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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de Mme A..., aide-soignante suspendue sans rémunération par le centre hospitalier Louis Daniel Beauperthuy pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante sollicitait une indemnisation de 60 465,98 euros pour préjudices financiers et troubles dans ses conditions d'existence, en invoquant l'illégalité de la décision de suspension. Le tribunal a jugé que la suspension était légalement fondée sur la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, et que l'absence de faute de l'administration excluait toute responsabilité. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de suspension sans rémunération pour les agents publics non vaccinés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté préfectoral du 17 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment être de nationalité française par filiation, mais le tribunal a constaté qu'elle n'avait pas produit d'extrait d'acte de naissance ou de jugement établissant sa filiation avec un ressortissant français. Le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour a été écarté comme inopérant, la décision contestée n'étant pas un refus de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui sollicitait une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande visait en réalité une action relevant du juge judiciaire, fondée sur les articles 1425-1 à 1425-9 du code de procédure civile. Le juge a constaté que cette requête ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... qui sollicitait l’exécution d’une précédente ordonnance ordonnant le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance imminente d’une carte de séjour temporaire, attestée par le préfet, établissait la mise en œuvre effective de l’injonction initiale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe (2ème chambre) a statué sur le recours de M. A... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de 46 237,54 euros (impôt sur le revenu 2018-2019, taxe foncière et taxe d'habitation 2020). Le tribunal a prononcé la décharge partielle de l'obligation de payer, en application des articles L. 622-7, L. 622-21 et L. 622-24 du code de commerce, constatant que la créance d'impôt sur le revenu 2018 était forclose pour défaut de déclaration dans les deux mois suivant l'ouverture du redressement judiciaire de M. A... (13 décembre 2019). Il a également constaté que les taxes foncière et d'habitation 2020 avaient été réglées avant l'émission de la saisie. En revanche, la somme de 3 475,64 euros prélevée a été imputée sur l'impôt sur le revenu 2019, qui reste dû, et n'a donc pas été restituée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SAS R PLANE 5, qui contestait des rappels d’impôt sur les sociétés d’un montant de 818 347 euros pour les exercices 2018 et 2019. La société soutenait que l’administration avait appliqué à tort l’article 38 4 bis du code général des impôts en refusant de corriger des erreurs d’amortissements dans le bilan d’ouverture du premier exercice non prescrit. Le tribunal a jugé que la société n’apportait pas la preuve que les erreurs d’amortissements étaient intervenues plus de sept ans avant l’ouverture de cet exercice, conformément aux exceptions prévues par ce même article. La demande de décharge a donc été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 24 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L.423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la durée de séjour et des attaches du requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’assignation à résidence et à la fixation du pays de renvoi.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 juin 2025 refusant un titre de séjour en tant que parent d’enfant français, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté le 5 janvier 2026. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, l’abrogation ayant privé le litige d’objet, et a rejeté les conclusions à fin d’injonction comme dépourvues d’objet. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir concernant un retard de versement du revenu de solidarité active. Par un mémoire, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme B..., professeure handicapée, contestant son affectation sur un poste avec complément de service dans deux établissements distincts. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, estimant que cette décision n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur car elle portait atteinte aux droits liés à son statut de travailleur handicapé. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 28 août 2023, en se fondant sur les articles L. 512-19 du code général de la fonction publique et L. 521-3-1 du code du travail, considérant que l'affectation ne tenait pas compte de son handicap et des aménagements nécessaires.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D..., ressortissant dominiquais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 312-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car ils concernent le refus de titre de séjour et non l'obligation de quitter le territoire. Sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant étaient insuffisants pour établir une vie privée et familiale stable en France, compte tenu notamment de ses attaches en Haïti. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en excès de pouvoir par M. B..., rejette sa requête. Il déclare irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de sa réclamation préalable, car celle-ci est non détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal confirme le bien-fondé des majorations de 40 % pour manquement délibéré, en application de l'article 1729 du code général des impôts, estimant que la déclaration rectificative tardive, postérieure à l'avis de vérification, ne démontre pas la bonne foi du requérant.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe était saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa réclamation préalable et d’une demande de mainlevée de saisies administratives à tiers détenteurs émises pour recouvrer des cotisations d’impôt sur le revenu de 2016 et 2017. Le tribunal a rejeté la requête en totalité. Il a jugé qu’il n’appartient qu’à l’autorité judiciaire, juge de l’exécution, de se prononcer sur la demande de mainlevée des saisies, et que la décision de rejet de la réclamation préalable, non détachable de la procédure d’imposition, ne peut être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 22 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision du 5 octobre 2025 fixant le pays de renvoi. Le tribunal juge que le délai anormalement long de près de deux ans entre l'OQTF et son exécution, imputable à l'administration, a révélé une nouvelle décision d'éloignement. Cette solution est fondée sur la jurisprudence relative au changement de circonstances de fait ou de droit.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. et Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la décharge d’impositions supplémentaires et de pénalités d’un montant de 48 711 euros au titre de l’année 2020. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués attribuée à une somme de 80 000 euros et l’application d’une majoration de 80 %. En cours d’instance, M. et Mme B... ont présenté un désistement pur et simple de leur requête, enregistré le 14 janvier 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 29 janvier 2026, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société Transport J. G... contre la décision du préfet du 12 septembre 2023. Cette décision retirait son autorisation d'exercer le transport public routier de marchandises pour défaut de capacité financière, sur le fondement du code des transports. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que la mise en demeure avait été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également estimé que la régularisation tardive des capitaux propres, postérieure à la décision attaquée, était sans incidence sur la légalité du retrait.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 14 novembre 2023 refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident de M. B... survenu le 3 mai 2023. La juridiction retient un vice de procédure, estimant que le requérant n'a pas été informé de son droit à consulter le rapport du médecin agréé avant la réunion du conseil médical, en méconnaissance de l'article 12 du décret du 14 mars 1986. Par conséquent, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme A... contestant un bordereau de situation fiscale du 16 juillet 2024 et demandant la réduction de sa dette fiscale. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation du bordereau, car cet acte est dépourvu de valeur contraignante et ne constitue pas un acte de poursuite au sens de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En revanche, les conclusions tendant à la réduction de l'obligation de payer, fondées sur le même article, ont été examinées sur le fond. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est prononcé sur la recevabilité et la nature des contestations.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. B... contestant des impositions supplémentaires (109 044 € pour 2017 et 53 505 € pour 2018) et des pénalités. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 30 054 € avait été accordé par l'administration, rendant les conclusions sans objet sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de rectification, estimant que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement et le rejet du surplus des conclusions de M. B....