcée d'un jugement du 2 juillet 2024 condamnant l'EPA Le Tracé à lui verser 1 000 euros. La requérante sollicitait une astreinte sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-4 du code de justice administrative. Le tribunal estime que la demande fondée sur l'article L. 521-4 est irrecevable, car cette disposition ne permet que la modification des ordonnances de référé, et non l'exécution d'un jugement au fond. Par ailleurs, la demande d'exécution au titre de l'article L. 911-4 doit être présentée dans l'instance initiale, et la requérante n'a pas démontré avoir saisi le préfet d'une demande de mandatement d'office, rendant la requête manifestement irrecevable.
N° TA38-2510200(TA38-2510200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de trois requêtes en référé-suspension (articles L. 521-1 du code de justice administrative) par des ressortissants étrangers, membres d'une même famille, contestant des décisions de la préfète de l'Isère refusant de leur délivrer une carte de résident. Les requérants invoquaient l'urgence, caractérisée par l'obtention de la protection internationale pour l'un des enfants, des refus d'embauche et une situation de logement précaire, ainsi que des moyens sérieux tirés de la méconnaissance des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète opposait que les requérants étaient en possession d'attestations de prolongation d'instruction valables jusqu'au 13 décembre 2025, ce qui excluait toute urgence. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie dès lors que les attestations permettaient aux intéressés de justifier de la régularité de leur séjour pendant l'instruction de leurs demandes.
N° TA38-2510244(TA38-2510244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant s'est désisté de ses conclusions en référé après avoir obtenu satisfaction. Le juge a donné acte de ce désistement et, considérant l'Etat comme partie perdante, a condamné ce dernier à verser 800 euros à M. C... B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2511163(TA38-2511163)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision de saisie bancaire présentée par M. B... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a prononcé le rejet sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3.
N° TA38-2511156(TA38-2511156)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la reprise du versement de l’aide personnalisée au logement, de la prime d’activité et d’une pension alimentaire. Le juge a estimé que la requérante n’établissait pas son droit à ces prestations selon des modalités différentes de celles fixées par la décision de la caisse d’allocations familiales du 4 juin 2025, et que les mesures sollicitées auraient pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision. Par ailleurs, le litige relatif au recouvrement de la pension alimentaire a été jugé relever de la compétence du juge judiciaire. La demande de provision a également été rejetée.
N° TA38-2511277(TA38-2511277)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., personne tétraplégique dépendante, qui demandait la reprise immédiate de ses soins à domicile après la résiliation de son contrat par le centre intercommunal d'action sociale de Grand Lac. Le juge a d'abord constaté que la demande, adressée au président du Conseil d'État, ne relevait manifestement pas de sa compétence. En tout état de cause, il a estimé que l'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté individuelle, à la dignité humaine et au droit à la santé n'était pas établie, compte tenu des nombreux annulations de rendez-vous par le requérant et des difficultés relationnelles récurrentes avec les soignants.
N° TA38-2511278(TA38-2511278)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient une dispense d'enseignement de musique pour leur fille mineure, invoquant son handicap et l'urgence liée au contrôle continu. Les requérants soutenaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation et au principe de non-discrimination. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les délais de demande de dispense courant jusqu'au 18 décembre 2025 et les éléments fournis ne démontrant pas une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2506112(TA38-2506112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 12 mai 2025 de la préfète de la Haute-Savoie leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente et suffisamment motivés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, considérant que le dépôt d'un recours devant la Cour nationale du droit d'asile ne fait pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes subsidiaires de suspension ont été rejetées.
N° TA38-2510766(TA38-2510766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car la cellule familiale pouvait se reconstituer en Roumanie, pays dont tous les membres possèdent la nationalité, et que l'intéressé n'a pas justifié d'une intégration suffisante en France.
N° TA38-2510637(TA38-2510637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a pris un arrêté explicite le 23 octobre 2025 refusant le titre et obligeant l'intéressé à quitter le territoire, lequel s'est substitué à la décision implicite initiale. Le juge des référés a accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a considéré que les conclusions en suspension devaient désormais être dirigées contre ce nouvel arrêté. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la suspension de la décision initiale, la décision explicite s'y étant substituée.
N° TA38-2303697(TA38-2303697)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A..., ressortissants turcs demandeurs d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours gracieux s'était substituée à la décision initiale du 14 novembre 2022, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, les requérants invoquaient notamment un défaut d'examen de leur vulnérabilité et une méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés.
N° TA38-2510770(TA38-2510770)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A... contre une décision du directeur général de la police nationale refusant ou limitant l’accès à plusieurs fichiers de police (LRPPN, FPR, FOVeS, TAJ), se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2507334(TA38-2507334)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus préfectoral d’échange de son permis de conduire allemand. En cours d’instance, le préfet de la Loire-Atlantique a abrogé la décision contestée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer.
N° TA38-2506241(TA38-2506241)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., agent de l'INSERM victime d'un accident de service en août 2020. Le juge a considéré que la mesure était utile car elle se rattache à un litige éventuel en réparation des préjudices patrimoniaux non professionnels et personnels, distincts de l'allocation temporaire d'invalidité. L'expert désigné devra évaluer l'ensemble des préjudices corporels et leur lien avec l'accident. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement et la demande de frais irrépétibles de la requérante a été rejetée.
N° TA38-2205609(TA38-2205609)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant son imposition sur le revenu 2019 et les mesures de recouvrement forcé. Sur l’assiette de l’impôt, le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas de la réalité des versements de pensions alimentaires à ses parents et à un enfant, ni de l’état de nécessité des bénéficiaires, et que le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure était irrecevable. S’agissant du recouvrement, il a constaté un non-lieu à statuer, les actes de poursuite ayant été levés par l’administration suite à l’octroi du sursis de paiement. La décision s’appuie notamment sur les articles 156-II du code général des impôts et L. 169 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2105975(TA38-2105975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Phass Publicité d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de la Haute-Savoie lui infligeant une amende administrative de 1 500 euros. La société requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2205428(TA38-2205428)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas du paiement effectif des travaux déduits de la plus-value de cession d'un studio, conformément à l'article 150 VB du code général des impôts. Il a également estimé qu'ils n'apportaient pas la preuve que l'appartement cédé en 2016 constituait leur résidence principale au sens de l'article 150 U II 1° du même code, ce qui excluait l'exonération sollicitée. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités pour manquement délibéré a été rejetée.
N° TA38-2506117(TA38-2506117)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la violation de la loi du 11 juillet 1979 sur la motivation, abrogée, et a écarté le grief relatif à l'absence de communication de l'avis médical de l'OFII, aucun texte n'imposant une telle communication préalable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 425-9) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2303696(TA38-2303696)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de rejet de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant à Mme B..., demandeuse d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que ce refus était entaché d’un défaut d’examen de la vulnérabilité de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 522-1 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction à l’OFII de réexaminer la situation de Mme B.
N° TA38-2303473(TA38-2303473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS RA Concept de deux requêtes (n° 2303473 et n° 2400985) visant à contester une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 janvier 2023, ainsi que les titres de perception émis le 14 février 2023, mettant à sa charge une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement (article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). La société requérante invoquait notamment l'erreur de bonne foi sur la nationalité du salarié étranger et l'absence de justification du réacheminement. Le tribunal a relevé d'office l'application de l'article 34 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du CESEDA, ce qui prive de base légale la contribution forfaitaire pour les infractions antérieures à cette abrogation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les requêtes ont été jointes