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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du 12 novembre 2025 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'information et d'entretien individuel, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du risque de renvoi en Irak. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à la suspension de la décision du 6 novembre 2025 prolongeant son placement à l’isolement. Le juge a estimé que la condition d’urgence, bien que présumée pour ce type de mesure, était renversée en l’espèce compte tenu de l’existence d’un intérêt public impérieux lié à la sécurité, eu égard au profil du détenu et à la durée exceptionnelle de son isolement. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence, du défaut de motivation, du vice de procédure (absence d’avis médical et de recueil des observations) ou de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.