33 598 décisions disponibles — page 177/1680
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours pour excès de pouvoir formé par un ressortissant géorgien contre un arrêté préfectoral du 9 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le tribunal rejette l'ensemble des conclusions du requérant. Il écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. S'agissant du moyen principal tiré de l'erreur de droit sur la régularité du séjour, le tribunal se fonde sur l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la possession de visas pour entrer en France, pour considérer que la décision d'éloignement est légale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Oise fixant le Nigéria comme pays de destination pour son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le requérant, qui avait abandonné la plupart de ses moyens en cours d'audience, soutenait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. A... n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements inhumains ou dégradants au Nigéria, malgré ses allégations sur son état de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du CESEDA, ainsi que sur l'article 3 de la CEDH.