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Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Lyon à la date de la décision attaquée, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 15 février 2022, qui imposait des mesures de traitement de l'insalubrité pour un logement à Vienne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique, qui qualifient d'insalubres les pièces à hauteur sous plafond insuffisante, sans que le requérant puisse utilement invoquer le décret du 30 janvier 2002 relatif au logement décent. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 535,74 euros pour la période de décembre 2014 à février 2018. La requérante soutenait l'absence de vie maritale avec M. D..., mais le tribunal a considéré que l'administration avait établi, par un faisceau d'indices concordants (notamment la déclaration d'une adresse commune et un rapport d'enquête), l'existence d'une vie de couple stable et continue au sens des articles L. 262-2 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 515-8 du code civil. En conséquence, la décision de récupération de l'indu a été jugée fondée, et les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du département de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que M. C..., porteur d’une prothèse de hanche, n’établissait pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni un besoin d’aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Statuant en plein contentieux, il a examiné le bien-fondé de la demande à la date de sa décision et a conclu que le handicap invoqué ne justifiait pas l’octroi de la carte.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B... à la contrainte émise par la Mutualité sociale agricole Alpes du Nord pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 117,11 euros. Le tribunal a jugé que, dans le cadre d’une opposition à contrainte, le requérant ne peut contester le bien-fondé de l’indu que s’il a préalablement exercé un recours administratif obligatoire, ce que M. B... n’a pas fait. La solution est fondée sur les articles L. 825-2 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le refus du département de la Drôme de leur accorder une aide financière pour une facture d'énergie dans le cadre du Fonds Unique Logement et Habitat (FULH). Les requérants contestaient le calcul de leurs ressources, mais le tribunal a jugé que les justificatifs produits, antérieurs à la période de référence de trois mois précédant la demande, ne permettaient pas de remettre en cause l'appréciation du département. La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 relative au droit au logement et sur le règlement intérieur du FULH de la Drôme, qui fixe les conditions d'octroi des aides.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. B..., ressortissant algérien. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité du requérant, majeur depuis peu, résidant en France depuis l’âge de dix ans avec sa famille et ne pouvant travailler. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion des occupants sans droit ni titre du parking P+R Les Bordets à Bonneville, propriété de la communauté de communes Faucigny Glières. La juridiction a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure en raison d’un branchement électrique sauvage portant atteinte à la sécurité publique, et a constaté l’absence de contestation sérieuse. Les occupants disposent d’un délai de 10 jours pour évacuer les lieux, faute de quoi la collectivité pourra procéder d’office avec le concours de la force publique. La décision s’appuie notamment sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre à la préfète de l’Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence de l’administration après quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative et présentait un caractère définitif excédant la compétence du juge des référés.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus d'enregistrement ne constitue pas un refus de renouvellement ou de retrait de titre, et que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. Par ailleurs, il a relevé que le refus d'enregistrer une demande avec un dossier incomplet ne fait pas grief, sauf à démontrer le caractère complet du dossier, ce qui n'était pas établi. La requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre) a rejeté les requêtes de Mme B... et M. A..., ressortissants serbes, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 31 juillet 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions prises sur le fondement du 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement, fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée. Elle a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH et 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien), compte tenu de la brièveté de son séjour et de la présence de ses attaches familiales en Algérie. En conséquence, l'exception d'illégalité soulevée contre l'interdiction de retour a été écartée, et le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la Fédération française des motards en colère - 74, qui demandait l’annulation partielle de l’arrêté du 14 novembre 2024 de la communauté d’agglomération du Grand Annecy créant une zone à faible émission (ZFE) pour les deux-roues motorisés. Le tribunal a constaté que le recours gracieux, envoyé le 21 février 2025, était tardif car formé plus de deux mois après la publication de l’arrêté le 18 novembre 2024, et n’avait donc pas interrompu le délai de recours contentieux. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, la requête, enregistrée le 20 juin 2025, était hors délai et ne pouvait être régularisée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... qui demandait l'exécution sous astreinte d'une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement de type T4. Le tribunal a rappelé que par une ordonnance du 9 septembre 2025, il avait déjà enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de loger Mme C... avant le 31 octobre 2025, sous astreinte de 500 euros par mois, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que ce dispositif spécifique d'astreinte exclut tout autre recours en exécution prévu par le code de justice administrative. Par conséquent, la nouvelle demande de Mme C... était irrecevable.
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 février 2026, a donné acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en plein contentieux. Le requérant demandait initialement la révision d’une décision relative à ses droits à l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et la réévaluation de son salaire journalier de référence. La magistrate désignée a constaté que ce désistement, intervenu le 10 février 2026, était sans opposition et a mis fin à l’instance. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 janvier 2026 par laquelle la préfète de l’Isère avait ordonné la fermeture administrative d’un établissement de restauration rapide pour un mois, sur le fondement de l’article L. 8272-2 du code du travail. La société requérante invoquait l’urgence et une erreur de fait liée à la régularisation en cours de salariés non déclarés. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction concernant le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle « talent-salarié qualifié » et une carte de résident « résident de longue durée-UE ». En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais exposés.
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 5 juillet 2024 à l'encontre de la préfète de la Haute-Savoie, qui n'avait pas exécuté l'injonction de loger M. A... dans le délai imparti. La préfète soutenait que l'offre de logement proposée en janvier 2025 avait été refusée sans motif légitime par l'intéressé, ce que le tribunal a retenu, faute de justificatif de sa part. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, l'astreinte a été fixée à 2 000 euros au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SA BPI FRANCE d’une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 concernant un bien à Grenoble. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité de 8 921 euros, conduisant la société à se désister de ses conclusions principales. Par ordonnance du 17 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de la SA BPI FRANCE tendant à la condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie du 30 octobre 2025, qui réorientait sa demande de logement social vers un hébergement d'urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. La commission de médiation avait estimé, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, que la demanderesse était prioritaire mais qu'une offre de logement n'était pas adaptée à sa situation.