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Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la société Le Privilège visant à suspendre un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture mensuelle de son établissement. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié concrètement d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, sans examiner le sérieux du moyen de légalité, la requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un requérant visant à faire enlever des affiches municipales avant la fin de la campagne électorale. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est plus remplie, en raison de l'imminence de la clôture du scrutin. La décision s'appuie également sur les articles L. 47 A du code électoral et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté ministériel infligeant à un professeur une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions. Le tribunal a annulé partiellement l'arrêté, considérant que certains faits reprochés (propos à caractère sexuel envers deux élèves) n'étaient pas matériellement établis, tandis que d'autres étaient avérés. Il a enjoint à la ministre de l'éducation nationale de réexaminer la sanction à la lumière des seuls faits retenus, en application des articles L. 911-1 du code de justice administrative et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
**Sujet principal** : Recours en annulation pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal de révocation d'un adjoint technique territorial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté de révocation. Il estime que la procédure disciplinaire a respecté les droits de la défense et que le requérant n'apporte pas la preuve d'une violation du principe du contradictoire. **Textes appliqués** : Articles L. 532-4 et L. 532-5 du code général de la fonction publique, relatifs aux droits de la défense et à la motivation des sanctions disciplinaires.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du maire de Wimereux refusant un congé de longue maladie et prononçant un placement en disponibilité d'office. La juridiction a retenu une irrégularité de procédure, car le conseil médical départemental, saisi uniquement sur la question de l'aptitude, ne s'était pas prononcé sur la demande de congé de longue maladie comme l'exige l'article 5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Ce vice était susceptible d'influencer la décision. Le tribunal a également enjoint à la commune de réexaminer la situation de l'agent.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet du Nord était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus était légal, notamment au regard des stipulations de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 qui régit le séjour des étudiants gabonais. Les moyens tirés d'une violation du droit à l'éducation et de l'article 8 de la CEDH ont été écartés, le tribunal considérant que la requérante ne justifiait pas d'une scolarité effective et régulière ouvrant droit au séjour.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2026. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient légaux. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant notamment que l'intéressé ne justifiait pas d'une présence ininterrompue de dix ans en France pour bénéficier d'une protection au titre de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en raison de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure et de perspectives raisonnables d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 731-1.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande de référé-suspension visant le refus d'une autorisation provisoire de séjour « recherche d'emploi et création d'entreprise ». Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était pas établie, notamment au regard des conditions de diplôme exigées par l'accord franco-gabonais du 5 juillet 2007. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour et de carte de résident par le préfet du Nord. Le requérant, un bénéficiaire de la protection subsidiaire, a finalement désisté ses conclusions à fin de suspension et d'injonction, rendant ces demandes sans objet. Le tribunal a donc uniquement statué sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la demande de remboursement des frais d'instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur une demande en référé-liberté (article L. 521-4 CJA) concernant l'exécution d'une précédente injonction d'ordonner la délivrance d'un titre de séjour étudiant. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après que la préfecture a pris une décision favorable, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en plein contentieux visant à obtenir le remboursement de sommes importantes au titre de l'impôt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour l'année 2017. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande de restitution.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet d'une demande de validation de périodes de services pour la retraite. La juridiction relève que la décision initialement contestée a été rapportée par la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales en cours d'instance, rendant la requête sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le litige portait sur le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales du Nord. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à entériner un désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant à annuler la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. En effet, il ressort des pièces que cette décision contestée a été retirée du dossier et que la requérante dispose désormais de points sur son permis, rendant sa demande sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, se prononce sur la compétence territoriale pour juger un recours contre un arrêté d'éloignement. Considérant que l'étranger, initialement placé en rétention à Lille mais désormais libéré, a un domicile stable dans l'Oise, le magistrat délégué ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens. Cette décision s'appuie sur les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, dans un souci de bonne administration de la justice.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de conditions matérielles d'accueil notifié par l'OFII. Le juge estime le recours irrecevable pour tardiveté, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai impératif de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les articles R. 922-17 du même code et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de la communauté urbaine de Dunkerque interdisant temporairement aux syndicats l'usage de listes de diffusion ("DGL"). Le juge estime que cette mesure, motivée par des messages litigieux et limitée dans le temps, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale ou d'expression au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'autant que des moyens de communication alternatifs existent.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait l'évaluation médicale de ses infirmités liées à un accident de service, n'a pas attaqué une décision administrative préalable et a adressé son recours administratif à une autorité incompétente. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité relatives au recours préalable obligatoire.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un détenu contre la prolongation de son placement à l'isolement. Le juge a estimé que l'administration pénitentiaire, en se fondant sur la dangerosité du requérant et son comportement incompatible avec le régime de détention ordinaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire, qui encadrent cette mesure de sécurité.