4 828 décisions disponibles — page 9/242
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., professeur certifiée, qui demandait l'annulation du compte-rendu de son rendez-vous de carrière pour l'année 2022-2023, évalué au niveau « à consolider ». La juridiction a d'abord écarté le moyen de légalité externe tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'arrêté du 5 mai 2017, estimant que l'agent avait été informée dans un délai suffisant et n'avait été privée d'aucune garantie. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen d'erreur de fait n'était pas suffisamment précis et que l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas établie, les critiques du rapport sur la pédagogie et la gestion de classe n'étant pas contredites par des éléments probants. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 et l'arrêté du 5 mai 2017.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de la SCCV Bitasyon, qui sollicitait la condamnation de la commune de Morne-à-l’Eau à lui verser 1 003 270 euros en réparation du préjudice résultant du classement illégal de sa parcelle en zone Agf par le plan local d’urbanisme et des refus de permis d’aménager subséquents. Le tribunal a estimé que l’illégalité du zonage n’était pas établie et que les annulations des arrêtés de refus de permis, prononcées pour des vices de procédure (défaut de consultation, insuffisance de motivation), ne constituaient pas des fautes de nature à engager la responsabilité de la commune, dès lors que celle-ci était tenue de refuser le permis en raison du classement de la parcelle et de l’avis défavorable de la commission départementale. En l’absence de faute, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner le préjudice allégué. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société d'exploitation de la clinique des eaux claires, qui demandait l'annulation du refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour faute grave de M. B..., un infirmier protégé en tant que membre élu du comité social économique. Le tribunal a jugé que les faits de menaces reprochés n'étaient pas établis et que le seul fait avéré d'avoir haussé le ton lors d'une réunion ne constituait pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant dominicain, qui contestait la décision du 19 juillet 2024 fixant le pays de destination (République dominicaine) en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et inopérant le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que les éléments médicaux produits par le requérant étaient insuffisants pour démontrer un risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour, au sens de l'article 3 de la même Convention. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet fixait Haïti comme pays de renvoi pour M. B..., ressortissant haïtien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la situation de violence généralisée en Haïti, caractérisée par des affrontements entre groupes criminels armés et une agression intentionnelle des civils, constitue un conflit armé interne exposant l'ensemble du territoire à un risque réel de traitements inhumains ou dégradants. Cette décision est fondée sur l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui prohibe la torture et les peines ou traitements inhumains. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SCCV Bitasyon, qui demandait l'annulation du refus implicite de la commune de Morne-à-l'Eau d'abroger le classement de sa parcelle en zone agricole Agf dans le PLU. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, aucune disposition n'imposant la motivation d'un refus d'abroger un acte réglementaire. Sur le fond, il a estimé que le classement litigieux n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les auteurs du PLU disposant d'un large pouvoir pour déterminer le zonage en cohérence avec le projet d'aménagement, sans être liés par l'usage actuel du sol. La décision s'appuie sur les articles L. 151-8 et L. 151-9 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B..., qui a chuté à vélo le 27 mai 2021 à Baie-Mahault en heurtant un nid-de-poule, et qui demandait la condamnation de la commune et de la communauté d'agglomération pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l’existence d’une demande indemnitaire préalable adressée à la commune, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen du fond de l’affaire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SCCV Bitasyon, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 février 2024 par lequel le maire de Morne-à-l'Eau s'est opposé à sa déclaration préalable pour la division d'une parcelle en deux lots. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve de la desserte de la parcelle par les réseaux publics, condition exigée par l'article 4 du plan local d'urbanisme, et que le maire n'avait donc pas commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, et la demande de frais de justice de la société a été écartée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A..., ressortissant haïtien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. En cours d'instance, le préfet a abrogé cet arrêté le 19 janvier 2026, après que M. A... a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'arrêté attaqué ayant perdu son objet, et a rejeté le surplus des demandes, notamment les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d'Actes de Terrorisme et d'Autres Infractions (FGTI), subrogé dans les droits d'un surveillant pénitentiaire agressé par un détenu. Le FGTI demandait le remboursement par l'État de la somme de 23 380 euros versée à l'agent au titre de son indemnisation. