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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant la décision du préfet du Pas-de-Calais du 27 octobre 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas les raisons pour lesquelles l'éloignement demeurait une perspective raisonnable après une première période d'assignation infructueuse, en méconnaissance des articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de prolongation a été annulée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par M. B..., un jeune majeur, pour contester la décision du président du conseil départemental du Nord mettant fin à son accompagnement dans le dispositif « EVA » en raison d’une obligation de quitter le territoire français. Le juge a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que le département n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui exclut du dispositif les majeurs confiés à l'ASE ayant fait l'objet d'une mesure d'éloignement. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut.