4 828 décisions disponibles — page 6/242
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté d'expulsion du 7 avril 2025 pris à l'encontre d'un ressortissant dominiquais. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'étranger n'avait pas été convoqué devant la commission d'expulsion prévue à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que l'administration ne justifie d'une urgence absolue. Cette irrégularité a privé l'intéressé d'une garantie essentielle, rendant la décision illégale.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une attestation de demandeur d'asile, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), fixant un pays de destination et prononçant une interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté attaqué. Il estime que les moyens soulevés (notamment la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3 de la CIDE) ne sont pas fondés, car le requérant n'apporte pas la preuve d'une vie familiale stable en France ou d'un risque spécifique pour son enfant. **Textes appliqués** : Convention européenne des droits de l'homme (article 8), Convention internationale des droits de l'enfant (article 3), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la demande d'expertise médicale avant dire droit formée par un patient. Le tribunal estime que la mesure n'est pas utile, car l'aggravation de l'état de santé du requérant, liée à une nécrose déjà constatée et évaluée à 67% de perte de chance lors d'une expertise antérieure de 2013, ne constitue pas un élément nouveau. La décision s'appuie sur l'article R. 621-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une expertise à son utilité au regard des pièces du dossier.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté préfectoral du 13 août 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de Mme B..., ressortissante haïtienne. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la durée de son séjour continu et stable depuis l'âge de 14 ans, sa scolarisation complète et son insertion sociale en Guadeloupe justifiaient cette protection.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande d'indemnisation d'une ancienne infirmière anesthésiste contre le centre hospitalier de la Basse-Terre. La juridiction a jugé irrecevable la demande principale de perte de revenus, car elle n'était pas chiffrée et ne pouvait l'être par la simple application de textes. Elle a également estimé que le préjudice moral n'était pas établi. Le tribunal a appliqué les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le tribunal constate que la décision attaquée a été abrogée par le préfet après l'introduction de la requête, rendant l'annulation sans objet. Il décide donc qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, mais condamne l'Etat à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à enregistrer une demande de carte de séjour. Le juge a estimé que l'atteinte alléguée au droit d'asile et au travail du requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire, n'était pas établie comme étant *grave et manifestement illégale* au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a jugé irrecevable le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la requête était dirigée contre une décision inexistante, car la demande initiale, présentée par courrier, n'était pas conforme aux modalités de dépôt requises par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, aucun délai pour un rejet implicite n'avait commencé à courir, et il n'y avait pas de décision administrative susceptible d'être contestée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de l'agent technique sollicitant le versement d'une majoration de traitement DOM-TOM de 40% pour la période 2018-2020. La juridiction a jugé que cette majoration, prévue par la loi du 3 avril 1950 et ses textes d'application, est une indemnité liée à l'exercice des fonctions dans un département d'outre-mer en tant que fonctionnaire de l'État. Or, l'agent avait été transféré à la région Guadeloupe dès le 1er janvier 2017 en vertu du décret n°2016-1055, perdant ainsi sa qualité de fonctionnaire de l'État et son droit à cette indemnité spécifique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société Centrale Photovoltaïque de Saint-François visant à annuler une décision ministérielle du 18 novembre 2021 modifiant le tarif de son contrat d'achat d'électricité. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation était devenue sans objet, car l'administration avait déjà abrogé la décision litigieuse par un acte du 25 août 2023. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif concernant le non-lieu à statuer et fait référence à l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande d'indemnisation de la société EURO PIECES « l'Univers du vélo ». La société sollicitait environ 319 000 euros pour un préjudice économique lié à des travaux de voirie, invoquant un trouble anormal de voisinage. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas établi le caractère anormal et spécial de son préjudice, ni démontré que les travaux avaient rendu ses accès impraticables, au-delà des sujétions normales imposables aux riverains. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute pour travaux publics.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société APAVE EXPLOITATION France contre le centre hospitalier universitaire (CHU) pour le paiement de factures impayées. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la société n'avait pas préalablement adressé au CHU un mémoire de réclamation conforme aux exigences de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales (CCAG FCS) applicable au marché public. La décision s'appuie sur cette condition procédurale contractuelle, qui impose une tentative de règlement amiable avant tout recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23 et L. 611-1 et suivants.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société SEMSAMAR d'une demande en paiement de loyers impayés par le CROUS Antilles-Guyane au titre d'une convention de location immobilière. Le tribunal constate que le CROUS, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputé avoir acquiescé aux faits allégués (articles R. 612-3 et R. 612-6 du code de justice administrative). En conséquence, il fait droit à la demande de la SEMSAMAR et condamne le CROUS au paiement de la somme réclamée de 741 245,19 euros.
**Sujet principal** : Demande d'une agente contractuelle de la Région Guadeloupe au versement de la majoration de traitement DOM-TOM (40%) pour une période déterminée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'agent, ayant été transféré à la Région Guadeloupe à compter du 1er janvier 2017, n'est plus un fonctionnaire de l'État mais un agent territorial, et que la majoration de 40% (issue de la loi du 3 avril 1950 et des décrets de 1953 et 1957) est réservée aux seuls fonctionnaires de l'État en service dans le département. **Textes appliqués** : Loi n° 50-407 du 3 avril 1950, décret n°53-1266 du 22 décembre 1953, décret n°57-87 du 28 janvier 1957, décret n° 2016-1055 du 1er août 2016 relatif au transfert des services des CREPS aux régions.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a statué sur une demande d'annulation d'une décision implicite de refus de mandatement d'office par le président du conseil régional, suite à une condamnation de l'établissement public Guadeloupe Formation envers la société Orange. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête portant sur une somme déjà réglée avant l'introduction du recours, mais a examiné le surplus au fond. Il a appliqué les dispositions de la loi du 16 juillet 1980 (articles L. 911-9 et suivants du code de justice administrative) relatives à l'obligation de mandatement d'office par l'autorité de tutelle en cas de défaut de paiement d'une condamnation définitive par une personne publique.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'exhumation d'un corps d'un caveau lui appartenant et la communication d'informations par la mairie. Le juge estime que le litige principal relève du droit de propriété et donc de la compétence du juge judiciaire, non du juge administratif (application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative). Concernant la demande subsidiaire de communication, celle-ci n'a pas le caractère provisoire requis pour une ordonnance de référé.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté l'absence d'urgence, le préfet ayant convoqué le requérant pour déposer une nouvelle demande, rendant la mesure de suspension sans objet. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examiner le fond de la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté un recours en interprétation formé par le SYNDICAT MIXTE D’INNOVATION ET DE VALORISATION DE GUADELOUPE (SINNOVAL) concernant une précédente ordonnance du juge des référés. Le syndicat demandait que le dispositif de l'ordonnance soit précisé pour indiquer explicitement que la reprise de la procédure de passation d'un marché public devait se faire "au stade de l'analyse des offres". Le tribunal a jugé cette requête manifestement irrecevable, estimant que l'ordonnance attaquée, dont les motifs étaient clairs, ne présentait ni ambiguïté ni obscurité justifiant une interprétation, conformément aux articles R. 312-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et des mesures d'éloignement concernant un ressortissant dominicais. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991, et a statué sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.