Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Guadeloupe
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N° TA105-2501227(TA105-2501227)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une attestation de demande d'asile et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était légalement fondé à refuser cette attestation, car le requérant, dont la première demande d'asile et le premier réexamen avaient été définitivement rejetés, n'avait plus droit au maintien sur le territoire français au moment de sa seconde demande de réexamen, conformément aux articles L.542-1, L.542-2 et R.521-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a considéré que le requérant n'apportait pas d'éléments nouveaux justifiant une appréciation différente au regard des conventions internationales invoquées.
N° TA105-2400275(TA105-2400275)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler sa radiation des cadres de la région Guadeloupe pour abandon de poste. La juridiction a jugé que la procédure de radiation, fondée sur une absence non justifiée malgré une mise en demeure, était régulière et que le retrait ultérieur de l'acte de réintégration par l'administration était légal. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables pour défaut de demande préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'abandon de poste.
N° TA105-2401049(TA105-2401049)
**Sujet principal** : Recours indemnitaire d'un candidat évincé contestant la régularité de la procédure de passation d'un marché public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation de la société requérante. Il rappelle qu'un concurrent évincé ne peut obtenir réparation que si l'irrégularité invoquée dans la procédure de passation est en **lien direct de causalité** avec son éviction. En l'espèce, le juge estime que les irrégularités alléguées (notamment sur le caractère anormalement bas de l'offre retenue) n'ont pas causé directement l'échec de la requérante, classée troisième. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les principes généraux du contentieux des contrats administratifs et, pour l'examen des moyens, sur les dispositions du **code de la commande publique** (notamment les articles L. 2152-5 et L. 2152-6 relatifs aux offres anormalement basses).
N° TA105-2501241(TA105-2501241)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a accueilli l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant que l'arrêté litigieux avait été abrogé en cours d'instance, privant ainsi la demande d'annulation de son objet. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction (délivrance d'un titre de séjour) ont été rejetées, et le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur le fond des moyens soulevés contre l'OQTF.
N° TA105-2401355(TA105-2401355)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un fonctionnaire territorial visant à annuler l'arrêté municipal refusant de reconnaître le caractère professionnel de sa maladie. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués (défaut d'information sur les droits avant la réunion du conseil médical et absence de communication du rapport médical) n'étaient pas établis et n'avaient pas porté atteinte aux droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatif aux conseils médicaux des fonctionnaires territoriaux.
N° TA105-2400888(TA105-2400888)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour de deux ans et fixant Haïti comme pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur une appréciation correcte de la situation personnelle de l'intéressé, et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) ainsi qu'à la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires tendant à la délivrance d'un titre de séjour ou à un réexamen ont également été rejetées.
N° TA105-2401368(TA105-2401368)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un avis médical le déclarant inapte au poste de policier adjoint. Le tribunal a jugé que cet avis, émis par le médecin inspecteur régional, constitue un simple acte préparatoire et non une décision administrative susceptible de recours contentieux. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative, relevant d'office l'irrecevabilité de la demande.
N° TA105-2401466(TA105-2401466)
La décision concerne le refus d'accorder la protection fonctionnelle et une indemnisation à une agente municipale s'estimant victime de harcèlement moral. Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête. Le tribunal a jugé que les éléments produits par la requérante n'étaient pas suffisants pour caractériser des faits de harcèlement moral excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, au sens des articles L. 133-2 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA105-2501175(TA105-2501175)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, estimant que sa demande, présentée par simple courrier, n'était pas conforme à la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, aucun silence de l'administration ne pouvait valoir décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA105-2401064(TA105-2401064)
Sujet principal : Recours en annulation et indemnisation d'un candidat évincé à un marché public (organisation de la Fête de la Musique 2024). Juridiction : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société L2NK Production. Il estime que la requête est irrecevable en tant qu'elle vise l'annulation du marché, car la société ne présente pas de conclusions claires à cette fin. Sur le fond, il considère que les moyens soulevés (violation des principes de transparence, d'égalité de traitement, droit à l'information, erreur manifeste d'appréciation) ne sont pas établis et ne démontrent pas l'irrégularité de son éviction. La demande d'indemnisation est par conséquent rejetée. Textes appliqués : Code de la commande publique et Code de justice administratif (notamment l'article L. 761-1 relatif aux dépens).
N° TA105-2401093(TA105-2401093)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un agent public contre la commune de Capesterre-Belle-Eau. Il a jugé irrecevable la demande d'annulation du courrier du maire du 18 avril 2024, considérant qu'il s'agissait d'un simple courrier d'information et non d'une décision faisant grief. Concernant la demande d'indemnisation pour harcèlement moral, le tribunal a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
N° TA105-2401767(TA105-2401767)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... Baron visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence d'un an. Le tribunal a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était entachée d'une erreur de droit. En effet, l'article L. 732-3 du CESEDA limite la durée d'une telle assignation à 45 jours renouvelables, contrairement à la durée d'un an appliquée qui relève du régime distinct de l'article L. 731-3.
N° TA105-2500516(TA105-2500516)
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté litigieux. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE). **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et suivants), la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) et la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA105-2501206(TA105-2501206)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... A... D..., une ressortissante dominicaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 qui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA105-2501083(TA105-2501083)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant haïtien. Le juge estime que la mesure, prise en application de l'article L. 731-1 du CESEDA, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, ni l'article 4 de la DDHC. Les autres moyens tirés du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH sont également écartés.
N° TA105-2501111(TA105-2501111)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions en annulation, considérant que sa demande, présentée par simple courrier sans comparution personnelle, était irrégulière et n'avait pas pu faire naître une décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes.
N° TA105-2600416(TA105-2600416)
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait aucun élément concret à l'appui de ses allégations (risques dans son pays d'origine, liens familiaux en France, impossibilité de demander l'asile), de sorte qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et concernait également des décisions connexes (fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour).
N° TA105-2600130(TA105-2600130)
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un fonctionnaire contestant partiellement son évaluation professionnelle de 2025. Le juge estime que le compte rendu d'entretien professionnel constitue un acte indivisible, au sens du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Par conséquent, une demande d'annulation partielle de cet acte est jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA105-2600390(TA105-2600390)
Sujet principal : Demande de renvoi d'une affaire pour cause de suspicion légitime d'impartialité du tribunal saisi. Juridiction : Tribunal administratif de la Guadeloupe (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le président du tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État, estimant qu'il existe une raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal en raison de la qualité de magistrat administratif détaché du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-5 du code de justice administrative.
N° TA105-2600321(TA105-2600321)
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, sur le fondement de l'urgence (référé administratif). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve de tentatives répétées et infructueuses sur la plateforme ANEF, ni ne justifie de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et exige la démonstration d'une situation d'urgence.