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Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une décision de Pôle emploi (France Travail) réclamant le remboursement d'un trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. La juridiction s'est déclarée incompétente, estimant que les litiges relatifs aux indu d'allocations d'assurance chômage relèvent de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence contentieuse pour ces prestations à l'ordre judiciaire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société Fort Royal Resort visant à annuler un arrêté municipal d'autorisation d'occupation temporaire et le titre de recette associé. Le tribunal a jugé que la commune était fondée à délivrer ce titre d'occupation du domaine public, en application des articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, et que l'utilisation du parking par l'hôtel constituait bien une occupation privative. Les conclusions de la société, contestant la propriété domaniale de la parcelle et le caractère privatif de l'occupation, ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de prise en charge des frais de changement de résidence d'une enseignante affectée en Guadeloupe. Le tribunal a déclaré la requête irrecevable, considérant que le recours gracieux, formé après l'expiration du délai de recours contentieux contre la décision initiale, n'avait pas interrompu ce délai. La solution s'appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui excluent l'application de certaines garanties procédurales aux relations entre l'administration et ses agents.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction visant à rectifier la nuance politique « Extrême droite » attribuée à une liste municipale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requête a été présentée tardivement, à quelques jours du scrutin, et que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'une décision de la caisse d'allocations familiales constatant un indu de RSA et infligeant une pénalité. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante et que son moyen tiré d'une méconnaissance du principe du contradictoire ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des procédures prévues par les articles L. 114-17 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle a été introduite hors délai, le recours n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la notification de la décision attaquée, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la Convention européenne des droits de l'homme et au code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet était compétent pour signer la décision et que le refus, motivé par l'absence de titre de séjour régulier et de ressources stables, était légal. Les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des risques en cas de retour en Haïti (article 3 de la CEDH) ont été écartés, le tribunal estimant que la situation personnelle de M. B... ne justifiait pas la délivrance d'un titre.
Sujet principal : Demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par une société pour les années 2019 à 2021, invoquant l'absence de service public de collecte sur sa parcelle. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (saisi après renvoi par le Conseil d'État). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société SOFIJAR. Il considère que la TEOM, en tant qu'imposition de toute nature, est due dès lors que la commune assure le service sur son territoire, et que le recours à un prestataire privé par le contribuable ne constitue pas un motif d'exonération. Textes appliqués : Articles 1520 et 1521 du code général des impôts (régime de la TEOM et exonération pour absence de service) et article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales (distinction avec la redevance).
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en plein contentieux, a été saisi par le préfet pour une contravention de grande voirie concernant l'installation et l'exploitation d'un ponton flottant sans titre sur le domaine public maritime à Port-Louis. Le tribunal a jugé recevable l'action publique, estimant que la SASU NAYSS JET I, en tant qu'exploitante, pouvait être considérée comme la gardienne de l'ouvrage litigieux, au sens des articles L. 2111-4, L. 5111-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La décision sur le fond, notamment la demande de remise en état et l'amende, n'est pas rapportée dans cet extrait.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a statué sur un recours en excès de pouvoir de deux sociétés demandant l'annulation d'une décision implicite de rejet de leur demande de dérogation au repos dominical pour ouvrir l'après-midi. Le tribunal a rejeté leurs requêtes, considérant que le silence gardé par le préfet valait rejet et que les sociétés n'avaient pas démontré que leur situation remplissait les conditions légales exceptionnelles prévues par le code du travail pour justifier une telle dérogation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant haïtien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le préfet a procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant et que ce dernier, qui ne justifie pas d'une insertion durable en France, ne peut se prévaloir utilement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le CESEDA et la CEDH.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... visant à faire annuler la décision de La Poste rejetant sa demande d'indemnisation et à obtenir la réparation de son préjudice. La juridiction a jugé que le recours était irrecevable car dirigé contre une décision confirmative d'une précédente décision devenue définitive, et que la prescription quinquennale faisait obstacle à l'engagement de la responsabilité de La Poste. Les textes appliqués incluent notamment les dispositions du code de justice administrative relatives à la prescription et à la recevabilité des recours.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre le refus préfectoral d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le dossier du requérant était incomplet, notamment en raison de l'absence de légalisation de son acte de naissance et du défaut de production d'un acte de mariage récent dans le délai imparti par l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 434-2 et R. 434-11, qui régissent les conditions et les pièces justificatives requises pour ce type de demande.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'une officière de gendarmerie contestant sa notation annuelle et le rejet de son recours administratif. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle de rejet était régulièrement signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation, et que l'appréciation portée sur l'agent ne présentait pas d'erreur manifeste. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la défense (articles L. 4135-1, R. 4135-1 et suivants) relatives à la notation des militaires.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le CREPS Antilles Guyane. La juridiction a jugé que le non-renouvellement, fondé sur des motifs budgétaires liés à une convention avec l'ARS, était pris dans l'intérêt du service, ce qui constitue un motif légal. Elle a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant qu'une telle décision n'était pas soumise à cette obligation. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant haïtien, visant à annuler un arrêté préfectoral du 4 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Haïti comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux et complet de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions subsidiaires tendant à l'injonction de délivrer un titre de séjour ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction formée par un bénéficiaire de la protection subsidiaire visant à contraindre le préfet à enregistrer sa demande de carte de séjour et à lui délivrer une autorisation provisoire. Le juge a considéré que le requérant n’avait pas caractérisé l’urgence nécessaire au titre de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En revanche, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge relève que, la commune n'étant pas couverte par un document d'urbanisme local, le maire était en situation de compétence liée par l'avis conforme défavorable du préfet, conformément à l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. La société requérante n'a pas démontré l'illégalité de cet avis préfectoral, qui fondait légalement le refus.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement vers Haïti. Le juge a estimé que le requérant, placé en rétention, ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure dans un délai de 48 heures. En revanche, il a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de mise à pied disciplinaire d'une infirmière. Le juge estime que la condition d'urgence légale n'est pas remplie, car la mesure contestée, qui maintient l'intégralité du traitement, a pour seul but de préserver le fonctionnement du service public. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, relatif à la sauvegarde des libertés fondamentales.