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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., sage-femme au CHU de Lille, qui contestait un blâme qui lui avait été infligé le 18 août 2022. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire, notamment le délai de six jours entre la convocation et l'entretien, n'avait pas méconnu les droits de la défense, aucun texte n'imposant un délai spécifique pour les sanctions du premier groupe. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. C..., incluant l'annulation de la sanction et la demande de dommages et intérêts. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., sage-femme au CHU de Lille, qui contestait son changement d'affectation en temps partagé décidé le 18 août 2022 et demandait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que la décision, prise dans l'intérêt du service en raison d'un malaise avéré parmi ses collègues, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée. Il a écarté les moyens de légalité externe et interne, considérant que la matérialité des faits était établie et que la mesure n'était pas disproportionnée. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la CAF du Nord pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement de 550 euros, versé à sa mère décédée en mai 2019. La CAF soutenait que l'opposition était irrecevable faute de recours administratif préalable obligatoire. Le tribunal a soulevé d'office le moyen tiré de l'article 870 du code civil, selon lequel les héritiers ne sont tenus des dettes du défunt qu'à proportion de leur part héréditaire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement applique les articles L. 351-11 et L. 351-14 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 133-3 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, concernant un logement vacant à Walincourt-Selvigny. Le juge a estimé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, car les travaux entrepris (réfection du réseau des eaux usées, toiture, isolation) dépassaient les seules réparations liées aux dégradations locatives et apportaient une plus-value au bien. L'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire d'au moins trois mois, n'était donc pas applicable. L'obtention d'un dégrèvement pour l'année précédente est sans incidence sur l'appréciation pour 2022.
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur l'opposition formée par M. C... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Nord pour recouvrer un indu d'allocation de logement sociale de 229 euros. Le requérant conteste le bien-fondé de l'indu, arguant que son locataire a quitté le logement en mars 2022 et non en février. La CAF oppose l'irrecevabilité de la requête, faute pour M. C... d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision d'indu. Le tribunal, appliquant les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, rappelle que l'opposition à contrainte n'est pas subordonnée à un tel recours préalable. Il rejette donc la fin de non-recevoir et examine le fond, constatant que l'indu est fondé car le droit à l'allocation cesse au premier jour du mois du déménagement, soit mars 2022, et rejette la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la SARL Wex It, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 13 515 € pour 2020 et 12 018 € pour 2021. La société soutenait que ses projets de création de sites internet personnalisables constituaient une innovation au sens du k du II de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les dépenses exposées n’étaient pas éligibles au CIR, car les projets ne répondaient pas à la définition de nouveaux produits ou d’innovations techniques requise par le texte. La décision s’appuie sur l’article 244 quater B du code général des impôts et confirme la position de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour la période de juin 2019 à octobre 2020, notifiés par la caisse d’allocations familiales du Pas-de-Calais et le département du Pas-de-Calais. Le tribunal a jugé que la décision du 20 juin 2023 du président du conseil départemental, statuant sur le recours administratif préalable obligatoire, s’est substituée à la décision initiale de la CAF, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’administration a suffisamment établi l’existence d’une communauté de vie et d’intérêts entre Mme B... et M. A..., justifiant le remboursement des indus de RSA, et a rejeté l’ensemble des requêtes. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B... contestant le refus de l’Etablissement public de santé mentale (EPSM) Lille-Métropole de lui verser l’indemnité de fin de contrat et l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le tribunal a constaté que la décision relative à l’ARE avait été retirée par l’EPSM, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d’indemnité de fin de contrat, en application de l’article L. 554-3 du code général de la fonction publique et de l’article R. 41-1-1 du décret du 6 février 1991, au motif que la durée du contrat de Mme B... était supérieure à un an et qu’elle avait refusé un avenant de prolongation, ce qui exclut le versement de cette indemnité.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus implicite du préfet du Nord d'enregistrer sa demande de titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement, motivé par le caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, dès lors que les documents manquants sont ceux prévus à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Nord d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 24 novembre 2023 se substituait à la décision implicite et a rejeté la demande d’annulation. Il a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux de 9 255 euros au titre de 2017, issue d'un contrôle sur pièces de sa situation personnelle et de la SCI du Pont. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant notamment que l'erreur de plume dans une proposition de rectification était sans incidence et que le requérant ne pouvait se prévaloir d'un débat oral et contradictoire dans le cadre d'un contrôle sur pièces. La solution s'appuie sur le livre des procédures fiscales et le code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. La requérante invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment des erreurs dans les propositions de rectification et l'absence de débat contradictoire. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'erreur matérielle sur l'année dans un document était sans incidence et que le contrôle sur pièces ne nécessitait pas de débat oral. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation des décisions attaquées et les conclusions accessoires. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 422-1), la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 8), et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Pas-de-Calais. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, mais a examiné la conformité de la décision avec l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 6. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur les conditions de délivrance du titre de séjour pour conjoint de Français. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien, la convention européenne des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 octobre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que, malgré la pathologie psychiatrique du requérant (schizophrénie), la décision de refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et le vice de procédure, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B... contestant les décisions du directeur du centre hospitalier de Roubaix refusant sa titularisation et prononçant son licenciement. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, une discrimination liée à son état de santé, des faits matériellement inexacts et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été prises sur le fondement du code de la santé publique et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie commune établie de la requérante avec son compagnon français depuis septembre 2021 et de son intégration sociale. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme C... un certificat de résidence mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 20 septembre 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme D..., ressortissante marocaine, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que le citoyen de l'Union européenne, conjoint de la requérante, justifie à la fois d'une activité professionnelle et de ressources suffisantes, alors que les conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas cumulatives. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, incluant l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D..., ressortissante camerounaise. La requérante sollicitait une carte de résident en tant que membre de famille d’un réfugié, son partenaire lié par un PACS ayant obtenu ce statut. Le tribunal retient que le préfet n’a pas démontré que le dossier de demande était incomplet, et que la décision méconnaît les dispositions de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite du préfet du Val de Marne refusant de délivrer un titre de séjour « salariée » à Mme A..., ressortissante américaine. La requérante justifiait d’un contrat à durée indéterminée et d’une autorisation de travail, conditions prévues à l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet du Nord, territorialement compétent, de délivrer la carte de séjour dans un délai d’un mois. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.