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Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi par la Compagnie martiniquaise des commissaires-enquêteurs d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission départementale de la Martinique refusant la réinscription de trois personnes sur la liste d’aptitude aux fonctions de commissaire-enquêteur pour 2024. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait l’article R. 123-41 du code de l’environnement en se fondant sur leur ancienneté. Par un mémoire du 30 janvier 2026, la compagnie s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 février 2026.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'intensité et de l'ancienneté de ses liens familiaux en France. Le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la même convention est également écarté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe était saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son rattachement à la caisse générale de la sécurité sociale de Guadeloupe et à obtenir le maintien de son affiliation au régime local d’Alsace-Moselle. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, considérant que ce litige, relatif à l’application de la législation de sécurité sociale, relève de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1, L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 16 avril 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de séjour de l'intéressée (depuis 2004), de son mariage avec un Français et de sa qualité de mère de deux enfants français dont la filiation n'était pas contestée. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation de la décision du 15 mai 2024 de la CNRACL refusant une majoration pour enfants. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la caisse, estimant que la requête était tardive. La décision attaquée a été jugée purement confirmative de celle du 4 janvier 2024, devenue définitive le 5 avril 2024, ce qui n’a pas rouvert le délai de recours contentieux. L’article R. 421-1 du code de justice administrative a été appliqué.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe s'est prononcé sur un litige opposant la société Urba à la société immobilière de Guadeloupe (SIG) concernant l'exécution d'un marché de travaux d'aménagement d'un écoquartier. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la SIG, en jugeant que le contrat, bien que conclu entre deux personnes privées, relevait du droit administratif car les travaux, réalisés par une société d'économie mixte, répondaient à une fin d'intérêt général et constituaient des travaux publics. La solution retenue est fondée sur les principes jurisprudentiels relatifs à la qualification des travaux publics et à la compétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 avril 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le recours était tardif, car la requête a été enregistrée le 29 janvier 2025, soit au-delà du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet obligeait M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la mesure portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. B..., compte tenu de sa résidence stable en France depuis 2015, de son mariage avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, et de l'éducation de ses enfants jumeaux scolarisés sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le préfet d’un déféré en annulation contre une délibération du conseil municipal du Gosier du 24 juin 2025, qui accordait une délégation partielle de compétences à son maire. Le tribunal a constaté que la délibération attribuait au maire les compétences prévues aux points 1° et 4° de l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, alors que le conseil municipal avait en réalité décidé de les exclure de la délégation. Cette contradiction révèle une falsification des votes, portant atteinte à la sincérité du scrutin en méconnaissance de l’article L. 2121-20 du même code. En conséquence, le tribunal a prononcé l’annulation partielle de la délibération, limitée aux seules compétences des points 1° et 4° de l’article L. 2122-22.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant dominicain, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur d'appréciation de sa vie privée et familiale, en raison de sa scolarité en France et de la présence de membres de sa famille. Le tribunal a estimé que, malgré les documents produits, l'intéressé n'établissait pas l'ancienneté, la stabilité et l'intensité de ses attaches sur le territoire, et qu'aucune atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale n'était caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en référé-suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de l’Association ADREFANOR visant à suspendre plusieurs décisions relatives à un parc éolien, dont un permis de construire initial de 2015, ses transferts et prorogations, ainsi qu’une autorisation d’exploitation de 2018. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun doute sérieux sur la légalité des actes attaqués n’était établi. Elle a également écarté les exceptions d’incompétence et d’irrecevabilité soulevées en défense.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle de la requérante, qui réside en France depuis 2019 avec sa mère titulaire d'un titre de séjour et souffre d'une déficience mentale reconnue. La décision s'appuie sur les circonstances particulières de l'espèce, sans se fonder sur un texte spécifique pour ce motif. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 9 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence nécessitant l'intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement Wilfredo Coiffure Mixte pour trois mois. La société requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son caractère disproportionné. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société se bornant à mentionner la durée de la fermeture sans démontrer en quoi celle-ci préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... d'une demande de suspension de deux délibérations du conseil municipal de Vieux-Fort du 11 décembre 2025. La première accordait la protection fonctionnelle au maire, la seconde autorisait le versement d'une consignation pour une plainte pénale. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice financier irréversible pour la commune.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C... de sa requête en suspension et en injonction. Celle-ci contestait le refus implicite du maire de Saint-Gingolph de retirer une publication sur la page Facebook de la commune. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte avant tout débat contradictoire.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait le rétablissement de son revenu de solidarité active (RSA) et la suspension d’une notification de fraude. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour obtenir des mesures dans un délai de quarante-huit heures, n’était pas caractérisée, les éléments invoqués (absence de ressources depuis six mois, hospitalisation) n’étant pas suffisamment récents. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la suspension de mesures de recouvrement et de saisies-attributions pratiquées par la caisse des allocations familiales. Le juge a constaté que les contestations relatives aux saisies-attributions relèvent de la compétence exclusive du juge de l’exécution, relevant de l’ordre judiciaire, en application des articles L. 211-1 et R. 211-10 du code des procédures civiles d’exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi en référé-suspension par une agente contestant un arrêté la plaçant en congé de maladie ordinaire avec minoration de rémunération, alors qu'elle estimait que son état de santé était imputable au service. La requérante soutenait que la décision portait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière et psychologique, et qu'elle était entachée de plusieurs illégalités, notamment une erreur de qualification juridique des faits et un défaut d'impartialité. En défense, la communauté d'agglomération a fait valoir qu'elle avait retiré l'arrêté contesté et placé l'agente en congé pour invalidité temporaire imputable au service, ce qui privait le litige d'objet. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an, prise par le préfet de la Guadeloupe à l'encontre de M. A..., ressortissant dominiquais. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de mesure d'éloignement, n'était pas établie en l'espèce. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.