7 657 décisions disponibles — page 3/383
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant dominicain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les conditions légales pour prononcer une obligation de quitter le territoire (OQTF) sans délai étaient remplies, au regard notamment des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande de délivrance d'une carte de séjour a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de proposer un logement adapté. Le tribunal a fait droit à la demande de M. C..., constatant qu'il avait été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, et que les propositions de logement faites par l'État n'étaient pas conformes à ses besoins et capacités. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations de taxe d’habitation pour les années 2016 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande concernant l’année 2016, estimant que le requérant n’apporte pas la preuve qu’il n’occupait plus le logement au 1er janvier 2016. Pour les années 2017 à 2021, il constate qu’il n’y a plus lieu à statuer, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l’administration postérieurement à l’introduction de la requête. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts (régime de la taxe d’habitation).
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 26 mars 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... La juridiction a jugé que les condamnations pour conduite en état d'ivresse, sanctionnées uniquement par des amendes, ne caractérisaient pas, en l'espèce, une menace pour l'ordre public justifiant le refus. La décision s'appuie sur les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant en juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour tardiveté. Le recours a été introduit après l'expiration du délai légal de quatre mois suivant le délai d'attente de six mois après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, fixant les délais stricts pour agir.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... A... visant à enjoindre au préfet de lui proposer un logement adapté. Le juge a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été introduit le 6 mai 2025, au-delà du délai légal expirant le 29 juillet 2024. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui fixent les délais stricts pour agir après une décision de commission de médiation.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique, a fait droit à la requête de Mme B... en enjoignant au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités. Le tribunal a constaté que la requérante avait été reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation, et que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent cette obligation à l'État en cas de reconnaissance d'un droit au logement opposable.
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique. Solution retenue : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Guyane de proposer à la requérante un logement correspondant à ses besoins et capacités, tel que défini par la commission de médiation. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, imposant à l'État une obligation de résultat de logement dans un délai déterminé après une décision de priorité et d'urgence.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante haïtienne bénéficiaire de la protection subsidiaire qui ne parvenait pas à déposer sa demande de carte de séjour via la plateforme numérique obligatoire. Le juge a ordonné au préfet de lui fixer un rendez-vous physique pour enregistrer sa demande, considérant l'urgence liée à sa situation administrative bloquée et l'impossibilité d'utiliser le téléservice malgré ses diligences. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (article R. 431-2 et arrêtés d'application) prévoyant une solution de substitution en cas de dysfonctionnement du service en ligne.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que les difficultés matérielles et sociales alléguées ne caractérisent pas l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'est établi. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les arguments tirés de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la Convention internationale des droits de l'enfant ne soient retenus pour justifier la suspension.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des risques allégués en cas de retour dans son pays d'origine. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Les textes principaux appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnisation pour préjudice financier lié au traitement de son dossier de validation de services antérieurs. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, considérant que le rejet implicite de la demande indemnitaire préalable régularisait la recevabilité de l'action. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, car le retard dans le traitement du dossier n'avait pas privé la requérante de ses droits à pension, ceux-ci étant acquis indépendamment de la validation de ses services antérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 4 et L. 5 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société Amazone Protection Fédérale visant à annuler un marché public de sécurité et la décision rejetant son offre. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que seul un recours contre la validité du contrat conclu avec un tiers était ouvert. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la recevabilité des recours des tiers aux contrats.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour (ITF) à l'encontre d'un ressortissant brésilien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule partiellement l'arrêté. Il rejette la demande d'annulation de l'OQTF, estimant que le sous-préfet signataire était compétent et que la motivation était suffisante. En revanche, il annule l'interdiction de retour (ITF) d'un an, car le signataire n'était pas habilité par la délégation de signature à prendre cette mesure spécifique. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment sur la compétence et la procédure d'éloignement), et principes généraux du droit administratif relatifs à la délégation de signature et à la motivation des actes.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. E... D..., un ressortissant haïtien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu des délégations de signature publiées, et que les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
**Sujet principal** : Recours contre une décision de clôture d'un dossier de demande de titre de séjour, qualifiée de refus d'enregistrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée du 5 août 2024, la jugeant irrégulière. Il considère que la clôture du dossier, intervenue alors que la requérante disposait encore du délai légal pour fournir une pièce complémentaire et alors qu'aucune autre demande n'était pendante, équivaut à un refus d'enregistrement de sa demande. **Textes appliqués** : Articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à la procédure de demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2024 ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour de M. A... C..., un ressortissant brésilien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant en ne prenant pas en considération primordiale l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé lors de sa décision. Le tribunal a ainsi fait prévaloir les obligations de protection de la vie familiale sur la mesure d'éloignement.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guyanien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté le recours. Il a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une subdélégation régulière et que la motivation de l'arrêté, qui s'appuyait notamment sur les condamnations pénales du requérant, était suffisante pour justifier le refus de séjour et la mesure d'éloignement au regard de la menace à l'ordre public. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment articles L. 412-5, L. 423-21, L. 432-1), Convention européenne des droits de l'homme (articles 3, 5, 8), et Code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté contesté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le préfet avait mis l'intéressé en mesure de connaître les éléments de fait et de droit fondant les décisions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à une appréciation concrète et individualisée de la situation familiale du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23.