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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour « travailleur temporaire » et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant soutenait notamment une erreur de droit, le préfet ayant examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) plutôt que sur celui de l'article L. 435-3. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 13 août 2024 par lequel le préfet du Nord refusait un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A..., ressortissant angolais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution repose sur la constatation d'une communauté de vie stable avec sa compagne, titulaire d'un titre de séjour, et de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de leur enfant née en 2022.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de l'intéressé, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 541-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en l'absence d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. B... et de risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention en cas de retour en Turquie.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la procédure n'avait pas méconnu les obligations d'information prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application des clauses discrétionnaires des articles 16 et 17 du même règlement. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... A... d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante invoquait l'urgence liée à la privation de ressources et au blocage de son dossier de logement social, en raison d'une carence administrative due à un problème informatique. En cours d'instance, le préfet du Nord a produit un récépissé valable du 1er décembre 2025 au 31 mai 2026, régularisant ainsi la situation. Par conséquent, les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 5 novembre 2025 par lequel la rectrice de l'académie de Lille a retiré plusieurs arrêtés de congé de longue durée et de disponibilité d'office pour raisons de santé de M. A..., fonctionnaire. Le juge a reconnu la condition d'urgence remplie, l'absence de traitement et la situation financière précaire du requérant constituant un bouleversement de ses conditions d'existence. Il a également estimé que le moyen tiré de l'illégalité de la régularisation de carrière, fondée sur des arrêtés antérieurs potentiellement viciés, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la suspension de l'arrêté a été ordonnée, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant son admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était fondée sur les articles L. 754-1 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment considéré que la demande d'asile, présentée en cours de rétention après expiration du délai de cinq jours, était irrecevable et que les erreurs matérielles alléguées n'étaient pas déterminantes.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de préemption urbain pris par le maire de Noyelles-lès-Vermelles. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, le requérant ayant produit une copie de son recours au fond. Il a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une décision de préemption. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (absence d'intérêt général du projet de parking pour agents municipaux, caractère indéterminé du projet, disproportion et détournement de pouvoir) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Nord refusant un titre de séjour à M. B... et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, cette décision n'étant pas exécutoire durant le délai de recours. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'a pas été retenue, le requérant n'établissant pas que la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la perspective d'embauche et de la grossesse de sa compagne. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... visant les décisions implicites du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et sa demande de changement de statut en tant que conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l’absence de précisions sur l’impact de l’instabilité administrative sur son contrat de travail. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant syrien, qui contestait la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, fondé sur l'absence de mention du pays de protection, était infondé, dès lors qu'il était établi que M. B... avait obtenu le statut de réfugié en Grèce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par M. A..., agent territorial, pour demander la suspension de l'arrêté du maire d'Houplines prononçant son exclusion temporaire de fonctions de deux ans. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, présumée en raison de la privation de rémunération pendant 18 mois, mais a estimé que cette présomption était renversée par l'intérêt public lié à la protection des enfants, compte tenu des faits de maltraitance reprochés. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de signature lisible, l'erreur de fait ou la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée, et M. A... a été condamné à verser 2 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) refusant l’attribution de la prestation de compensation du handicap. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH du Nord refusant l’admission de leur fille dans un parcours de scolarisation et le versement de l’AEEH. Par une ordonnance du 12 décembre 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces contestations relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de toute mesure de suspension administrative de son permis de conduire, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’aucune décision administrative de suspension n’avait été prise par le préfet, ce dernier ayant seulement invité le requérant à présenter ses observations préalables. En l’absence de décision faisant grief et de requête en annulation distincte, la condition de recevabilité n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A..., brigadier-chef de la police nationale, qui contestait le refus de communication intégrale d'une enquête administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer un lien entre cette communication et son congé pour invalidité, ses difficultés financières, ou une procédure judiciaire. L'ordonnance a donc été rendue sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., agent contractuel du centre hospitalier d’Hazebrouck, qui contestait son placement en congé d’office pour maladie. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une privation totale de rémunération ou une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. La décision attaquée, qui l’informait de son inaptitude et de l’absence de reclassement dans l’attente de l’avis du comité médical, n’établissait pas une perte de revenus justifiant une suspension d’urgence. L’ordonnance a donc rejeté l’ensemble des conclusions, sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de M. B... visant à contester le refus de la commune de Lille de retirer ou rectifier un rapport de police municipale de 2021. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant n’établit pas de lien suffisamment grave et immédiat entre ce rapport et son licenciement survenu quatre ans plus tôt, ni avec ses difficultés actuelles. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 10 octobre 2025 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. B..., parent d’enfants français. Le juge a retenu que la condition d’urgence était caractérisée, le requérant justifiant d’une situation financière précaire et de l’impossibilité de travailler, et a estimé que plusieurs moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui demandait une injonction au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction dans l'attente d'une carte de séjour "talent-chercheur". La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de la réalité et de l'imminence d'un risque de perte de son activité professionnelle ou de sa couverture sociale. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.