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**Sujet principal** : Le préfet de la Guadeloupe demande l'annulation de plusieurs lots d'un accord-cadre passé par la commune du Gosier, en invoquant un vice d'incompétence du maire. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal administratif annule les lots n°1, n°2, n°3 et n°7 de l'accord-cadre. Il juge que le maire n'était pas compétent pour signer ce contrat, car la délibération du conseil municipal lui ayant délégué ce pouvoir avait été suspendue par le juge des référés avant la signature. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les articles L. 2131-2 et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, relatifs au contrôle de légalité exercé par le préfet.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé les lots n°1, 2 et 4 d'un marché d'assurance de la ville du Gosier. Le préfet soutenait que le maire, dont la délégation avait été suspendue par le juge des référés, était incompétent pour signer ces contrats. Le tribunal a retenu ce vice d'incompétence, appliquant les articles L. 2131-2 et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales relatifs au contrôle de légalité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un courrier préfectoral l'informant de l'invalidation de son permis de conduire et lui enjoignant de le restituer. La juridiction a jugé cet acte irrecevable, considérant que le courrier contesté ne faisait que notifier les conséquences d'une décision ministérielle définitive d'invalidation pour solde de points nul, et ne constituait pas une décision faisant grief. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car l'administration avait délivré des attestations de prolongation d'instruction dans le cadre de l'examen de sa demande de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 432-1 et R. 431-15-1.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, estimant que sa demande, présentée par simple courrier, n'était pas conforme à la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, aucun silence de l'administration ne pouvait valoir décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... A... D..., une ressortissante dominicaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 qui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une attestation de demande d'asile et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était légalement fondé à refuser cette attestation, car le requérant, dont la première demande d'asile et le premier réexamen avaient été définitivement rejetés, n'avait plus droit au maintien sur le territoire français au moment de sa seconde demande de réexamen, conformément aux articles L.542-1, L.542-2 et R.521-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a considéré que le requérant n'apportait pas d'éléments nouveaux justifiant une appréciation différente au regard des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a accueilli l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant que l'arrêté litigieux avait été abrogé en cours d'instance, privant ainsi la demande d'annulation de son objet. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction (délivrance d'un titre de séjour) ont été rejetées, et le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur le fond des moyens soulevés contre l'OQTF.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant haïtien. Le juge a considéré que le requérant, débouté du droit d'asile, n'apportait pas d'éléments suffisants pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un licenciement prononcé au cours d'une période d'essai par un centre hospitalier universitaire (CHU). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de licenciement du 19 avril 2024 pour vice de forme, en raison de son absence de motivation, ce qui constitue une méconnaissance de l'article 7 du décret n°91-155 du 6 février 1991. Il rejette en revanche les autres moyens soulevés par la requérante (détournement de pouvoir, erreur d'appréciation, irrégularités de l'entretien préalable). **Textes appliqués** : Article 7 du décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière et dispositions du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par un ancien fonctionnaire d'une Chambre de Commerce et d'Industrie suite à l'annulation de sa radiation pour abandon de poste. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il reconnaît l'illégalité de la décision de radiation (confirmée par un arrêt de la CAA de Bordeaux), constituant une faute. Cependant, il estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un préjudice direct et certain résultant de cette illégalité, notamment concernant le harcèlement moral allégué. **Textes appliqués** : Statut du personnel des chambres de commerce et d'industrie (articles 28 et 33) et principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté litigieux. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE). **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et suivants), la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) et la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler sa radiation des cadres de la région Guadeloupe pour abandon de poste. La juridiction a jugé que la procédure de radiation, fondée sur une absence non justifiée malgré une mise en demeure, était régulière et que le retrait ultérieur de l'acte de réintégration par l'administration était légal. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables pour défaut de demande préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'abandon de poste.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait aucun élément concret à l'appui de ses allégations (risques dans son pays d'origine, liens familiaux en France, impossibilité de demander l'asile), de sorte qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et concernait également des décisions connexes (fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour).
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, sur le fondement de l'urgence (référé administratif). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve de tentatives répétées et infructueuses sur la plateforme ANEF, ni ne justifie de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et exige la démonstration d'une situation d'urgence.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire et des autorisations ultérieures relatifs à un parc éolien. Il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, considérant que cette juridiction est compétente en premier et dernier ressort pour ce type de litige en application de l'article R. 311-5 du code de justice administrative. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond des moyens soulevés par l'association requérante.
Sujet principal : Demande de renvoi d'une affaire pour cause de suspicion légitime d'impartialité du tribunal saisi. Juridiction : Tribunal administratif de la Guadeloupe (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le président du tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État, estimant qu'il existe une raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal en raison de la qualité de magistrat administratif détaché du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un fonctionnaire contestant partiellement son évaluation professionnelle de 2025. Le juge estime que le compte rendu d'entretien professionnel constitue un acte indivisible, au sens du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Par conséquent, une demande d'annulation partielle de cet acte est jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe rejette une protestation électorale visant à annuler les élections municipales de Sainte-Rose du 15 mars 2026 et à déclarer inéligible le candidat élu. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, au-delà du cinquième jour suivant le scrutin comme l'exige l'article R. 119 du code électoral. L'ordonnance s'appuie également sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.