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Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral admettant un fonctionnaire de police à la retraite d'office pour limite d'âge atteinte. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'agent, appartenant au corps d'encadrement et d'application de la police nationale, avait atteint la limite d'âge légale de 57 ans, entraînant de plein droit la rupture du lien de service. Sa demande de prolongation d'activité, présentée tardivement, ne pouvait être recevable. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-8 du code général de la fonction publique (fixant la limite d'âge), loi n°84-834 du 13 septembre 1984, et décret n°2009-1744 du 30 décembre 2009 (régissant les demandes de prolongation d'activité).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté de révocation d'un professeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la discipline des fonctionnaires de l'État.
Sujet principal : Demande d'injonction pour convocation en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la requérante n'a pas justifié de l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation du retrait de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de condamnations pénales et d'activités illicites, était légal. Il a également écarté les griefs d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, et estimé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et à la motivation suffisante de l'arrêté. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre du requérant, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 14 août 2024. La juridiction a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits matériellement inexacts concernant la situation familiale et parentale de l'intéressé, méconnaissant ainsi les exigences légales. L'annulation de l'OQTF entraîne celle de l'assignation à résidence qui en dépendait.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 26 mars 2024 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'une ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle méconnaissait l'examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressée requis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête d'une ressortissante haïtienne demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. La juridiction a jugé la demande irrecevable, considérant qu'aucune décision implicite de rejet n'avait pu naître du silence du préfet sur sa simple demande d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de dépôt préalable d'une demande auprès du bureau compétent.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une subdélégation régulière et que la motivation de l'acte, qui se référait notamment au rejet définitif de la demande d'asile par la CNDA, était suffisante au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également considéré que les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était légalement prise par une autorité compétente en vertu d'une subdélégation régulière et que son obligation de motivation était satisfaite au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a appliqué, notamment, les articles L. 211-2 et L. 211-5 de ce code pour examiner la légalité externe de l'acte contesté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 avril 2024 lui retirant son titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était légalement prise par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard de la menace pour l'ordre public, fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le retrait ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant malien. La juridiction estime que l'arrêté n'est entaché ni d'incompétence du signataire, bénéficiant d'une délégation régulière, ni d'insuffisance de motivation, celle-ci étant détaillée et non stéréotypée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatives au respect de la vie privée et familiale. La juridiction a également rejeté les autres moyens soulevés et a ordonné à l'État de verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 16 juin 2024 ordonnant l'éloignement de la requérante. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'appréciation de la menace à l'ordre public et sur la prise en compte de sa situation personnelle et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. L'État, défendeur, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, M. A..., en raison de son absence de mémoire en réponse à une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction examinera donc la demande d'indemnisation de 3 000 euros au fond, sur la base des allégations portant sur la surpopulation, l'hygiène, l'alimentation et le respect de la dignité, invoquant notamment la Convention européenne des droits de l'homme et le code pénitentiaire.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre la procédure de passation de deux marchés publics de sécurité aéroportuaire par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Guyane. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société H2SN, qui demandait l'annulation des marchés. Il a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de mise en concurrence (examen des candidatures, définition des prestations, critères d'attribution) n'étaient pas établies ou n'étaient pas de nature à entacher la validité de la procédure. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du Code de la commande publique (notamment les articles L. 3, L. 2152-8, R. 2111-2 et R. 2152-7) pour examiner la régularité de la procédure de passation.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur une requête en excès de pouvoir et indemnitaire d'une ancienne directrice générale licenciée par la Chambre d'Agriculture de Guyane. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que le recours en annulation contre la décision expresse de solde de tout compte était tardif, ce qui fait obstacle aux demandes indemnitaires liées au licenciement. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 3 mai 2024 ordonnant l'éloignement de Mme F... D..., une ressortissante haïtienne. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour (IRTF) étaient insuffisamment motivées, notamment sur le risque de soustraction et la situation sécuritaire en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant surinamais. La juridiction a retenu un vice de forme, constatant que l'arrêté ne comportait pas la signature, le nom, le prénom et la qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.