Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 275/1714
N° TA38-2506103(TA38-2506103)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante serbe, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la requérante ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'ayant pas formulé de demande sur ce fondement.
N° TA38-2508415(TA38-2508415)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA38-2510344(TA38-2510344)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., ressortissant algérien conjoint de Français. La préfète ayant délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 janvier 2026, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La solution retenue est donc le rejet de la requête en suspension, la délivrance du document provisoire ayant fait disparaître l'urgence et l'objet du litige.
N° TA38-2510145(TA38-2510145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme C..., ressortissante colombienne mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfecture n'ayant pas établi le caractère incomplet du dossier de la requérante.
N° TA38-2506088(TA38-2506088)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen complet de sa situation. S'agissant du refus de titre, il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, légale du fait de la validité du refus de titre, a également été jugée conforme.
N° TA38-2301379(TA38-2301379)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Ces imposations faisaient suite à la découverte de chèques émis par sa société à son profit, non ou mal comptabilisés, qualifiés de revenus distribués. Le tribunal a validé la substitution de base légale demandée par l'administration, appliquant le c de l'article 111 du code général des impôts (rémunérations et avantages occultes) pour toutes les années. Il a jugé que M. B... ne pouvait se prévaloir de ne pas être le maître de l'affaire pour échapper à l'imposition, faute de preuve que les sommes auraient été imposées entre les mains d'un autre contribuable.
N° TA38-2307313(TA38-2307313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision du 12 juillet 2023 de la commission de médiation de l’Isère refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une erreur de fait et d’appréciation, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2501488(TA38-2501488)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 20 octobre 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... et de la société Drapo. Celle-ci demandait l'annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d'une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'Agence nationale de l'habitat a accordé une prime de 1 200 euros aux requérants, rendant sans objet les conclusions principales. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2307525(TA38-2307525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de Mme A... à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Isère pour le recouvrement de deux indus de prime d'activité. La requérante contestait la contrainte en invoquant sa séparation d'avec son concubin et son impécuniosité. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-1 et R. 842-2 du code de la sécurité sociale, la prime d'activité est calculée sur les ressources du foyer, et que les concubins sont solidairement tenus au remboursement de l'indu, même en cas de séparation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.
N° TA38-2510513(TA38-2510513)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D..., une ressortissante étrangère enceinte et en activité professionnelle. La condition d'urgence a été présumée satisfaite en raison du refus de renouvellement, et un doute sérieux a été retenu quant à la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 900 euros à Mme D... au titre des frais d'instance.
N° TA38-2510180(TA38-2510180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à M. B... un titre de séjour d'un an, ce qui a fait perdre son caractère d'urgence à la requête. Par conséquent, le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie et a rejeté les conclusions à fin de suspension.
N° TA38-2308215(TA38-2308215)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder une aide au maintien de l'énergie via le Fonds Unique Logement et Habitat (FULH). La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FULH, qui conditionnent l'aide à la mobilisation du demandeur pour réduire ses charges. Le tribunal a constaté que Mme A... n'avait effectué aucune démarche pour payer ses factures d'électricité ou diminuer sa dette, justifiant ainsi le refus.
N° TA38-2308178(TA38-2308178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la commission de médiation de l’Isère du 19 octobre 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d’un défaut de motivation, d’un vice de procédure, d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2307919(TA38-2307919)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 11 juillet 2023 par laquelle la CAF de la Drôme avait notifié à Mme B... un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 180,90 euros. Le litige portait sur la qualification de l’hébergement de la requérante : celle-ci soutenait qu’il était onéreux, et non gratuit. Le tribunal a jugé que Mme B... s’acquittait d’une participation aux charges d’hébergement, ce qui excluait l’application du forfait logement prévu à l’article L. 262-3 du code de l’action sociale et des familles. En l’absence de défense du département, la requérante a été jugée fondée à obtenir l’annulation de l’indu.
N° TA38-2507598(TA38-2507598)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., qui s'estime victime de manquements lors de sa prise en charge post-natale au centre hospitalier de Montélimar en mai 2024, ayant conduit à une fistule recto-vaginale et une colostomie. Le juge a considéré que la mesure présentait un caractère utile pour déterminer l'existence d'éventuelles fautes. Il a désigné un expert spécialisé en chirurgie viscérale et digestive, chargé d'examiner les conditions de la prise en charge et l'origine des préjudices, sans se prononcer sur la responsabilité ni sur la charge des dépens.
N° TA38-2501487(TA38-2501487)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... et de la société Drapo, qui demandaient l’annulation du rejet implicite de leur recours contre le retrait d’une subvention pour la prime de transition énergétique. Le juge a constaté que l’Agence nationale de l’habitat avait, avant l’introduction de la requête, accordé une prime de 4 000 euros à M. B... suite à l’agrément de son recours préalable. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable, car la décision attaquée avait été privée d’objet avant même la saisine du tribunal.
N° TA38-2505896(TA38-2505896)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 20 octobre 2025, du désistement pur et simple de la société DGEC de son recours en excès de pouvoir. La requête visait à contester la décision de préemption du 17 décembre 2024 prise par le président de la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n'a été prononcée.
N° TA38-2510618(TA38-2510618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant syrien, qui contestait l'arrêté du 3 octobre 2025 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la préfète avait procédé à un examen individuel de la situation. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 5 du règlement UE n°604/2013, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
N° TA38-2511003(TA38-2511003)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Voglans, a fait droit à la requête visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert désigné a pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde, dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA38-2307553(TA38-2307553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 150,98 euros. Le juge a rappelé qu'il appartient au demandeur de prouver sa situation de précarité et son incapacité à rembourser, ce que M. B... n'a pas fait en se contentant d'affirmations non étayées. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.