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant que l'administration pénitentiaire avait manqué à son obligation de protéger son agent, conformément aux articles L. 134-5 et L. 134-10 du code général de la fonction publique. En conséquence, l'État a été condamné à verser cette somme au FGTI, avec intérêts au taux légal et capitalisation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de M. C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016-2017. Le juge a considéré que M. C..., en tant qu'associé unique et président de la société Sécurité Système Plus, était le seul maître de l'affaire, ce qui le présumait avoir appréhendé les revenus distribués, sans que la preuve contraire soit rapportée. La solution retenue s’appuie sur l’article 109-1-1° du code général des impôts, qui présume la distribution des bénéfices non mis en réserve, et sur l’article 1729 du même code, justifiant la majoration pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme D..., a examiné le refus implicite du maire de Sainte-Rose de dresser un procès-verbal de constat d’infractions urbanistiques à l’encontre de M. A..., qui avait construit trois maisons sans permis valide. En l’absence de défense de la commune, le tribunal a constaté l’acquiescement aux faits, établissant que les travaux litigieux étaient bien contraires au code de l’urbanisme. Appliquant les articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l’urbanisme, le tribunal a annulé la décision implicite de refus et enjoint au maire de dresser le procès-verbal d’infraction.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par Mme A..., ressortissante haïtienne contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, s'est déclaré territorialement incompétent. La requérante résidant à Saint-Martin, le tribunal a relevé d'office que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Saint-Martin en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été renvoyée devant cette juridiction, sans qu'il soit statué sur le fond ou la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait sa réinscription sur la liste électorale de Grand-Bourg pour les élections municipales de mars 2026. Le juge a constaté que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 18 et L. 20 du code électoral. La demande a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., agente communale. Celle-ci demandait la restitution de missions effectives et la régularisation de sa situation administrative, invoquant une atteinte grave à sa dignité et à sa santé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante se bornant à produire une requête indemnitaire sans justifier de circonstances imposant une mesure dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle de la requérante, qui réside en France depuis 2019 avec sa mère titulaire d'un titre de séjour et souffre d'une déficience mentale reconnue. La décision s'appuie sur les circonstances particulières de l'espèce, sans se fonder sur un texte spécifique pour ce motif. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme B..., praticienne contractuelle, d’une demande de versement de l’indemnité spéciale prévue par le décret n°2023-242 du 31 mars 2023, ainsi que de dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses conclusions, considérant que les dispositions de l’article R. 6152-355-1 du code de la santé publique, qui instituent cette indemnité, ne sont pas applicables aux praticiens contractuels recrutés sur le fondement du 2° de l’article R. 6152-338 du même code, comme c’était le cas de la requérante. En conséquence, le refus du centre hospitalier de Basse-Terre de lui verser cette indemnité n’était pas illégal, et la demande indemnitaire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 avril 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le recours était tardif, car la requête a été enregistrée le 29 janvier 2025, soit au-delà du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet obligeait M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la mesure portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. B..., compte tenu de sa résidence stable en France depuis 2015, de son mariage avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, et de l'éducation de ses enfants jumeaux scolarisés sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de Mme B..., biologiste au centre hospitalier Maurice Selbonne, qui sollicitait 82 772 euros en réparation des préjudices liés à sa suspension de fonctions sans rémunération le 29 octobre 2021. La requérante invoquait une sanction déguisée, une méconnaissance de l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983 et une discrimination fondée sur les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que la suspension, prononcée en application des articles 12 à 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, était une mesure d’intérêt général non disciplinaire, visant à contrôler l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, confirmant la légalité de la suspension fondée sur la loi du 5 août 2021.