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Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la SAS Hôtel de Savoie visant à suspendre un avis de mise en recouvrement fiscal. La juridiction estime que la requête est irrecevable, car la société n'a pas justifié avoir saisi au préalable le juge de l'impôt d'une demande de décharge, ni joint la copie de cette requête comme l'exige l'article R. 551-1 du code de justice administrative. La demande ne satisfaisait donc pas aux conditions de recevabilité posées par les articles L. 521-1 et R. 551-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un avis de mise en recouvrement fiscal présentée par la SARL JMB-Savoy holding. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la société n'a pas justifié avoir saisi au préalable le juge de l'impôt d'une demande de décharge, ni produit l'avis de mise en recouvrement contesté, en méconnaissance des conditions de l'article R. 551-1 du code de justice administrative. Le rejet est fondé sur le défaut de preuve de l'exigibilité de l'imposition et de la saisine du juge du fond, conditions nécessaires pour examiner une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône d'antenne-relais par la société TDF. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'intérêt public de la couverture mobile et qu'un doute sérieux existait sur la légalité des motifs d'opposition. Il a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition provisoire et a condamné la commune aux dépens, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C... visant à obtenir la délivrance d'un permis de conduire et une indemnisation. Le juge estime irrecevables les conclusions en injonction, car elles ne s'appuient pas sur une demande d'annulation d'une décision administrative, et irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 421-1.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant sa carte de résident de dix ans et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la préfète de l'Isère avait légalement établi, par un faisceau d'indices, que ce titre avait été obtenu par fraude, en application de l'accord franco-tunisien de 1988 et du pouvoir général de retrait des décisions individuelles. Le tribunal a également considéré que cette mesure, justifiée par la prévention des infractions, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de la fraude caractérisée et de l'absence d'ancrage familial durable en France.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Sevrier pour un projet de quinze maisons individuelles. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas démontré un intérêt à agir suffisant au sens des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme, et a considéré que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prétendue incomplétude du dossier, à la fraude ou à la méconnaissance du PLU, n'étaient pas fondés. La demande de condamnation pécuniaire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de conditions matérielles d'accueil (CMA) pour sa demande d'asile. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision initiale du 19 octobre 2023, celle-ci ayant été remplacée par la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire (RAPO). Concernant cette décision implicite, le tribunal a estimé que le refus des CMA était légal, car M. A... n'avait pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours après son entrée sur le territoire, tel que prévu par les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans que son incarcération ne constitue un motif légitime justifiant ce retard.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal du 6 octobre 2022 qui s'opposait à une déclaration préalable de travaux pour l'installation d'une "tiny house" en zone agricole. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que l'activité de permaculture de la requérante ne constituait pas une activité agricole et en exigeant que celle-ci soit exercée à titre principal, ce que ne prévoient pas les articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable. La motivation formelle de l'arrêté était toutefois conforme aux exigences de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal ordonnant la démolition d'une "tiny house" installée sans autorisation en zone agricole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la propriétaire. Il juge que le maire était compétent pour ordonner la démolition, car l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme l'autorise à prescrire les mesures nécessaires à la mise en conformité, y compris la démolition, après constatation d'une infraction. **Textes appliqués** : L'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, éclairé par les travaux parlementaires de la loi du 27 décembre 2019, constitue le fondement légal du pouvoir de police du maire en la matière.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier universitaire de Grenoble suite au décès d'une patiente. La juridiction a retenu un manquement dans la surveillance de la patiente lors de son admission aux urgences, engageant la responsabilité de l'établissement. Elle a fixé le taux de perte de chance d'éviter le décès à 50% et a ordonné l'indemnisation des préjudices des requérantes sur cette base, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un permis de construire modificatif tacite, délivré par la commune de Peisey-Nancroix, au motif que le permis de construire initial était devenu caduc. Le juge a retenu que les travaux, débutés en 2010, avaient été interrompus pendant plus d'un an, entraînant la péremption du permis initial en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la délivrance d'un permis modificatif sur la base d'une autorisation périmée était illégale.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et a estimé, après examen des pièces, que la décision ne méconnaissait pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant le respect de la vie familiale. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS B9 la côte, qui contestait les contributions administratives pour emploi d'étrangers sans titre. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation des titres de perception, faute de recours administratif préalable obligatoire, et a rejeté le fond de la requête, considérant que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'employeur ne pouvait s'exonérer de sa responsabilité de vérification des titres de séjour. Les textes appliqués sont les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction constate que le désistement est pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure applicables devant le juge administratif.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre la préfète de l'Isère pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais exposés par le conseil du requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête d'un étranger sollicitant une injonction pour l'obtention de sa carte de séjour et la réparation d'un dysfonctionnement administratif. Le requérant s'étant désisté de sa demande d'injonction, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté sa demande de condamnation de l'Etat à une somme d'argent, estimant qu'il n'y avait pas lieu de l'appliquer en l'espèce.
**Sujet principal** : Demande en référé pour enjoindre la délivrance d'une autorisation de travail à une étrangère, suivie d'un désistement de la requérante. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à enjoindre à la préfète de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande d'injonction, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre la préfète de l'Isère pour la remise d'un certificat administratif lié à une procédure d'immigration. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle, mais a ensuite donné acte de son désistement pur et simple de l'instance, mettant ainsi fin à la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux référés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus de délivrer une autorisation de travail à un étranger sous assignation à résidence. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été retirée par la préfète, ce qui rend la demande de suspension sans objet. Par conséquent, il a prononcé le non-lieu à statuer sur cette demande, sans examiner le fond de la légalité de la décision initiale.