Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2105975(TA38-2105975)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Phass Publicité d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de la Haute-Savoie lui infligeant une amende administrative de 1 500 euros. La société requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2510527(TA38-2510527)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, une précédente ordonnance ayant déjà écarté ce motif sans qu'aucun élément nouveau ne soit présenté. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code, ont également été rejetées.
N° TA38-2510771(TA38-2510771)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 24 octobre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre une décision du directeur général de la police nationale lui refusant l'accès à plusieurs fichiers de police (LRPPN, FPR, FOVeS, TAJ). Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. Il applique l'article R. 312-1 du code de justice administrative, qui désigne le tribunal du siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée. Constatant que le directeur général de la police nationale a son siège à Paris, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA38-2507325(TA38-2507325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis suisse contre un permis français. En cours d’instance, le préfet a abrogé la décision contestée, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer.
N° TA38-2510640(TA38-2510640)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A... ayant déposé sa demande de renouvellement plus de six mois après l'expiration de son titre, se plaçant ainsi lui-même dans une situation de précarité sans justifier de circonstances particulières. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité, conditions non réunies en l'espèce.
N° TA38-2506548(TA38-2506548)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus préfectoral d’échange d’un permis de conduire marocain. En cours d’instance, le préfet a retiré sa décision, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a par ailleurs admis la requérante au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2510460(TA38-2510460)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B... d’une contestation d’une décision de l’Agence de Services et de Paiement lui réclamant le remboursement d’une prime à la conversion, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a renvoyé l’affaire au Tribunal administratif de Marseille, compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée (direction régionale Corse-Provence-Alpes-Côte d’Azur) se situe à Aix-en-Provence, dans le ressort de ce tribunal.
N° TA38-2303781(TA38-2303781)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui accorder une aide financière « accès au logement » du fonds de solidarité logement. Le tribunal a jugé que la demande, réceptionnée le 26 décembre 2022 pour un bail prenant effet le 2 novembre 2022, était tardive au regard du règlement intérieur départemental, qui impose un dépôt avant la date d'effet du bail ou, par dérogation, dans le mois suivant. L'ignorance du requérant, titulaire de l'allocation aux adultes handicapés, n'a pas été retenue comme motif valable pour justifier ce retard. La solution s'appuie sur le règlement intérieur du fonds de solidarité logement de la Haute-Savoie, pris en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990.
N° TA38-2510791(TA38-2510791)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. C..., ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination, prononçait une interdiction de circulation d'un an et l'assignait à résidence. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. C... constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision était fondée sur une garde à vue pour violences conjugales, mais les éléments du dossier (déclarations du requérant et vidéosurveillance) ne permettaient pas d'établir la réalité des faits reprochés. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées ont été annulées.
N° TA38-2510663(TA38-2510663)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. C... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a pris une décision favorable sur cette demande, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces points, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de M. C... au titre de l’aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510817(TA38-2510817)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 23 août 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète de la Savoie avait bien examiné sa situation personnelle, en tenant compte des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la notification de la précédente obligation de quitter le territoire français était régulière, malgré le retour du pli, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2510554(TA38-2510554)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement à 10 000 euros l'astreinte prononcée le 20 février 2025 contre l'État pour inexécution d'une injonction de statuer sur une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère n'ayant pris une décision explicite qu'après un retard de 180 jours, le juge a modéré l'astreinte sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de relèvement du montant journalier de l'astreinte a été déclarée sans objet en raison de l'intervention de cette décision. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2510542(TA38-2510542)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans et de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la préfecture avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 janvier 2026, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2506710(TA38-2506710)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un logement de type T5-T6 en exécution d’une décision de la commission de médiation, a constaté que l’intéressé avait entre-temps obtenu un logement social avec un bail glissant. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
N° TA38-2510662(TA38-2510662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 25 septembre 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler l'autorisation de port d'arme de M. D..., convoyeur de fonds. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit était propre à créer un doute sérieux, la préfète ayant ajouté une condition de moralité non prévue par l'article R. 613-22 du code de la sécurité intérieure pour ce type d'autorisation. La condition d'urgence a été reconnue, car le refus exposait le requérant à une perte imminente de son emploi et de ses revenus.
N° TA38-2510757(TA38-2510757)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté de transfert vers l'Allemagne pris par la préfète du Rhône. La requérante, ressortissante angolaise, invoquait une méconnaissance de l'article 19 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant avoir quitté le territoire des États membres après son visa allemand. Le tribunal a jugé que la preuve d'un départ effectif du territoire européen n'était pas rapportée, le billet électronique produit ne constituant pas une preuve de voyage suffisante. En conséquence, la responsabilité de l'Allemagne pour l'examen de la demande d'asile a été maintenue, et l'arrêté de transfert confirmé.
N° TA38-2510747(TA38-2510747)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2025 l'assignant à résidence. La juridiction a relevé que la requête, bien que recevable en la forme, n'était assortie d'aucun moyen de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions ont été déclarées irrecevables et la requête rejetée.
N° TA38-2510468(TA38-2510468)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 11 juillet 2025 par lequel le maire de Saint-Genix-les-Villages s’est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l’installation d’une antenne de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, eu égard à l’intérêt public lié à la couverture du territoire et aux engagements de l’opérateur. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des motifs de refus initiaux (incompatibilité avec la zone Ap et atteinte au paysage). En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition provisoire sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a rejeté la demande de substitution de motifs fondée sur l’article Ap.3.1 du PLU, faute d’évidence.
N° TA38-2507484(TA38-2507484)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agent du centre hospitalier universitaire de Grenoble-Alpes, victime d’un accident de service (agression verbale) le 19 octobre 2022. La solution retenue est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge ayant considéré que la mesure d’expertise était utile pour évaluer les préjudices patrimoniaux non professionnels et personnels, distincts de l’allocation temporaire d’invalidité. L’expert désigné devra notamment décrire l’état de santé de la requérante, déterminer les causes de ses troubles et évaluer l’étendue des préjudices. La demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA38-2510398(TA38-2510398)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant le transfert de son dossier d’allocataire de la CAF de la Haute-Savoie vers la MSA des Alpes du Nord. La requérante invoquait une atteinte grave à ses besoins vitaux et un défaut de base légale, mais n’a pas démontré l’urgence, condition préalable à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a relevé que la précarité financière alléguée était antérieure à la décision contestée et que l’affiliation à la MSA était justifiée par son statut de salariée agricole. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.